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Maman est morte, je suis maman, voilà, c'est simple, c'est aussi simple que ça, c'est notre histoire à toutes les trois. Tu en mets du temps à raconter les histoires, je me disais quand elle me racontait une histoire dans mon lit. Là c'est allé vite, si vite, le regard de maman dans le regard de ma fille, c'est là qu'elle est, c'est là que je la retrouve, et dans ses gestes aussi, dans les gestes impatients, un peu brusques, de ma petite fille doublement aimée. [ …]. Partout, dans mon enfant, ma mère a laissé son empreinte. J. L.
Une fois de plus, Justine Lévy se livre avec talent à une confession émouvante et impudique. […] un mélange d’acidité et d’humour. Robert Solé, Le Monde des livres.
Justine Lévy rejoint l’une des plus anciennes vocations de la littérature : celle de soulager par les mots les vies meurtries et les destins foudroyés. Alexis Lacroix, Marianne.
--Ce texte fait référence à l'édition Poche .
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Commentaires client les plus utiles
31 internautes sur 37 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Mal de « Mère »,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mauvaise Fille (Broché)
Louise, à la sensibilité exacerbée, revient sur son enfance douloureuse, sa mère immature et toxique dont elle est le « parent », le début de sa vie d'adulte et ses désillusions, la trentaine et ses attachements indéfectibles : ses enfants... On la devine « mère » et « maman » : responsable et aimante...Elle évoque le cancer de sa mère qu'elle prend en charge, sa vie d'amoureuse inquiète, ses relations avec son père fiable mais craint. Ce roman est écrit dans un style enlevé et le rythme est littéralement haletant. Rien n'échappe à la sagacité de la narratrice lucide et perspicace : le portrait hilarant des médecins, son père et ses remarques savoureuses lors des premières échographies, son amoureux attentionné et drôle... On suffoque presque à la lecture du roman tant les thèmes abordés sont sombres et le regard de la narratrice sans concession. Palpitant comme un roman d'aventures... mais d'aventures intimes. Puis au détour d'un paragraphe jaillit une formule qui a le don de nous faire rire alors qu'émotionnellement le livre nous chahute et nous donne presque le mal de mer... tant elle a le mal de « mère »... Le lecteur est saisi physiquement par le récit et, ce, grâce au style sans fioriture et à une narratrice qui n'élude rien. L'humour insuffle de la légèreté au roman et permet de poursuivre la lecture qui, sans cette distance, serait insoutenable. Un sentiment de culpabilité permanent, des doutes forment une sorte de toile de fond mais la vie s'obstine, joyeuse... Elle est sévère, impitoyable envers elle-même mais n'est-elle pas simplement humaine ? Un récit universel... et touchant. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
11 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Une vraie écrivaine, tout simplement,
Par Garance (South Pasadena Californie) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mauvaise Fille (Broché)
En lisant certains commentaires de cette page avant d'écrire le mien, je me dis que Mlle Justine Levya bien du courage. Fière de son nom, comme il se doit, elle aurait pu, vu le nombre de détracteurs de son père, écrire sous un autre nom de plume, comme Romain Gary, pour exister par elle-même aux yeux de certains critiques, et nom comme la fille de. Mais vaillante, elle continue son parcours littéraire, et plus que tout, les mots la guérissent de ses maux, Justine écrit avec ses tripes, tout simplement. Et ce livre, c'est le récit de la douleur découpée dans une tranche de vie, celle de la perte d'une maman. Une douleur que l'écriture calme un peu le temps d'un livre. Car elle est une vraie écrivaine, elle écrit pour mieux respirer, pas pour faire un livre de plus. Parce que chacun de ses mots doit sonner juste, elle prend son temps. La mort, l'arrachement, l'attente d'un enfant, la culpabilité, joies et douleurs mélangées comme dans la vie, comme dans un film de Truffaut, elle découpe tout ça au scalpel. Elle écrit probablement comme elle parle, comme elle penserait tout haut. Et moi qui ai expérimenté ce qu'elle raconte, voir une maman souffrir et partir et qui étais aussi mère, pas en devenir, mais de tout jeunes enfants, je dis que tous ses mots sont justes, forts, et je devine que le temps de ce livre, elle a sûrement été un peu apaisée. A lire, absolument, mais avec vos tripes. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
2.0 étoiles sur 5
mère et fille,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mauvaise Fille (Broché)
Voilà, j'aimais bien Justine Lévy dans Rien de grave, où sous un style dépouillé, elle narrait des événements graves et même savait en rire. Là, ce même style m'agace : pas de lyrisme dans la narration; elle s'autoflagelle sans grande raison et c'est d'un ennui ! à tel point que je me dis que si elle ne portait pas son nom, elle n'aurait jamais édité ce livre. Bref, je ne le conseille pas. Pourtant les idées universelles qu'elle véhicule à l'intérieur de son bouquin, méritaient un autre traitement.
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