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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
"Savoir écrire, savoir parler, c'est pleurer moins",
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mauvaise langue (Broché)
Rédiger une critique du très bel essai de Cécile Ladjali peut donner le vertige, tant cette ode passionnée aux mots, aux phrases, à la syntaxe, à la littérature, à la beauté et à la puissance créatrice de la langue peut intimider."Tenter quelque chose... car [...] ce qui écrase un peu, ce qui dépasse, enseigne." (p.103) Mais que dire de juste, de pertinent ? Après cette lecture, le choix des mots s'impose. Vibrant hommage aux mots, aux Belles Lettres, aux livres, ainsi qu'aux métiers d'écrivain et d'enseignant, cet essai célèbre avec passion la beauté de la langue respectée et maîtrisée, le goût de l'effort, de la répétition, de la persévérance, le rôle indispensable de la culture classique pour tous dans un monde moderne qui s'en éloigne ne laissant que violence et désolation. "Enseigner est un acte de foi" nous dit l'auteur. On rêverait que les nombreux professeurs découragés et déroutés devant l'ampleur de la tâche, s'abreuvent à cette foi pour retrouver un peu de cette joie immense qu'on éprouve à transmettre et à instruire. Au présent, faire le lien entre le passé et le futur. S'inscrire dans la continuité infinie de la vie. C'est aussi cela enseigner. Cécile Ladjali ne défend pas la langue française comme le proclame le bandeau du Prix Femina, elle l'aime tout simplement et la savoure avec délice pour notre plus grand plaisir de lecteur. Elle nous donne envie de lire et d'écrire. De gravir des montagnes, en somme. De nous surpasser, de progresser, de nous améliorer, d'être un peu meilleur chaque jour. Belle leçon d'humilité qui rappelle certains propos éblouissants de Jacqueline de Romilly au crépuscule de sa vie. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
un livre ami,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Mauvaise langue (Broché)
L'école doit-elle s'adapter dès lors que son public change? Doit-elle faire une plus grande place aux élèves tels qu'ils sont, et parlent, et écrivent, en dehors de ses murs? Ou au contraire, doit-elle se comprendre comme le lieu où l'élève va s'ouvrir à ce qui n'est pas lui, ou ce qui n'est pas encore lui? L'auteure choisit la deuxième voie. Je ne pense pas avoir appris grand-chose à la lecture de ce livre, mais, en tant que prof (quoiqu'enseignant dans un contexte très différent), le relirai volontiers, comme un encouragement, une tape dans le dos amicale au moment d'entrer en classe.
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