Vous l'avez déjà ? Vendez votre exemplaire ici
Désolé, cet article n'est pas disponible en
Image non disponible pour la
couleur :
Image non disponible

 

Max Ophuls : Lola Montès - Madame de - La Ronde - Le Plaisir.

Max Ophuls    Tous publics   DVD
4.8 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (12 commentaires client)

Voir les offres de ces vendeurs.


Boutique Gaumont

Retrouvez tous les DVD et Blu-ray dans la boutique Gaumont.

Offres spéciales et liens associés


Quels sont les autres articles que les clients achètent après avoir regardé cet article?


Détails sur le produit

  • Réalisateurs : Max Ophuls
  • Format : Noir et blanc, Couleur, Dolby, Plein écran, Mono, PAL
  • Langue : Français
  • Sous-titres : Langue des signes
  • Région : Région 2 (Ce DVD ne pourra probablement pas être visualisé en dehors de l'Europe. Plus d'informations sur les formats DVD/Blu-ray.).
  • Rapport de forme : 1.33:1
  • Nombre de disques : 4
  • Studio : Gaumont
  • Date de sortie du DVD : 20 octobre 2009
  • Durée : 320 minutes
  • Moyenne des commentaires client : 4.8 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (12 commentaires client)
  • ASIN: B002JP9X9S
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 25.482 en DVD & Blu-ray (Voir les 100 premiers en DVD & Blu-ray)
  •  Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?


Contenu additionnel

Contient :
- La ronde (1950)
- Le plaisir (1952)
- Madame de... (1953)
- Lola Montès (1955)
Copies restaurées et issues de masters en haute définition
Film documentaire en 4 parties réalisé par Marcel Ophuls : "Max par Marcel" (80')

Descriptions du produit

Synopsis

Un créateur longtemps sous-estimé, dont la gloire n'a fait que croître. Un auteur au sens plein du terme, ayant affirmé, tout au long d'une oeuvre foisonnante, un style, une vision du monde. Max Ophuls était un homme de spectacle total, qui a enrichi le cinéma de son expérience de la scène, de sa vaste culture et de sa fantaisie tourbillonnante, comme le témoignent ses 4 derniers films, réunis dans ce coffret.

Descriptions du produit

Un créateur longtemps sous-estimé, dont la gloire n'a fait que croître. Un auteur au sens plein du terme, ayant affirmé, tout au long d'une oeuvre foisonnante, un style, une vision du monde. Max Ophuls était un homme de spectacle total, qui a enrichi le cinéma de son expérience de la scène, de sa vaste culture et de sa fantaisie tourbillonnante, comme le témoignent ses 4 derniers films, réunis dans ce coffret.Contient :- La ronde (1950)- Le plaisir (1952)- Madame de' (1953)- Lola Montès (1955)


Commentaires en ligne 

4.8 étoiles sur 5
4.8 étoiles sur 5
Commentaires client les plus utiles
18 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 A mettre au pinacle de sa dévédéthèque 8 janvier 2010
Par LD COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEUR TOP 10 COMMENTATEURS
Format:DVD|Achat authentifié par Amazon
Quel cinéaste magnifique! Dire qu'il aura fallu attendre autant d'années pour avoir une édition digne de ce nom de ce qui reste un ensemble de films parmi les plus cohérents du cinéma français. Au vu du coffret, disons tout de suite que cela valait le coup d'attendre. Si l'on ajoute à cela certains de ses films américains, dont certains ont déjà été édités ou sont à rééditer, à commencer par son chef-d'oeuvre hollywoodien d'après Stefan Zweig Lettre d'une inconnue, on commence enfin à voir documentée la partie la plus saillante de l'oeuvre du plus allemand des réalisateurs français - il est né dans la Sarre, pas à Vienne, comme pourrait le laisser entendre certains de ses tropismes littéraires. Il est vrai qu'il manque au moins Liebelei, le plus beau de ses films allemands, tourné dans les années 30 et peut-être la matrice d'un grand nombre de ses films suivants.

On retrouve bien entendu dans ces quatre films ce qu'on appelle souvent le style baroque de Max Ophuls, terme que lui rejetait (ou feignait de ne pas comprendre). On peut discuter le terme, mais il est vrai que les volutes de sa mise en scène - à commencer par ses fameux mouvements d'appareil - le font venir assez naturellement. Cela signifie-t-il pour autant qu'un film d'Ophuls fasse dans la surcharge et dans l'ostentation? Si le style ne se fait jamais oublier, il sert tellement une vision, qui porte un regard et un sens puissants, que cela n'est pas le cas.

Les quatre films présents dans ce coffret, tous tournés après le retour d'Ophuls des Etats-Unis, dans les années 50 et le début des années 60, forment donc un tout cohérent. Adaptations d'auteurs français (Maupassant pour Le Plaisir, Louise de Vilmorin pour Madame De...) ou retour à Vienne avec Schnitzler (La Ronde), ces films sont à la fois marqués par leur origine littéraire et éminemment cinématographiques. Les mots - portés par les voix off autant que dans les dialogues - et les plans expriment du sens, et parfois plusieurs sens, concurrents. Car le propre d'Ophuls, c'est aussi la distance critique, et parfois l'ironie, avec laquelle il commente des situations ou regarde ses personnages évoluer. Mais Ophuls n'épingle pas ses personnages comme des insectes, il les regarde se fourvoyer, ou souligne par la composition de ses plans ou ses mouvements d'appareil une action ou un destin (cf. le fameux mouvement dans l'escalier répété à plusieurs reprises dans Lettre d'une inconnue, aussi évident qu'impitoyable).

Impitoyables, ces films le sont. Pour les femmes comme pour les hommes, pour la société qu'ils dépeignent, pour l'hypocrisie des uns et les petites combines des autres, et, in fine dans le génialement contemporain Lola Montes, pour ce qu'il est maintenu convenu d'appeler la société du spectacle. Je peux dire que Madame De... est sans doute mon film préféré d'Ophuls avec Lettre d'une inconnue, et d'ailleurs au-delà de leurs différences de ton, ils partagent bien des thèmes et des figures. Mais la vision de la version restaurée de Lola Montes, au cinéma puis en dvd, a dû me faire avouer qu'il s'agit bien d'un film de génie, moderne autant qu'on voudra, et pour toutes les époques. On comprend que le film ait été rejeté aussi violemment par beaucoup (enfin, en fait, on ne comprend pas, ils n'avaient qu'à bien regarder et écouter pour comprendre): son jusqu'au-boutisme esthétique (couleurs, décors, mouvements, traitement du son) n'a d'égal que la virulence du propos. Le sort réservé à cette femme, indépendante puis déchue, asservie volontairement et pourtant contrainte et forcée, est d'une cruauté absolue. Mais la cruauté est aussi dans la façon dont Ophuls organise son barnum, disséquant ainsi ce que la soif de spectacle a toujours eu de cruel et à quel point cette soif cruelle a été érigée au rang de nécessité sociale.

La copie de Lola Montes est donc celle de la restauration de 2008, et elle est exceptionnelle - rappelons que le film avait été mutilé, et que le son, si travaillé, était précaire. Les autres films en noir et blanc ont été remastérisés et les copies sont dans l'ensemble très bonnes - je ne suis de toute façon pas toujours convaincu de la qualité de la numérisation du noir et blanc, qui respecte rarement parfaitement les contrastes et pose des problèmes pendant les transitions. Techniquement, le travail sur les films est donc très réussi, à défaut d'être absolument parfait (mais cette perfection existe-t-elle avec la numérisation?). Au titre des bonus, un entretien avec le fils de Max Ophuls, le réalisateur Marcel Ophuls, découpé et réparti sur les quatre dvd: souvent passionnant et pertinent, parfois trop court (Madame De... n'a pas droit à grand-chose, ce qui m'a chagriné).

Qui, parmi tous ceux que le cinéma classique intéresse tant soit peu, s'entend, imaginerait ne pas posséder ce joyau?

NB La 1ère édition de ce coffret est à présent épuisée, mais Gaumont le réédite, apparemment à l'identique, à l'automne 2012 : Max Ophuls - Coffret.
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ?
10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 A mettre au pinacle de sa dévédéthèque 17 août 2012
Par LD COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEUR TOP 10 COMMENTATEURS
Format:DVD
NB La 1ère édition de ce coffret (Max Ophuls : Lola Montès - Madame de - La Ronde - Le Plaisir) est à présent épuisée. Gaumont le réédite, apparemment à l'identique, à l'automne 2012 : Max Ophuls - Coffret. Je reproduis ci-dessous mon commentaire, publié après visionnage de la 1ère édition. Si jamais il y a des différences, je ne manquerai pas de le modifier en fonction, mais cela ne devrait a priori pas être le cas.
__________________________________________________________________________________

Quel cinéaste magnifique! Dire qu'il aura fallu attendre autant d'années pour avoir une édition digne de ce nom de ce qui reste un ensemble de films parmi les plus cohérents du cinéma français. Au vu du coffret, disons tout de suite que cela valait le coup d'attendre. Si l'on ajoute à cela certains de ses films américains, dont certains ont déjà été édités ou sont à rééditer, à commencer par son chef-d'oeuvre hollywoodien d'après Stefan Zweig Lettre d'une inconnue, on commence enfin à voir documentée la partie la plus saillante de l'oeuvre du plus allemand des réalisateurs français - il est né dans la Sarre, pas à Vienne, comme pourrait le laisser entendre certains de ses tropismes littéraires. Il est vrai qu'il manque au moins Liebelei, le plus beau de ses films allemands, tourné dans les années 30 et peut-être la matrice d'un grand nombre de ses films suivants.

On retrouve bien entendu dans ces quatre films ce qu'on appelle souvent le style baroque de Max Ophuls, terme que lui rejetait (ou feignait de ne pas comprendre). On peut discuter le terme, mais il est vrai que les volutes de sa mise en scène - à commencer par ses fameux mouvements d'appareil - le font venir assez naturellement. Cela signifie-t-il pour autant qu'un film d'Ophuls fasse dans la surcharge et dans l'ostentation? Si le style ne se fait jamais oublier, il sert tellement une vision, qui porte un regard et un sens puissants, que cela n'est pas le cas.

Les quatre films présents dans ce coffret, tous tournés après le retour d'Ophuls des Etats-Unis, dans les années 50 et le début des années 60, forment donc un tout cohérent. Adaptations d'auteurs français (Maupassant pour Le Plaisir, Louise de Vilmorin pour Madame De...) ou retour à Vienne avec Schnitzler (La Ronde), ces films sont à la fois marqués par leur origine littéraire et éminemment cinématographiques. Les mots - portés par les voix off autant que dans les dialogues - et les plans expriment du sens, et parfois plusieurs sens, concurrents. Car le propre d'Ophuls, c'est aussi la distance critique, et parfois l'ironie, avec laquelle il commente des situations ou regarde ses personnages évoluer. Mais Ophuls n'épingle pas ses personnages comme des insectes, il les regarde se fourvoyer, ou souligne par la composition de ses plans ou ses mouvements d'appareil une action ou un destin (cf. le fameux mouvement dans l'escalier répété à plusieurs reprises dans Lettre d'une inconnue, aussi évident qu'impitoyable).

Impitoyables, ces films le sont. Pour les femmes comme pour les hommes, pour la société qu'ils dépeignent, pour l'hypocrisie des uns et les petites combines des autres, et, in fine dans le génialement contemporain Lola Montes, pour ce qu'il est maintenu convenu d'appeler la société du spectacle. Je peux dire que Madame De... est sans doute mon film préféré d'Ophuls avec Lettre d'une inconnue, et d'ailleurs au-delà de leurs différences de ton, ils partagent bien des thèmes et des figures. Mais la vision de la version restaurée de Lola Montes, au cinéma puis en dvd, a dû me faire avouer qu'il s'agit bien d'un film de génie, moderne autant qu'on voudra, et pour toutes les époques. On comprend que le film ait été rejeté aussi violemment par beaucoup (enfin, en fait, on ne comprend pas, ils n'avaient qu'à bien regarder et écouter pour comprendre): son jusqu'au-boutisme esthétique (couleurs, décors, mouvements, traitement du son) n'a d'égal que la virulence du propos. Le sort réservé à cette femme, indépendante puis déchue, asservie volontairement et pourtant contrainte et forcée, est d'une cruauté absolue. Mais la cruauté est aussi dans la façon dont Ophuls organise son barnum, disséquant ainsi ce que la soif de spectacle a toujours eu de cruel et à quel point cette soif cruelle a été érigée au rang de nécessité sociale.

La copie de Lola Montes est donc celle de la restauration de 2008, et elle est exceptionnelle - rappelons que le film avait été mutilé, et que le son, si travaillé, était précaire. Les autres films en noir et blanc ont été remastérisés et les copies sont dans l'ensemble très bonnes - je ne suis de toute façon pas toujours convaincu de la qualité de la numérisation du noir et blanc, qui respecte rarement parfaitement les contrastes et pose des problèmes pendant les transitions. Techniquement, le travail sur les films est donc très réussi, à défaut d'être absolument parfait (mais cette perfection existe-t-elle avec la numérisation?). Au titre des bonus, un entretien avec le fils de Max Ophuls, le réalisateur Marcel Ophuls, découpé et réparti sur les quatre dvd: souvent passionnant et pertinent, parfois trop court (Madame De... n'a pas droit à grand-chose, ce qui m'a chagriné).

Qui, parmi tous ceux que le cinéma classique intéresse tant soit peu, s'entend, imaginerait ne pas posséder ce joyau?

P.-S. Pour ce qui est des films de la période américaine d'Ophuls disponibles en vidéo, il faut savoir que si Lettre d'une inconnue est indiqué sur les différentes pages de ce site comme indisponible, le dvd se trouve en fait dans une autre grande enseigne culturelle qui propose en exclusivité les films de la collection Les Introuvables de chez Wild Side, dans laquelle ce film a été édité. Carlotta a par ailleurs eu la bonne idée de sortir le sans doute plus mineur mais très beau Les Désemparés (voir mon commentaire).
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ?
21 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile 
Par Luc B. TOP 100 COMMENTATEURS
Format:DVD
Ce coffret présente les quatre dernières réalisations de Max Ophüls, depuis son retour en France. Le metteur en scène, pourchassé par les nazis, avait trouvé refuge à Hollywood. Ophüls est LE cinéaste du mouvement. Tout était prétexte, dans ses films, à faire bouger et virevolter sa caméra, dans des mouvements d'appareils aussi complexes que gracieux. Un homme qui marche, bouge ? Donc je bouge avec lui. Un couple qui danse bouge ? Alors je bouge avec eux...

Quatre films, quatre chefs d'oeuvres, quatre classiques, dans des versions restaurées, et cadrages d'origine.

La place impartie au commentaire empêche de développer un texte sur chacun de ces films. Les liens ci après conduiront à des chroniques précédemment écrites sur les trois premiers films.

La Ronde
Le Plaisir
Madame De...

S'agissant du dernier, LOLA MONTES, un problème se pose. Ce métrage ne fut restauré et remonté tel qu'Ophüls l'avait prévu, que récemment. On ne trouve cette version que dans ce coffret. L'autre édition DVD disponible Lola Montes [Import Zone 1] , d'après le commentaire d'un autre internaute (et je le crois sur parole) offre des couleurs et une définition exécrable. Je fais donc paraître ma chronique de LOLA MONTES sur ce support, avec un lien vers la seconde édition.

Ce coffret présente aussi un entretien de 80 minutes avec Marcel Ophüls, découpé en quatre parties, visibles après chaque film. Agrémenté d'interview de Danièle Darrieux, Daniel Gélin, techniciens et chefs opérateurs. Intéressant, instructif, mais sans doute pas aussi fouillé qu'on aurait pu l'espérer. Plusieurs anecdotes de tournages relatées dans mes chroniques sont issues de ces entretiens.

LOLA MONTES (1955) :

Après la réalisation de MADAME DE, différents projets occupent Ophüls, dont MAM'ZELLE NITOUCHE, qui a été écrit et découpé, mais dont Ophüls fut écarté à trois semaines du tournage, par la vedette Fernandel, et remplacé par Yves Allégret.

Ophüls reçoit alors une proposition venue d'obscurs producteurs, aussi douteux que les valises de billets qu'ils apportent. Le budget est conséquent, mais le cahier des charges strict : le film devra mettre en valeur l'actrice Martine Carol (vedette de la série CAROLINE CHERIE) d'après un livre de Cécil Saint-Laurent sur la courtisane Lola Montez (déjà auteur de la série des CAROLINE), devra être en couleur, filmé en scope, en stéréo, et tourné en trois langues : français, anglais et allemand.

Ophüls prépare le tournage en Suisse, et réinvente complètement son film, malgré les visites des avocats et huissiers envoyés par la production. Contrarié de voir son autorité mis en cause, le metteur en scène multiplie les tours de force, se lance dans un projet ambitieux et exigeant. A partir d'une intrigue relativement simple (ascension et déchéance d'une courtisane, danseuse, journaliste, maîtresse de Liszt, Wagner, ou Louis Ier de Bavière) Ophüls bâtit un film complexe, en flash-back non chronologiques, et en tournant un bon tiers de son film sous chapiteau.

Lola Montès, contrainte à l'exil, conspuée après sa liaison avec Louis de Bavière, ruinée, se retrouve engagée dans un cirque, où les spectateurs paient pour écouter les exploits de sa vie tumultueuse. Ophüls règle ainsi des plans séquence et travellings dont il a le secret, avec des centaines de figurants, acrobates, animaux, musiciens, trapézistes, et au milieu de ce capharnaüm, Lola, sous un spot, comme une bête de foire, contrainte de rejouer les moments forts de son existence. « Posez-lui les questions les plus intimes, pour 25 cents » annonce le maître de cérémonie, joué par Peter Ustinov.

Sorti fin 1955, le film est un échec. Le public hurle au scandale. On ne comprend rien à l'histoire, alambiquée, ni aux images tordues, ni à ce format de film qui change selon les scènes, ni à ces personnages qui parlent toutes les langues (de l'allemand en plus !), et surtout, comble de l'horreur, Martine Carol ne se déshabille pas une fois en 1h35 ! Qu'a-t-on fait de la Caroline Chérie pulpeuse, frivole, légère, devant qui on s'affolait quand elle apparaissait à demi nue ? Qui est cette Lola, si indépendante, cultivée, sombre, qui plane si haut, pour retombée si bas ? Le film sera remonté de manière linéaire, re-postsynchronisé en français, recadré, coupé, charcuté... Il faudra attendre 40 ans pour que la Cinémathèque rende à ce film, la forme souhaitée par son réalisateur.

Et quelle forme ! Des couleurs chatoyantes, des jeux de lumières, travelling vertigineux (le dernier plan est hallucinant), des cadrages baroques, une construction libre, ouverte. Et ce paradoxe : condamner le marchandage du corps, des images, de la sexualité, en filmant la cruauté et l'hypocrisie de spectateurs de cirque prêts à payer pour toucher une femme en cage... en utilisant l'actrice qui fait justement fantasmer les hommes, sur les écrans, dans des productions bons marchés. Le miroir tendu aux spectateurs renvoie un reflet qu'ils n'ont pas envie de voir.

Il plane sur ce film une impression étrange, angoissante, cruelle, malsaine. Ce n'est pas un grand spectacle familial. Ce n'est pas un film facile. C'est une aeuvre d'autant plus noire, qu'elle sera la dernière de Max Ophüls, qui a jeté ses dernières forces dans ce tournage pénible, et dont le caeur fatigué lâchera deux ans plus tard. Une aeuvre maudite, mais heureusement réhabilitée.
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ?
Commentaires client les plus récents
5.0 étoiles sur 5 Un bel écrin pour 4 chefs-d’œuvre
LE COFFRET
Ce magnifique coffret ressemble à un beau livre avec, en couverture, une typographie élégamment gaufrée. Lire la suite
Publié il y a 3 mois par ColtraneTyner1961
5.0 étoiles sur 5 De plus en plus haut !
L’ancien acteur et metteur en scène de théâtre juif allemand Maximilian Oppenheimer, devenu Max Ophuls, né en 1902, monta de nombreux spectacles en Autriche et... Lire la suite
Publié il y a 5 mois par Le rôdeur devant le seuil
5.0 étoiles sur 5 Sublimes joyaux !
Jamais un cinéaste n'aura autant sublimé les femmes ! Magnifique Danielle Darrieux ! Le génie à l'état pur ! Lire la suite
Publié il y a 18 mois par Jean Gonzales
5.0 étoiles sur 5 Le coffret
Voila un coffret que tout bon cinéphile se doit de posseder.
4 films plus magnifique les uns que les autres, réalisation et histoire époustouflante... Lire la suite
Publié il y a 22 mois par L'étroi mousquetaire
4.0 étoiles sur 5 Le cinéma haute couture
Pour les cinéphiles, le retour en grâce d'un cinéaste mésestimé dont la dernière oeuvre, Lola Montès, fut mutilée et hâta sa mort. Lire la suite
Publié il y a 23 mois par Durand Sébastien
5.0 étoiles sur 5 Ophuls
l'œuvre cinématographique de Max Ophuls même en DVD, cela n'est même plus la peine d'évaluer...
Publié le 19 septembre 2010 par Boulange Guillaume
3.0 étoiles sur 5 Son médiocre
Comme dans pas mal de productions DVD française, le son est vraiment médiocre, souvent incompréhensible. Lire la suite
Publié le 11 juillet 2010 par Gustave Swaelens
5.0 étoiles sur 5 Enfin !
Max Ophuls fait partie de ces réalisateurs que l'on ne cite jamais mais qui occupent une place énorme dans l'histoire du cinéma: Kubrick, par pudeur, ne... Lire la suite
Publié le 28 novembre 2009 par Marc Marcucci
5.0 étoiles sur 5 enfin Ophuls !!!!
on l'espère dans une édition digne de ce génie : "La ronde" et sa distribution sublime... Lire la suite
Publié le 11 août 2009 par Chaumot Georges
Rechercher des commentaires
Rechercher uniquement parmi les commentaires portant sur ce produit

Discussions entre clients

Le forum concernant ce produit
Discussion Réponses Message le plus récent
Pas de discussions pour l'instant

Posez des questions, partagez votre opinion, gagnez en compréhension
Démarrer une nouvelle discussion
Thème:
Première publication:
Aller s'identifier
 

Rechercher parmi les discussions des clients
Rechercher dans toutes les discussions Amazon
   


Listmania!


Rechercher des articles similaires par rubrique


Commentaires

Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?