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Maxime Le Forestier

 

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Titre Album Durée Prix
Écouter1. Mon Frère (Album Version)Mon Frère 3:34EUR 1,29  Acheter le titre 
Écouter2. Education Sentimentale (Album Version)Mon Frère 2:35EUR 1,29  Acheter le titre 
Écouter3. La VisiteNé Quelque Part 4:00EUR 1,29  Acheter le titre 
Écouter4. La P'Tite HirondelleLe Cadeau [+digital booklet] 3:14EUR 1,29  Acheter le titre 
Écouter5. Mistral GagnantLe Meilleur Des Enfoirés 20 Ans 2:57EUR 1,29  Acheter le titre 
Écouter6. Les Lettres (Album Version)Saltimbanque 7:36EUR 1,29  Acheter le titre 
Écouter7. San Francisco (Album Version)Mon Frère 2:49EUR 1,29  Acheter le titre 
Écouter8. La Bête CurieuseLe Cadeau [+digital booklet] 3:41EUR 1,29  Acheter le titre 
Écouter9. La Petite FuguePasser Ma Route 2:04EUR 1,29  Acheter le titre 
Écouter10. Les Oiseaux De Passage (Live)Le Cahier 4:07EUR 1,29  Acheter le titre 
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Biographie

Maxime Le Forestier n'est pas né dans une maison bleue accrochée à la colline, mais, plus prosaïquement, à Paris le 10 février 1949. Elevés dans un milieu cultivé, Maxime et ses soeurs Anne et Catherine s'intéressent très jeunes à la musique, sous l'influence d'une mère mélomane qui leur apprend les rudiments du solfège, du violon et du piano, et d'un père anglais.

Élève peu motivé et rêveur, Le Forestier ne connaît qu'une scolarité médiocre. Non qu'il soit l'un des blousons noirs de son temps, mais il lui arrive de se montrer rebelle envers l'autorité : il est d'ailleurs renvoyé du ... Lire la suite

Maxime Le Forestier n'est pas né dans une maison bleue accrochée à la colline, mais, plus prosaïquement, à Paris le 10 février 1949. Elevés dans un milieu cultivé, Maxime et ses soeurs Anne et Catherine s'intéressent très jeunes à la musique, sous l'influence d'une mère mélomane qui leur apprend les rudiments du solfège, du violon et du piano, et d'un père anglais.

Élève peu motivé et rêveur, Le Forestier ne connaît qu'une scolarité médiocre. Non qu'il soit l'un des blousons noirs de son temps, mais il lui arrive de se montrer rebelle envers l'autorité : il est d'ailleurs renvoyé du prestigieux lycée Condorcet pour ce motif. Mais entre-temps, le jeune homme a découvert Georges Brassens et son oeuvre. Immédiatement séduit, Maxime Le Forestier reprend sur sa guitare les partitions de l'homme à la pipe et improvise ses premiers concerts dans les brasseries ou le marché aux puces de Saint-Ouen.

Sa soeur Catherine, guère plus intéressée que lui par les études, devient très vite sa partenaire et le duo tourne dans les cabarets et les petites salles de spectacle de la capitale. Sous leur nom de scène de Cat et Maxime, le duo enregistre deux 45-tours pour Barclay : « Emmène-moi » (octobre 66) et « La Ballade de nulle part » (juin 67). C'est lors d'un tour de chant qu'ils rencontrent Georges Moustaki qui les autorise à reprendre certaines de ses chansons. Forts de ce nouveau répertoire, Cat et Maxime (leur nom de scène) commencent à graviter dans le petit milieu germanopratin et côtoient les artistes de leur temps. Moustaki, bien sûr, mais aussi Serge Reggiani à qui Maxime Le Forestier propose le morceau, la « Ballade pour un traître », acceptée de bon coeur.

Chanteur engagé

Appelé sous les drapeaux en 1969, quelques mois après les événements de Mai 68, Maxime Le Forestier se retrouve incorporé chez les parachutistes. Il en sort écoeuré de l'armée, définitivement acquis à la cause pacifiste et surtout, fortement inspiré pour écrire une chanson qu'il composera définitivement quelques années plus tard : « Parachutiste ». Mettant à profit son temps libre pour jouer et composer, Maxime Le Forestier saisit l'opportunité d'enregistrer ses deux premiers 45-tours en solo (« La Petite fugue » et « Concerto sans frontières », Disques Festival). Mais, dans l'immédiat, c'est à Marseille qu'il choisit de se rendre avec Catherine pour jouer dans la comédie musicale Oh ! America qu'il a contribué à créer.

Si, en 1970, Maxime Le Forestier a déjà enregistré quatre 45-tours, son audience n'a guère dépassé le Quartier Latin et rien de spécial ne le retient en France. Maxime Le Forestier choisit donc de partir à la poursuite de son propre rêve américain et, en de début de seventies, se retrouve quelques temps à San Francisco, au coeur de la communauté hippie. C'est au milieu des babas cool de la côte ouest qu'il compose quelques chansons qui formeront l'ossature de son premier album : Mon Frère (septembre 1972). « L'Éducation sentimentale », « Parachutiste », « Mon frère » et bien sûr, « San Francisco » reçoivent un accueil favorable du public français lors de son retour sur le sol natal et permettent à Maxime Le Forestier de se faire un nom dans la communauté, pas si ouverte que ça, des chanteurs à textes engagés.

Plus libertaire qu'autre chose, Maxime Le Forestier se fait toutefois rapidement estampiller « chanteur rouge » par la critique, créneau sur lequel il est loin d'être le seul actif. En 1973, Le Steak (« ...ou la complainte de ceux qui ont le ventre vide »), traitant de la misère ne fait que confirmer son orientation résolument (mais gentiment) gauchiste. L'album est un succès qui lui permet de faire son premier Olympia en 1974, concert dont est tiré son premier album live la même année. Une grande tournée à travers toute la France et de fréquents passages de ses titres à la radio permettent de le faire connaître à un large public. La polémique créée autour du titre « Parachutiste » n'est pas pour rien non plus dans la médiatisation de l'artiste. Fidèle à ses convictions, Maxime Le Forestier casse les prix des billets pour ses concerts (dans l'esprit de l'artiste, le tarif d'une place ne doit pas excéder 10 francs), ce qui lui est reproché par quelques-uns de ses confrères. Saltimbanque, en 1975, vient confirmer le succès de Mon Frère et Le Steak.

Régulièrement invité par les radios et les télévisions, Le Forestier accède à la notoriété et remplit le Palais des Congrès plusieurs soirs d'affilée en mars 1975. Une tournée en Union Soviétique le vaccine définitivement contre les applications pratiques du communisme et il revient en Occident avec quelques illusions en moins sur la nature du régime soviétique. La même année, L'Hymne à Sept Temps (avec le « Blues blanc pour un crayon noir ») fonctionne moins bien que ses précédents albums et ce relatif échec convainc l'artiste qu'une remise en question sur ses compositions s'impose. C'est ainsi qu'on le voit évoluer, les années suivantes, dans des registres plus doux, plus romantiques, plus désenchantés et surtout moins politisés et qu'à son habitude. Un an de réflexion en Amérique du nord le fait accoucher de N°5, un cinquième album partiellement enregistré au Québec qui lui fait regagner les faveurs du public en 1978. En 1979, Maxime Le Forestier Chante Brassens est le premier hommage de l'artiste à son mentor spirituel. Ce sera loin d'être le dernier.

Horrible décennie

Ayant abandonné ses idéaux de jeunesse en faveur d'engagements concrets, Maxime Le Forestier, au tournant des années 1980, met de côté les aspirations révolutionnaires qui animèrent les années 60 pour s'engager concrètement dans les oeuvres de nature caritative. Donnant plusieurs concerts au profit des enfants du Tiers-Monde, le chanteur contribue à la médiatisation des problèmes de son temps. Les Rendez-Vous Manqués, en 1981 marque en douceur le passage d'une décennie à l'autre, mais sa productivité n'est pas bien grande pendant toutes les années 1980 et certains de ses choix artistiques laissent franchement dubitatifs. Car si Maxime Le Forestier, en 1983, tente de marcher sur les traces de Jean-Michel Jarre et de se lancer dans la musique électronique, à base de synthétiseurs et d'effets spéciaux sur scène, son public, lui, rejette massivement cette nouvelle orientation et boude en bloc Les Jours Heureux, qui paraît en 1984.

Plusieurs tournées internationales et acoustiques lui permettent de se ressourcer et d'oublier ses délires techno-futuristes pour revenir à ce qu'il sait faire de mieux : des chansons à textes accompagnées par quelques accords de guitare sèche. Mais même Aftershave (1986) ne séduit pas et une solide réputation de dinosaure passéiste commence à coller aux basques de Maxime Le Forestier, perçu comme un vieil écolo hippie un peu rance ne parvenant pas à rentrer en osmose avec le son de l'époque. Cette « décade horribilis » ne s'achève dans d'heureuses circonstances qu'en 1988 lorsque le chanteur, anticipant la vague de la world music qui s'annonce, sort le single « Né quelque part » (1987), puis « Ambalaba » (1988), adaptation française d'une chanson traditionnelle africaine. Grâce à ces titres de bourlingueur, qui ne sont pas sans rappeler le patrimoine musical d'un Bernard Lavilliers ou d'un Philippe Lavil (l'exotisme facile en moins), Le Forestier revient de l'enfer de l'oubli auquel ses précédentes productions l'avaient quelque peu condamné et peut à nouveau prétendre à exister dans le paysage musical français. L'album Né Quelque Part lui permet de terminer sur une note positive une décennie qui fut loin d'être rose pour sa carrière et sa crédibilité.

Chanteur dégagé

La Sagesse du Fou (1991) atteste la résurrection artistique de Maxime Le Forestier même s'il se contente surtout de fidéliser son public sans particulièrement chercher à le renouveler. Mais l'auteur, désormais, est de nouveau dans la course, reconnu par ses pairs, et peut se permettre de jouer les pères peinards et d'attendre trois ans pour revenir avec un album original, Passer Ma Route (1994), qui l'impose comme référence en matière de chanson française. Plusieurs duos avec les vedettes de l'époque contribuent à populariser les nouveaux titres du chanteur et à renouveler son public, même si, lors des concerts, on lui réclame encore et encore « San Francisco » et « Le Parachutiste ».

En 1996 et 1998, Petits Bonheurs Posthumes et la série de quatre Cahiers sont deux nouveaux volumes de reprises de Brassens qui permettent à Maxime Le Forestier de chanter l'auteur de « Chansonnette pour celle qui restera pucelle » ou « Le Petit cheval blanc », en dépit du profond contraste entre la réserve et la candeur naturelle du très sage et très gentil Maxime et les textes un peu gaulois, pour ne pas dire, franchement coquins, de Brassens. Tranquillement, benoîtement, à son rythme, Maxime Le Forestier explore des sentiers musicaux nouveaux tout en rendant hommage régulièrement au grand Georges et en prêtant sa ronde bonhomie à divers shows caritatifs, des Enfoirés à Sol en Si. Plus question donc d'AG, de manifs, de révolution et d'autodétermination, mais simplement une mise au service d'autrui d'une notoriété, toujours pour la bonne cause.

L'album studio L'Echo des Étoiles est une résonance poétique sur fond de nostalgie baba cool, servie par des titres que le jeune Maxime Le Forestier, celui des années 1970, aurait pu écrire s'il avait davantage évolué à l'époque dans un style plus proche de celui d'Hugues Aufray que de Georges Brassens ou Georges Moustaki. « L'homme aux bouquets de fleurs », « Minimum que Minnie m'aime », « La Guitare à Paul » ou « Les Chevaux rebelles » sont autant de titres qui fleurent bon la nostalgie d'une époque révolue, le savon au patchouli, les robes en chanvre brun, les communautés autogérées et les minibus Volkswagen. Une sorte de retour aux valeurs hippies ironiquement sorti en plein boum technologique et à la date très symbolique de l'an 2000.

Plutôt Guitare, en 2002, un live acoustique en compagnie de son vieux compagnon de route Jean-Félix Lalanne, confirme que si la musicalité classique de Le Forestier est un tantinet désuète (ou, en tous cas, très datée), elle rentre alors en pleine concordance artistique avec la vague de la chanson française néo-réaliste incarnée par autant de Cali, Bénabar, Delerm et autre Grande Sophie. Si, l'époque aidant, il participe à quelques aventures dans le domaine de la comédie musicale sur scène aux côtés d'Elie Chouraqui, Maxime Le Forestier revient régulièrement aux sources de son inspiration, comme avec Le Forestier Chante Brassens en 2005, intégrale des reprises des chansons du guitariste moustachu. Copyright 2014 Music Story Benjamin D'Alguerre

Maxime Le Forestier n'est pas né dans une maison bleue accrochée à la colline, mais, plus prosaïquement, à Paris le 10 février 1949. Elevés dans un milieu cultivé, Maxime et ses soeurs Anne et Catherine s'intéressent très jeunes à la musique, sous l'influence d'une mère mélomane qui leur apprend les rudiments du solfège, du violon et du piano, et d'un père anglais.

Élève peu motivé et rêveur, Le Forestier ne connaît qu'une scolarité médiocre. Non qu'il soit l'un des blousons noirs de son temps, mais il lui arrive de se montrer rebelle envers l'autorité : il est d'ailleurs renvoyé du prestigieux lycée Condorcet pour ce motif. Mais entre-temps, le jeune homme a découvert Georges Brassens et son oeuvre. Immédiatement séduit, Maxime Le Forestier reprend sur sa guitare les partitions de l'homme à la pipe et improvise ses premiers concerts dans les brasseries ou le marché aux puces de Saint-Ouen.

Sa soeur Catherine, guère plus intéressée que lui par les études, devient très vite sa partenaire et le duo tourne dans les cabarets et les petites salles de spectacle de la capitale. Sous leur nom de scène de Cat et Maxime, le duo enregistre deux 45-tours pour Barclay : « Emmène-moi » (octobre 66) et « La Ballade de nulle part » (juin 67). C'est lors d'un tour de chant qu'ils rencontrent Georges Moustaki qui les autorise à reprendre certaines de ses chansons. Forts de ce nouveau répertoire, Cat et Maxime (leur nom de scène) commencent à graviter dans le petit milieu germanopratin et côtoient les artistes de leur temps. Moustaki, bien sûr, mais aussi Serge Reggiani à qui Maxime Le Forestier propose le morceau, la « Ballade pour un traître », acceptée de bon coeur.

Chanteur engagé

Appelé sous les drapeaux en 1969, quelques mois après les événements de Mai 68, Maxime Le Forestier se retrouve incorporé chez les parachutistes. Il en sort écoeuré de l'armée, définitivement acquis à la cause pacifiste et surtout, fortement inspiré pour écrire une chanson qu'il composera définitivement quelques années plus tard : « Parachutiste ». Mettant à profit son temps libre pour jouer et composer, Maxime Le Forestier saisit l'opportunité d'enregistrer ses deux premiers 45-tours en solo (« La Petite fugue » et « Concerto sans frontières », Disques Festival). Mais, dans l'immédiat, c'est à Marseille qu'il choisit de se rendre avec Catherine pour jouer dans la comédie musicale Oh ! America qu'il a contribué à créer.

Si, en 1970, Maxime Le Forestier a déjà enregistré quatre 45-tours, son audience n'a guère dépassé le Quartier Latin et rien de spécial ne le retient en France. Maxime Le Forestier choisit donc de partir à la poursuite de son propre rêve américain et, en de début de seventies, se retrouve quelques temps à San Francisco, au coeur de la communauté hippie. C'est au milieu des babas cool de la côte ouest qu'il compose quelques chansons qui formeront l'ossature de son premier album : Mon Frère (septembre 1972). « L'Éducation sentimentale », « Parachutiste », « Mon frère » et bien sûr, « San Francisco » reçoivent un accueil favorable du public français lors de son retour sur le sol natal et permettent à Maxime Le Forestier de se faire un nom dans la communauté, pas si ouverte que ça, des chanteurs à textes engagés.

Plus libertaire qu'autre chose, Maxime Le Forestier se fait toutefois rapidement estampiller « chanteur rouge » par la critique, créneau sur lequel il est loin d'être le seul actif. En 1973, Le Steak (« ...ou la complainte de ceux qui ont le ventre vide »), traitant de la misère ne fait que confirmer son orientation résolument (mais gentiment) gauchiste. L'album est un succès qui lui permet de faire son premier Olympia en 1974, concert dont est tiré son premier album live la même année. Une grande tournée à travers toute la France et de fréquents passages de ses titres à la radio permettent de le faire connaître à un large public. La polémique créée autour du titre « Parachutiste » n'est pas pour rien non plus dans la médiatisation de l'artiste. Fidèle à ses convictions, Maxime Le Forestier casse les prix des billets pour ses concerts (dans l'esprit de l'artiste, le tarif d'une place ne doit pas excéder 10 francs), ce qui lui est reproché par quelques-uns de ses confrères. Saltimbanque, en 1975, vient confirmer le succès de Mon Frère et Le Steak.

Régulièrement invité par les radios et les télévisions, Le Forestier accède à la notoriété et remplit le Palais des Congrès plusieurs soirs d'affilée en mars 1975. Une tournée en Union Soviétique le vaccine définitivement contre les applications pratiques du communisme et il revient en Occident avec quelques illusions en moins sur la nature du régime soviétique. La même année, L'Hymne à Sept Temps (avec le « Blues blanc pour un crayon noir ») fonctionne moins bien que ses précédents albums et ce relatif échec convainc l'artiste qu'une remise en question sur ses compositions s'impose. C'est ainsi qu'on le voit évoluer, les années suivantes, dans des registres plus doux, plus romantiques, plus désenchantés et surtout moins politisés et qu'à son habitude. Un an de réflexion en Amérique du nord le fait accoucher de N°5, un cinquième album partiellement enregistré au Québec qui lui fait regagner les faveurs du public en 1978. En 1979, Maxime Le Forestier Chante Brassens est le premier hommage de l'artiste à son mentor spirituel. Ce sera loin d'être le dernier.

Horrible décennie

Ayant abandonné ses idéaux de jeunesse en faveur d'engagements concrets, Maxime Le Forestier, au tournant des années 1980, met de côté les aspirations révolutionnaires qui animèrent les années 60 pour s'engager concrètement dans les oeuvres de nature caritative. Donnant plusieurs concerts au profit des enfants du Tiers-Monde, le chanteur contribue à la médiatisation des problèmes de son temps. Les Rendez-Vous Manqués, en 1981 marque en douceur le passage d'une décennie à l'autre, mais sa productivité n'est pas bien grande pendant toutes les années 1980 et certains de ses choix artistiques laissent franchement dubitatifs. Car si Maxime Le Forestier, en 1983, tente de marcher sur les traces de Jean-Michel Jarre et de se lancer dans la musique électronique, à base de synthétiseurs et d'effets spéciaux sur scène, son public, lui, rejette massivement cette nouvelle orientation et boude en bloc Les Jours Heureux, qui paraît en 1984.

Plusieurs tournées internationales et acoustiques lui permettent de se ressourcer et d'oublier ses délires techno-futuristes pour revenir à ce qu'il sait faire de mieux : des chansons à textes accompagnées par quelques accords de guitare sèche. Mais même Aftershave (1986) ne séduit pas et une solide réputation de dinosaure passéiste commence à coller aux basques de Maxime Le Forestier, perçu comme un vieil écolo hippie un peu rance ne parvenant pas à rentrer en osmose avec le son de l'époque. Cette « décade horribilis » ne s'achève dans d'heureuses circonstances qu'en 1988 lorsque le chanteur, anticipant la vague de la world music qui s'annonce, sort le single « Né quelque part » (1987), puis « Ambalaba » (1988), adaptation française d'une chanson traditionnelle africaine. Grâce à ces titres de bourlingueur, qui ne sont pas sans rappeler le patrimoine musical d'un Bernard Lavilliers ou d'un Philippe Lavil (l'exotisme facile en moins), Le Forestier revient de l'enfer de l'oubli auquel ses précédentes productions l'avaient quelque peu condamné et peut à nouveau prétendre à exister dans le paysage musical français. L'album Né Quelque Part lui permet de terminer sur une note positive une décennie qui fut loin d'être rose pour sa carrière et sa crédibilité.

Chanteur dégagé

La Sagesse du Fou (1991) atteste la résurrection artistique de Maxime Le Forestier même s'il se contente surtout de fidéliser son public sans particulièrement chercher à le renouveler. Mais l'auteur, désormais, est de nouveau dans la course, reconnu par ses pairs, et peut se permettre de jouer les pères peinards et d'attendre trois ans pour revenir avec un album original, Passer Ma Route (1994), qui l'impose comme référence en matière de chanson française. Plusieurs duos avec les vedettes de l'époque contribuent à populariser les nouveaux titres du chanteur et à renouveler son public, même si, lors des concerts, on lui réclame encore et encore « San Francisco » et « Le Parachutiste ».

En 1996 et 1998, Petits Bonheurs Posthumes et la série de quatre Cahiers sont deux nouveaux volumes de reprises de Brassens qui permettent à Maxime Le Forestier de chanter l'auteur de « Chansonnette pour celle qui restera pucelle » ou « Le Petit cheval blanc », en dépit du profond contraste entre la réserve et la candeur naturelle du très sage et très gentil Maxime et les textes un peu gaulois, pour ne pas dire, franchement coquins, de Brassens. Tranquillement, benoîtement, à son rythme, Maxime Le Forestier explore des sentiers musicaux nouveaux tout en rendant hommage régulièrement au grand Georges et en prêtant sa ronde bonhomie à divers shows caritatifs, des Enfoirés à Sol en Si. Plus question donc d'AG, de manifs, de révolution et d'autodétermination, mais simplement une mise au service d'autrui d'une notoriété, toujours pour la bonne cause.

L'album studio L'Echo des Étoiles est une résonance poétique sur fond de nostalgie baba cool, servie par des titres que le jeune Maxime Le Forestier, celui des années 1970, aurait pu écrire s'il avait davantage évolué à l'époque dans un style plus proche de celui d'Hugues Aufray que de Georges Brassens ou Georges Moustaki. « L'homme aux bouquets de fleurs », « Minimum que Minnie m'aime », « La Guitare à Paul » ou « Les Chevaux rebelles » sont autant de titres qui fleurent bon la nostalgie d'une époque révolue, le savon au patchouli, les robes en chanvre brun, les communautés autogérées et les minibus Volkswagen. Une sorte de retour aux valeurs hippies ironiquement sorti en plein boum technologique et à la date très symbolique de l'an 2000.

Plutôt Guitare, en 2002, un live acoustique en compagnie de son vieux compagnon de route Jean-Félix Lalanne, confirme que si la musicalité classique de Le Forestier est un tantinet désuète (ou, en tous cas, très datée), elle rentre alors en pleine concordance artistique avec la vague de la chanson française néo-réaliste incarnée par autant de Cali, Bénabar, Delerm et autre Grande Sophie. Si, l'époque aidant, il participe à quelques aventures dans le domaine de la comédie musicale sur scène aux côtés d'Elie Chouraqui, Maxime Le Forestier revient régulièrement aux sources de son inspiration, comme avec Le Forestier Chante Brassens en 2005, intégrale des reprises des chansons du guitariste moustachu. Copyright 2014 Music Story Benjamin D'Alguerre

Maxime Le Forestier n'est pas né dans une maison bleue accrochée à la colline, mais, plus prosaïquement, à Paris le 10 février 1949. Elevés dans un milieu cultivé, Maxime et ses soeurs Anne et Catherine s'intéressent très jeunes à la musique, sous l'influence d'une mère mélomane qui leur apprend les rudiments du solfège, du violon et du piano, et d'un père anglais.

Élève peu motivé et rêveur, Le Forestier ne connaît qu'une scolarité médiocre. Non qu'il soit l'un des blousons noirs de son temps, mais il lui arrive de se montrer rebelle envers l'autorité : il est d'ailleurs renvoyé du prestigieux lycée Condorcet pour ce motif. Mais entre-temps, le jeune homme a découvert Georges Brassens et son oeuvre. Immédiatement séduit, Maxime Le Forestier reprend sur sa guitare les partitions de l'homme à la pipe et improvise ses premiers concerts dans les brasseries ou le marché aux puces de Saint-Ouen.

Sa soeur Catherine, guère plus intéressée que lui par les études, devient très vite sa partenaire et le duo tourne dans les cabarets et les petites salles de spectacle de la capitale. Sous leur nom de scène de Cat et Maxime, le duo enregistre deux 45-tours pour Barclay : « Emmène-moi » (octobre 66) et « La Ballade de nulle part » (juin 67). C'est lors d'un tour de chant qu'ils rencontrent Georges Moustaki qui les autorise à reprendre certaines de ses chansons. Forts de ce nouveau répertoire, Cat et Maxime (leur nom de scène) commencent à graviter dans le petit milieu germanopratin et côtoient les artistes de leur temps. Moustaki, bien sûr, mais aussi Serge Reggiani à qui Maxime Le Forestier propose le morceau, la « Ballade pour un traître », acceptée de bon coeur.

Chanteur engagé

Appelé sous les drapeaux en 1969, quelques mois après les événements de Mai 68, Maxime Le Forestier se retrouve incorporé chez les parachutistes. Il en sort écoeuré de l'armée, définitivement acquis à la cause pacifiste et surtout, fortement inspiré pour écrire une chanson qu'il composera définitivement quelques années plus tard : « Parachutiste ». Mettant à profit son temps libre pour jouer et composer, Maxime Le Forestier saisit l'opportunité d'enregistrer ses deux premiers 45-tours en solo (« La Petite fugue » et « Concerto sans frontières », Disques Festival). Mais, dans l'immédiat, c'est à Marseille qu'il choisit de se rendre avec Catherine pour jouer dans la comédie musicale Oh ! America qu'il a contribué à créer.

Si, en 1970, Maxime Le Forestier a déjà enregistré quatre 45-tours, son audience n'a guère dépassé le Quartier Latin et rien de spécial ne le retient en France. Maxime Le Forestier choisit donc de partir à la poursuite de son propre rêve américain et, en de début de seventies, se retrouve quelques temps à San Francisco, au coeur de la communauté hippie. C'est au milieu des babas cool de la côte ouest qu'il compose quelques chansons qui formeront l'ossature de son premier album : Mon Frère (septembre 1972). « L'Éducation sentimentale », « Parachutiste », « Mon frère » et bien sûr, « San Francisco » reçoivent un accueil favorable du public français lors de son retour sur le sol natal et permettent à Maxime Le Forestier de se faire un nom dans la communauté, pas si ouverte que ça, des chanteurs à textes engagés.

Plus libertaire qu'autre chose, Maxime Le Forestier se fait toutefois rapidement estampiller « chanteur rouge » par la critique, créneau sur lequel il est loin d'être le seul actif. En 1973, Le Steak (« ...ou la complainte de ceux qui ont le ventre vide »), traitant de la misère ne fait que confirmer son orientation résolument (mais gentiment) gauchiste. L'album est un succès qui lui permet de faire son premier Olympia en 1974, concert dont est tiré son premier album live la même année. Une grande tournée à travers toute la France et de fréquents passages de ses titres à la radio permettent de le faire connaître à un large public. La polémique créée autour du titre « Parachutiste » n'est pas pour rien non plus dans la médiatisation de l'artiste. Fidèle à ses convictions, Maxime Le Forestier casse les prix des billets pour ses concerts (dans l'esprit de l'artiste, le tarif d'une place ne doit pas excéder 10 francs), ce qui lui est reproché par quelques-uns de ses confrères. Saltimbanque, en 1975, vient confirmer le succès de Mon Frère et Le Steak.

Régulièrement invité par les radios et les télévisions, Le Forestier accède à la notoriété et remplit le Palais des Congrès plusieurs soirs d'affilée en mars 1975. Une tournée en Union Soviétique le vaccine définitivement contre les applications pratiques du communisme et il revient en Occident avec quelques illusions en moins sur la nature du régime soviétique. La même année, L'Hymne à Sept Temps (avec le « Blues blanc pour un crayon noir ») fonctionne moins bien que ses précédents albums et ce relatif échec convainc l'artiste qu'une remise en question sur ses compositions s'impose. C'est ainsi qu'on le voit évoluer, les années suivantes, dans des registres plus doux, plus romantiques, plus désenchantés et surtout moins politisés et qu'à son habitude. Un an de réflexion en Amérique du nord le fait accoucher de N°5, un cinquième album partiellement enregistré au Québec qui lui fait regagner les faveurs du public en 1978. En 1979, Maxime Le Forestier Chante Brassens est le premier hommage de l'artiste à son mentor spirituel. Ce sera loin d'être le dernier.

Horrible décennie

Ayant abandonné ses idéaux de jeunesse en faveur d'engagements concrets, Maxime Le Forestier, au tournant des années 1980, met de côté les aspirations révolutionnaires qui animèrent les années 60 pour s'engager concrètement dans les oeuvres de nature caritative. Donnant plusieurs concerts au profit des enfants du Tiers-Monde, le chanteur contribue à la médiatisation des problèmes de son temps. Les Rendez-Vous Manqués, en 1981 marque en douceur le passage d'une décennie à l'autre, mais sa productivité n'est pas bien grande pendant toutes les années 1980 et certains de ses choix artistiques laissent franchement dubitatifs. Car si Maxime Le Forestier, en 1983, tente de marcher sur les traces de Jean-Michel Jarre et de se lancer dans la musique électronique, à base de synthétiseurs et d'effets spéciaux sur scène, son public, lui, rejette massivement cette nouvelle orientation et boude en bloc Les Jours Heureux, qui paraît en 1984.

Plusieurs tournées internationales et acoustiques lui permettent de se ressourcer et d'oublier ses délires techno-futuristes pour revenir à ce qu'il sait faire de mieux : des chansons à textes accompagnées par quelques accords de guitare sèche. Mais même Aftershave (1986) ne séduit pas et une solide réputation de dinosaure passéiste commence à coller aux basques de Maxime Le Forestier, perçu comme un vieil écolo hippie un peu rance ne parvenant pas à rentrer en osmose avec le son de l'époque. Cette « décade horribilis » ne s'achève dans d'heureuses circonstances qu'en 1988 lorsque le chanteur, anticipant la vague de la world music qui s'annonce, sort le single « Né quelque part » (1987), puis « Ambalaba » (1988), adaptation française d'une chanson traditionnelle africaine. Grâce à ces titres de bourlingueur, qui ne sont pas sans rappeler le patrimoine musical d'un Bernard Lavilliers ou d'un Philippe Lavil (l'exotisme facile en moins), Le Forestier revient de l'enfer de l'oubli auquel ses précédentes productions l'avaient quelque peu condamné et peut à nouveau prétendre à exister dans le paysage musical français. L'album Né Quelque Part lui permet de terminer sur une note positive une décennie qui fut loin d'être rose pour sa carrière et sa crédibilité.

Chanteur dégagé

La Sagesse du Fou (1991) atteste la résurrection artistique de Maxime Le Forestier même s'il se contente surtout de fidéliser son public sans particulièrement chercher à le renouveler. Mais l'auteur, désormais, est de nouveau dans la course, reconnu par ses pairs, et peut se permettre de jouer les pères peinards et d'attendre trois ans pour revenir avec un album original, Passer Ma Route (1994), qui l'impose comme référence en matière de chanson française. Plusieurs duos avec les vedettes de l'époque contribuent à populariser les nouveaux titres du chanteur et à renouveler son public, même si, lors des concerts, on lui réclame encore et encore « San Francisco » et « Le Parachutiste ».

En 1996 et 1998, Petits Bonheurs Posthumes et la série de quatre Cahiers sont deux nouveaux volumes de reprises de Brassens qui permettent à Maxime Le Forestier de chanter l'auteur de « Chansonnette pour celle qui restera pucelle » ou « Le Petit cheval blanc », en dépit du profond contraste entre la réserve et la candeur naturelle du très sage et très gentil Maxime et les textes un peu gaulois, pour ne pas dire, franchement coquins, de Brassens. Tranquillement, benoîtement, à son rythme, Maxime Le Forestier explore des sentiers musicaux nouveaux tout en rendant hommage régulièrement au grand Georges et en prêtant sa ronde bonhomie à divers shows caritatifs, des Enfoirés à Sol en Si. Plus question donc d'AG, de manifs, de révolution et d'autodétermination, mais simplement une mise au service d'autrui d'une notoriété, toujours pour la bonne cause.

L'album studio L'Echo des Étoiles est une résonance poétique sur fond de nostalgie baba cool, servie par des titres que le jeune Maxime Le Forestier, celui des années 1970, aurait pu écrire s'il avait davantage évolué à l'époque dans un style plus proche de celui d'Hugues Aufray que de Georges Brassens ou Georges Moustaki. « L'homme aux bouquets de fleurs », « Minimum que Minnie m'aime », « La Guitare à Paul » ou « Les Chevaux rebelles » sont autant de titres qui fleurent bon la nostalgie d'une époque révolue, le savon au patchouli, les robes en chanvre brun, les communautés autogérées et les minibus Volkswagen. Une sorte de retour aux valeurs hippies ironiquement sorti en plein boum technologique et à la date très symbolique de l'an 2000.

Plutôt Guitare, en 2002, un live acoustique en compagnie de son vieux compagnon de route Jean-Félix Lalanne, confirme que si la musicalité classique de Le Forestier est un tantinet désuète (ou, en tous cas, très datée), elle rentre alors en pleine concordance artistique avec la vague de la chanson française néo-réaliste incarnée par autant de Cali, Bénabar, Delerm et autre Grande Sophie. Si, l'époque aidant, il participe à quelques aventures dans le domaine de la comédie musicale sur scène aux côtés d'Elie Chouraqui, Maxime Le Forestier revient régulièrement aux sources de son inspiration, comme avec Le Forestier Chante Brassens en 2005, intégrale des reprises des chansons du guitariste moustachu. Copyright 2014 Music Story Benjamin D'Alguerre


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