Avec ces deux monuments, chefs-d'oeuvre de sa filmographie, Verneuil nous livre quelques tranches d'une vie que seule la sincérité peut mettre en scène.
L'histoire nous emporte dans les tourments d'une famille arménienne, émigrée à Marseille après avoir connu l'enfer de la purification ethnique. En essayant de survivre à force de sacrifices, la famille Zakarian se relève et se révèle plus riche que jamais... Riche de l'amour inconditionnel qu'elle porte au petit dernier de la tribu, Azar. Celui-ci, ambassadeur du plus beau message d'amour finira par rendre à ses proches toute la tendresse qu'ils lui ont confiés. Entre horreur absolue et simple bonheur, l'aventure de la famille Zakarian restera une ode à la famille et à l'humilité.
Pour soutenir les images, dans leur magnifique simplicité, la bande originale nous transporte et nous envoûte avec seulement le thème de quelques notes de flûte orientale. Juste assez pour nous conduire des parfums de l'enfance d'Azar, jusqu'au numéro 588 de la rue Paradis. Le temps de toute une vie.
Avec Mayrig / 588, rue Paradis, Henri Verneuil livre une œuvre inscrite dans l'esprit de celle laissée par Spielberg dans sa Liste de Schindler. Les décors et les acteurs diffèrent, mais la vérité reste inchangée.