Quatrième de couverture
La vie d'Edward Stachura (1937-1979), comme sa poésie, était une recherche de l'impossible, une tentative pour franchir les frontières de la littérature, une éternelle errance. " Poète maudit ", à la fois Rimbaud et Kerouac, il fascinait la jeunesse polonaise. Au mois d'avril 1979, des " voix intérieures ", l'obligèrent à rester sur les rails à l'arrivée d'un train. Atteint de multiples blessures - la main droite déchiquetée - il fut transporté à l'hôpital. Lorsqu'il reprit connaissance, il ne reconnut personne, il ignorait jusqu'à son identité, et d'une voix étrange récitait des vers en français. Soigné dans un hôpital psychiatrique, Edward Stachura tenta ensuite de " se résigner au monde " chez sa mère, à la campagne. C'est là que de la main gauche, il rédigea ce journal qui narre le combat qu'il livra pour " se retrouver ". " Je voudrais écrire quelque chose, un livre qui s'intitulerait Me résigner au monde, que j'écrirais de la main gauche, celle du coeur. Je dis ça comme si je n'écrivais pas de tout mon coeur quand j'écrivais de la main droite. J'ai toujours écrit de tout mon coeur. " Le texte s'interrompt brutalement le jour où il est à nouveau hospitalisé. Le 24 juillet, Edward Stachura, revenu à Varsovie, se pendait dans son appartement.