Précédé du single
« No more I love you’s » , un grand succès international, le nouvel album d’Annie Lennox,
Medusa sort en mars 1995, 3 ans après la sortie de son premier album en solo. Cette fois, Annie Lennox n’est ni auteur, ni compositeur, mais se fait une simple interprète puisque cet opus est uniquement composé de reprises plus ou moins connus du grand public : de Procol Harum
(« A whiter shade of pale »), Neil Young (
« Don’t let it bring you down ») à Paul Simon (
« Something so right ») , en passant par les Clash (
« Train in vain ») et les Temptations
I cant’ get next to you »), la chanteuse nous ouvre sa discothèque personnelle et nous fait part de ses goûts musicaux en rendant un hommage appuyé aux créateurs de son Panthéon. Par conséquent, on retrouve quelques-uns des piliers de la soul, du punk, du rock et du reggae (Al Green, Bob Marley, Paul Buchanan, etc.) qui ont auparavant inspiré les compositions d’Eurythmics. Avec la complicité de Stephen Lipson (en plus d’être producteur du disque, il est également aux claviers, à la guitare et à la basse), Annie Lennox nous donne à entendre un disque inégal. Certes, sa voix, si caractéristique, est toujours là et sait s’exprimer avec précision. Quelques titres (
« A whiter shade of pale » ou
« Train in vain ») sont de vraies réussites, tant au niveau de la ligne mélodique que de l’interprétation, mais l’ensemble souffre d’un manque d’inspiration, ce qui semble assez paradoxal puisque c’est justement ces morceaux qui ont, en partie, inspiré Annie Lennox. Néanmoins, l’Ecossaise sait se faire envoûtante par moments, mais sans atteindre le niveau de
Diva. L'album sera malgré tout classé N°1 au Royaume Uni. Sans être complètement inintéressant, l’atout essentiel de ce disque est donc principalement d’être une (petite) porte ouverte sur l’univers musical d’Annie Lennox. Ce n’est déjà pas si mal.
Emeline Blanquart - Copyright 2012 Music Story