Comparée aux autres grandes versions de cet opéra (
Kempe,
Kubelik,
Jochum et
Solti/Chicago/1995), celle-ci s'avère très bonne sans être pour autant la meilleure.
L'ensemble est dirigé de main de maître par Sawallisch et la distribution contient quelques merveilles: l'Eva de Studer, que seule surclasse celle de Janowitz chez Kubelik, le Pogner de Moll, qui est absolument souverain, le David de von der Walt et le veilleur de Pape.
Mais, malheureusement, le Sachs de Weikl n'égale ni celui de Fischer-Dieskau (Jochum), ni celui de Stewart (Kubelik), ni même celui, très personnel, de van Dam (Solti): quoique bien chanté, il manque vraiment de personnalité.
Quant au Walther de Ben Heppner, il est parfaitement lyrique, mais il n'églae pas celui de Sandor Konya (Kubelik), ni celui, éperdu, de Palcido Domingo (Jochum).
Il manque de plus à cette version l'extraordinaire vitalité qu'on trouve au plus haut point chez Kubelik.
Bref, cette version mérite vraiment d'être écoutée, mais elle se range selon moi derrière celles de Kubelik et Jochum, aux côtés de Solti.