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14 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le plus bel achat compulsif jamais fait,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mellon Collie and the Infinite Sadness (CD)
Pour sa première collaboration avec Flood (ils remettront le couvert pour MACHINA), Billy Corgan évita de nous sortir un autre Siamese Dream (album précédent porteur du fédérateur Today) et nous gratifia plutôt d'un double album ambitieux (mais n'est pas le cas de tout double album, toujours un brin mégalo ?) et surprenant. Quel fan des Smashing Pumpkins, après la douce complainte d'ouverture au piano, n'a en effet pas été étonné des envolées de tonight, tonight ? Le pauvre hère ira cependant de surprises en surprises, avec moments franchement inattendus (les guitares cybernétisées de love, la pluie d'étoiles de cupid de locke). Certains morceaux, de part leur structure, rappellent Siamese Dream; mais traités par le génial Flood, ils acquièrent une nouvelle couleur qui les éloigne à cent lieues du son propre et évident des deux premiers opus de nos chères citrouilles. Ici, tout est plus sombre, plus triste, plus désabusé. De nombreuses sensations se bousculent, du nihilisme de zero à la détresse de galapagos, de la simplicité désarmante de thirty-three à la nostalgie de 1979. Les textes de Corgan sont tantôt déroutants (stumbleline), tantôt pessimistes (bodies), et les guitares cristallines se métamorphosent souvent en riffs incisifs (an ode to no-one, jellybelly) et lourds (where boys fear to thread, x.y.u). On n'oubliera pas d'épingler le majestueux throu the eye of ruby, le doux-amer we only come out at night et le très beau farewell and good night, berceuse touchante qui clôt, une larme au coin de l'oeil, cette grand-messe du rock '90. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
On a trouvé la pierre,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mellon Collie and the Infinite Sadness (CD)
A l'époque je n'aimais pas les Smashing. Qu'est-ce qu'était Today comparé à n'importe quel titre de Pavement ou de Nirvana ? Un tube trop propre, pile-poil calibré pour les radios. Puis Mellon Collie est arrivé. Et ce fut une grande claque. Sûrement grâce au deuxième disque, plus expérimental, plus sombre, plus rock, plus torturé. Deux heures et 28 titres, je ne pensais pas pouvoir les ingurgiter, et pourtant, une écoute inattentive chez un ami m'a fait tendre l'oreille. Et puis il a débarqué chez moi. J'ai du battre en retraite, avoué que je m'étais trompé. Les Smashing étaient un grand groupe, leurs compositions tenaient toutes seules, même lorsqu'elles étaient compliquées ("Thru The Eyes Of Ruby", un superbe opéra de 7 minutes), et la voix de canard de Billy Corgan ne gâchait étrangement rien. "1979" est un des dix meilleurs morceaux que j'ai dû entendre depuis ma naissance. Et puis ils démontraient enfin qu'ils faisaient du rock. Les morceaux sont ici variés : psychédéliques ou gothiques, métal ou ballades, sans une seule faiblesse. Le disque est devenu de chevet. Je me suis transformé en un fervent adepte des Citrouilles, je les ai tous achetés depuis ce double chef d'oeuvre. Au bout d'un an d'écoute il m'apparaissait clairement que c'était leur "Double Blanc", varié, puissant, grandiloquent, définitivement très loin de la mêlée. Finalement c'était pas que pour les radios.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Oeuvre ambitieuse, complète, et particulièrement inspirée, loin des conventions du mouvement grunge,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mellon Collie And The Infinite Sadness (CD)
Je me souviens très bien de la première fois où j'ai vu le clip de « Bullet With Butterfly Wings » à la télévision. Je m'étais dit « C'est pas possible, encore un pseudo groupe grunge qui ne propose rien de neuf ! ». Il faut dire qu'à l'époque, les radios s'emparaient d'insipides grossoyeurs du fameux son de Seattle à la chaîne... Et puis, comment s'intéresser aux Smashing Pumpkins alors que Pavement venait de sortir « Wowee Zowee » ?C'est tout de même la curiosité qui m'a poussé à écouter d'une oreille plus attentive ce double album, écoute qui s'est révélée au bout du compte extrêmement admirative. Bien sûr, au départ, on se dit qu'il s'agit d'un mix plus ou moins avoué de trois piliers fondamentaux du rock (le côté hard-rock de Black Sabbath - voire des premiers Led Zeppelin, la versatilité de la pop psychédélique et des mélodies parfois inspirées des Beatles, et les soubresauts gothiques des années Cure, Bauhaus et autres Bunnymen). Et puis, en fin de compte, la magie opère incontestablement. On se dit non seulement que cette oeuvre est importante (variété de styles étourdissante), que Billy Corgan a un timbre de voix non pas agaçant mais devenant LE point fort du disque, mais aussi que ces citrouilles ont finalement leur propre son (leurs fameuses distorsions de guitare présentes sur ZERO, reconnaissables entre mille ! ainsi que les roulements de batterie mémorables de Chamberlain qui décidément n'est par un stagiaire manchot dans sa spécialité), leur propre combinaison des genres, leur propre appréhension des émotions (et pas seulement une classique alternance entre gros son gras et ballades sirupeuses), bref, leur propre identité. Et de surcroît, qu'ils se sont totalement affranchis du mouvement grunge. Et puis, il y a cette créativité stupéfiante (plus ahurissante encore si l'on considère le grand cortège de faces B écrites à l'époque, avec peu à jeter) et cette inspiration sans faille. Mellon Collie, avec ses singles efficaces (où une certaine urgence se fait notamment ressentir sur Tonight, Tonight, et ZERO), ses brûlots métalleux et cathartiques (au son désormais pumpkinien, donc), ses majestueuses entrée et sortie au piano, ses ballades crève-coeur et ses morceaux épiques (dont les monuments complexes d'opéra-rock « Thru The Eyes Of Ruby » et « Porcelina Of The Vast Oceans ») est une oeuvre ambitieuse et complète, au final pas si grandiloquente que ça, qui se suffit à elle-même et dont la musique peut bien se suffir finalement pour quelques temps (nombreux sont ceux dont Mellon Collie est resté cloué au fond de leur chaîne pendant des semaines...). Depuis, j'ai réécouté tous les albums des Smashing Pumpkins avec déléctation et en les usant jusqu'à la peau (euh... sauf Machina), mais je n'ai jamais réécouté « Bullet With Butterfly Wings »... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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