Désormais, il ne peut même plus y avoir appel sur ce constat amer. Le livre de J. Bénesteau enfonce le clou, et ceux qui ne sont encore qu'à moitié convaincus par sa démonstration implacable n'ont qu'à bien se tenir en attendant les traductions françaises des "Freud Scholars" (Cioffi, Crews, Wilcocks, etc.) à venir (du moins peut-on l'espérer). Il est vain de chercher encore à réfuter ou à confirmer la validité de quoi que ce soit en la matière. Freud a monté une construction faramineuse, de toutes pièces, dans la plus totale fausseté, en dehors de tout lien avec une quelconque communauté scientifique. Il faudrait « par dessus le marché », s’acharner à démontrer, selon ses tenants indécrottables, a posteriori et une fois de plus, que cette vaine élucubration possède encore un semblant de scientificité, dès lors que toutes les tentatives pour y parvenir depuis près de trois quarts de siècles ont échoué. On ne peut que pleurer devant les dégâts que cette lamentable mystification a causés ; le moindre n’étant pas le retard considérable occasionné à l’authentique (et modeste) recherche de moyens curatifs efficaces des affections nerveuses. De quel gâchis cet homme là, à commencer dans sa propre famille, n’est-il pas à l’origine. Le catalogue dressé par J. Bénesteau est effarant, et il y a en plus bien d’autres faits que ce livre extrêmement bien documenté éclaire avec courage et détermination. Il faut lire cet auteur, il n’y a rien d’autre à faire. Tant pis si le reste de ses illusions fait naufrage. Ce livre est immensément salubre.