L'invention d'une forme inédite de mise en musique du désespoir : dans les invectives du clown oscillant entre lucidité poignante et auto-dérision, dans la musique gratuitement somptueuse, naissent le désordre des sens, puis le vertige de l'abandon. Dans notre c½ur coule lentement un miel froid et amer, tandis que la blessure se fait plus profonde, plus chérissable encore. Notre esprit s'étourdit dans une valse suspendue des illusions perdues et des rêves irrémédiablement oubliés. Toutes les phrases que l'on aurait dû dire au moment du naufrage sont là, elles ne sont qu'un regret de plus, désormais. Il ne nous reste donc plus qu'à disparaître, définitivement effacés...