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5.0 étoiles sur 5
Le deuxième chef d'œuvre, 30 septembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mezzanine (CD)
Le trio est devenu un duo, et cet album a été conçu dans une ambiance tendue entre 3D et Daddy G après le départ de Mushroom (cependant présent dans les clips de cette période et crédité sur chaque morceau). Alors que ces deux derniers avaient "pris l'avantage" sur les deux premiers albums, les innervant de reggae, hip-hop et soul, c'est 3D qui a apporté la touche rock à "Mezzanine". Il a employé pour cela Angelo Bruschini, le guitariste des Blue Aeroplanes, qu'il a fait jouer en boucle, puis a échantillonné et trituré les enregistrements. C'est ainsi que sont nées les sonorités si particulières de "Mezzanine", qui n'en demeure pas moins un album de trip hop, presque schizophrène puisque se côtoient des morceaux aériens avec d'autres sombres voire anxiogènes. Les invités vocaux sont l'habituel Horace Andy, Elizabeth Fraser des feu-Cocteau Twins, et une certaine Sara Jay. L'alchimie opère entre tous ces éléments.
Je regrette cependant à chaque écoute la présence du quatrième morceau "Exchange" (et de son jumeau en fin d'album), cet instrumental auquel je n'ai jamais trouvé le moindre intérêt et qui vient couper une belle suite de morceaux.
(Krik, amazon.fr, 30/09/11)
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9 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Mezzanine, 20 janvier 2010
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Massive Attack, à l'aube de la décennie, avait donné naissance à un nouveau genre, nommé (mal) par la suite trip-hop, qui au fil des années et après sa grande popularisation, va devenir une musique inoffensive, une confiture pour fond sonore de bar à cocktail chicos, un truc dans l'air du temps, bref, une musique sans avenir. A la fin de la même décennie, Massive Attack en signe l'arrêt de mort, et du même coup, son chef-d'oeuvre, sa pierre tombale superbe. Abandonné le dub, le hip-hop et la sensualité noire, les bristolien se tournent vers d'autres influences, le rock froid des années 80, la cold-wave, et une électronique sinistre. Tout est dit dès le premier titre, terrifiant, avec des basses inquiétantes, la voix implorante et sublime d'Horace Andy puis les vagues de guitares agressives qui recouvrent la rythmique sèche et métronomique. "Risingson" n'est pas en reste dans le foutage de pétoche avec ce refrain bizarre, comme une interruption dans la musique, ces voix éthérées, flottantes. Et "Teardrop" en rajoute en couche, avec la voix de la vague froide si il ne devait en rester qu'une, la magnifique Liz Fraser, sortie de sa retraite pour le morceau le plus emblématique du groupe sur lequel il est difficile d'écrire quoi que se soit qui n'ait pas déjà été dit. La machine continue de tracer sa route, "Inertia Creeps" où une electronica un peu méchante à l'arrière goût moyen oriental porte le flow maladif de Del Naja. Horace Andy apporte le seul moment de réconfort de ce bloc de noirceur, "Exchange", repris en fin de course, comme un peu abîmé par le parcours, mais toujours aussi caressant. On croirait presque retrouver des saveurs anciennes quand Sara Jay apporte un peu de sensualité dans la voix, sur une ligne de basse profonde mais inquiète, "Dissolved Girl", qui finira par se perdre, attaquée de toute part par des guitares malveillantes et un beat trop lourd pour être honnête. "Man Next Door", peut-être, sans doute, la plus belle addition d'Horace Andy au canon de Massive Attack, une reprise de John Holt croisée à un sample des Cure, quand le reggae devient glacial. Fraser tente une anesthésie vicieuse sans douleur, "Black Milk" avec le très flippant titre éponyme et son refrain glauque, ses voix pas claires... "Group Four" achève le mauvais rêve avec grâce, toujours Fraser, avec une coda sublime et ses guitares lancinantes qui n'en finissent pas de revenir à la charge. Enterrement de première classe. N'y revenez plus.
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5.0 étoiles sur 5
ENOOOOORME !!!!!!!, 1 janvier 2011
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L'album culte du groupe et même du style triphop.
Une ambiance sombre, lourde, froide, opressante, chaque chanteur amène son flow et surtout la chanteuse qui a une voix envoutante, limite "sexy".
Chaque morceau est une perle, à la fois puissant mais aussi subtil, bref rien est à jeter.
Même 12 ans après sa sortie, lorsque je le réécoute, je me reprends une grosse claque et les frissons qui vont avec comme la première fois.
C'est comme l'album Thriller ou Bad de Michael Jackson, tout le monde devrait l'avoir...
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