J'ai acheté ce CD à sa sortie, et depuis j'ai découvert les autres Global Underground (GU), la trance et la progressive ainsi que les autres compilations de Danny Howells.
J'avais beaucoup apprécié la sélection à l'époque, et je continue de l'apprécier aujourd'hui.
Si l'on conviendra que les orientations musicales empruntées sont assez différentes de ce que pouvait proposer GU jusqu'alors, il n'en reste pas moins que c'est une très bonne compilation.
De toute manière, Danny Howells a toujours eu une tendance house assez prononcée, que ce soit sur "Nubreed", les "Nocturnal Frequencies", ou encore plus évident sur "Choice". J'ajouterai qu'il a toujours mis dans ses sets des morceaux que l'on pourrait qualifier de classiques, et ce n'est pas étonnant quand on a vu la taille de sa collection de vinyles, avec des morceaux festifs du moment, à savoir de la progressive vaguement trance voire un peu techy dans les années 2000-2003, et maintenant de l'électro club, comme le remix de "Bodydub" par les Tiefschwarz.
On retrouve toutes ces tendances, que ce soit deep house chaleureuse sur le premier CD, orienté assez mid tempo, peu vocal, mais très groovy, avec sa dose de classique -le phénoménal "Hills of Kathmandu"-, ou sur le deuxième CD des titres assez mentaux -"Bulldozer" de Sid Lerock-, plus mélodiques -Brian Zentz, Mateo Murphy- ou électro -Bobby Peru, Boogie Drama-, prog -Ashtrax, le projet d'Ashley Casselle- ou sombre-"Crying Hero" remixé par Tiga, le formidable remix de Simon Rathcliffe (Basement Jaxx) du classique "Hot on the Heels of Love".
La technique de mix est loin d'être médiocre si l'on y prête attention, tout se fait en douceur.
Après, il faut aimer la house, et ne pas faire la gueule sur les quelques morceaux un peu cross over et tendances -je ne comprends toujours pas ce que l'on trouve à ce titre des Wighnomy Bros.
En dehors de ça, on a là une GU de très bonne facture. Il faut se faire au changement d'orientation de la série, c'est tout. La progressive telle que nous la connûmes n'est plus... Snif.