Comment ne pas vouloir capitaliser une dernière fois sur l'artiste de 2009 malgré lui? Descendu en flammes pendant des années, Jackson était devenu l'un des êtres les plus méprisés par l'humanité, tandis que ses fans l'élevaient toujours au rang de Dieu, incapable de commettre le moindre mal à des enfants. Si la rumeur persistera ad vitam eternam, l'oeuvre aussi.
Faire découvrir l'envers du décor post-mortem a la vocation de vouloir satisfaire les fans qui ne pourront plus jamais approcher leur idole ni rien entendre de nouveau (sauf si la maison de disques décide d'ouvrir la boite de Pandore avec les dizaines de chansons inédites enregistrées par MJ), mais aussi satisfaire le voyeurisme ultime. Là encore, Michael Jackson partagera toujours! Etait-il sain de montrer ces images? Etait-ce l'hommage ultime? Etait-ce vraiment l'image qu'il fallait laisser le plus vite possible, celle d'une vedette, d'une icone fragilisée, à la recherche de repères pour donner le meilleur du meilleur de lui-même? Ne valait-il mieux pas proposer des bandes inédites uniquement audio, des chansons que personne ne connait?
Malgré la qualité du témoignage, je ne peux m'empêcher de me faire la réflexion suivante : si Michale Jackson était innocent des crimes dont il a été accusé, sa vie a été une tragédie, une de plus, après le relationnel difficile avec son père... Reste l'artiste que l'on découvre ici dans sa vérité la plus crue, sans artifice, juste un bonhomme aux records démentiels et qui restera l'une des vedettes les plus plébiscitées de tous les temps. respect!