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D'un point de vue formel, le « Michael Kohlhaas » d'Arnaud des Palières est film au rythme lent, presque contemplatif. Les décors naturels sont magnifiques, servis par une magnifique photo, tantôt brumeuse, tantôt ensoleillée. La musique - justement récompensée par un César - est aussi discrète qu'évocatrice de la première moitié du XVIe siècle, si éloigné des codes de notre monde contemporain. Le scénario, le récit de l'histoire de Michael Kohlhaas sont parfois malheureusement un peu confus.

Au-delà de ces éléments, l'histoire est traitée avec beaucoup de subtilité et d'intelligence. Kohlhaas, un allemand, vendeur de chevaux prospère établi dans les Cévennes se voit spolier par un baron. Sur de son fait, Kohlhaas s'entête à obtenir justice, d'abord par des voies légales, puis, les choses tournant mal, en entraînant les paysans de la région dans une révolte qu'il veut diriger avec une pureté intransigeante. La question centrale est celle de la justice, humaine et divine, face à la voie sans issue que semble représenter la vengeance. Le contexte historique, la place des thèses de Luther sont traité avec une remarquable discrétion qui ne vient pas instrumentaliser les choix et le destin du héros. Trois personnages, et les acteurs qui les interprètent, sont particulièrement remarquables : Michael Kohlhaas (Mads Mikkelsen), emporté dans l'engrenage qu'il a choisi d'enclencher, le pasteur (Denis Lavant) qui délivre les clés de la morale du film et Marguerite d'Angoulême (Roxane Durant), sœur de François Ier qui incarne avec fragilité une certaine forme de justice terrestre. On notera le second rôle très sobre tenu par l'excellent Bruno Ganz (le gouverneur).

Au bout du compte, « Michael Kohlhaas » est un film qui peine un peu à être à la hauteur de son sujet mais qui parvient néanmoins, et de belle manière, à raconter sans manichéisme une histoire révélatrice de l'âme humaine.
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le 29 avril 2014
Ce drame historique fait force de loi dans ce genre cinématographique. La pellicule est somptueuse. La bande son et la musique le sont tout autant. La réalisation est léchée (jeux d'ombre et de lumière, alternance de gros plans et de plans larges, décors magnifiques du plateau du Vercors, costumes d'époques, rythme soutenu,…). Mad Mikkelsen crève l'écran par son interprétation.
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Arnaud des Pallières s'est inspiré librement d'une nouvelle de l'écrivain allemand Henrich von Kleist, qui racontent l'histoire d'un maquignon victime d'une grande injustice au XVIe siècle. Au XVIème siècle dans les Cévennes, le marchand de chevaux Michael Kohlhaas (Mads Mikkelsen, hiératique et sublime), protestant, mène une vie familiale prospère et heureuse, aux côtés de sa femme Judith (Delphine Guillaut), sa fille Lisbeth (Mélusine Mayance, époustouflante), son contremaître César (David Bennent, excellent), son apprenti Jérémie (Paul Bartel, tout en présence silencieuse, prsque charnelle) et leur Prédicant (David Kross, tout en empathie chaleureuse).

Alors qu'il s'en revient chez lui avec plusieurs chevaux, Michael Kohlhaas se heurte à un seigneur dont il doit traverser les terres. C'est son itinéraire habituel mais cette fois le baron a instauré un péage. Faute d'argent, Kohlhaas laisse en gage deux chevaux et son valet pour s'en occuper. Les gens du baron infligent de mauvais traitements aux montures. Le valet tente de s'y opposer et on lâche deux molosses sur lui. Kohlhaas ne cesse alors de demander réparation, d'abord en justice. Il est débouté. Sa femme va défendre sa cause à la Cour, elle sera assassinée. Kohlhaas prend alors les armes et met le pays à feu et à sang : la Saxe chez Kleist, la France chez Arnaud des Pallières.

Sorte de western féodal très "théorique", Michael Kohlhass "Michael Kohlhass" est étayé par un rapport puissant et plastique à la matière, tout cela soutenu par une composition musicale subtile. Le casting est remarquable. L’adéquation entre la forme et le fond est quasiment parfaite. Arnaud des Pallières passionne par le traitement fait ici d'une question morale intemporelle. Qu'est-ce qu'une injustice ? Qu'est-ce qu'être dans son bon droit ? Quel est le prix de la justice ? Qui et comment peut-on la délivrer au plus juste, tant l'être humain est éloigné existentiellement de cette justice même ?

"Michael Kohlhaas" est une oeuvre particulièrement marquante sur le fond, éblouissante sur la forme, portée par un Madds Mikkelsen à son meilleur.

Seul petit bémol : les divers accents ne permettent pas toujours de comprendre aisément ce qui est dit. Or on voudrait ne rien perdre...
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le 7 décembre 2014
Intéressant film qui tourne autour d'une affaire de justice dans un cadre renaissance dans la campagne française des cévennes/Lozère , le thème qui rappelle un peu la trame historique d'un "rob roy " , tourne autour de la justice/injustice et l'abus de rang , mais l'originalité réside dans le déroulement de cette intrigue ... Le choix du réalisateur n'est pas facile car il impose au film un non rythme , qui pourrait confiner à la monotonie pour les spectateurs habitués à des traitements du scénario plus action "américaine" ... Le titre du film retrace bien l'histoire du personnage et rien d'autre , ce qui l'habite , la résolution de cette tension interne prenant corps dans cette confrontation avec le pasteur , qui est en fait un face à face avec sa propre conscience ( un peu comme dans le jeanne d'arc de Besson , le face à face avec Dustin Hoffman) . Ce film est bien fait et maîtrisé , il ne plaira pas à tout le monde car il est construit comme un film d'art et d'essai , il n'y a pas d'esbrouffe , on y rencontre dans le casting sergi lopez en second rôle , acteur qui accepte ainsi des rôles secondaires , c'est significatif ... Ici on raconte une histoire simple sur la complexité de la vie humaine vers le 16e siècle français ; et c'est franchement honnête et agréable .
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le 3 août 2014
Le récit est linéaire et classique avec un rythme tranquille , les qualités du film résident selon moi dans la volonté de réalisme littéralement " terre-à-terre " avec une photographie intimiste et un jeu d' acteur très sobre . C' est évidemment à l' opposé des films made in Usa et rien ne rebutera plus celui qui attend de l' action ( et pourtant il y en a pas mal ! Michel Kolhass et sa troupe passe beaucoup de monde par le fil de leur épée et de leurs arbalètes ) .
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le 10 janvier 2014
Le thème de l'homme qui, étant victime d'exactions et ayant épuisé tous les recours possibles, estime qu'il n'a plus d'autre choix que de s'ériger lui-même en justicier de sa propre cause, ce thème a déjà été abordé bien des fois au cinéma et tout particulièrement dans nombre de westerns. "Michael Kohlhaas" précisément, au fil de plusieurs de ses scènes, a tout à fait l'allure d'un western, avec ses hommes chevauchant leurs montures dans des paysages cévenols qui, par moments, ressemblent à s'y méprendre à certains paysages de l'ouest américain. Avons-nous donc affaire à un thème rebattu et à un film manquant d'originalité? Pas du tout, car même les thèmes ou les sujets les plus ressassés peuvent apparaître comme nouveaux pour peu qu'on sache leur donner une couleur ou un ton inédit. Or ce qui fait, à mon avis, l'originalité de "Michael Kohlhass", c'est que le thème de la justice y est abordé d'une manière très précise en résonnance avec la foi chrétienne et avec des références bibliques. C'est un théologien en effet qui, au coeur même du film, dans ce qui m'a semblé en être la scène la plus significative, rappelle à l'insurgé Michael Kohlhaas les exigences de la foi chrétienne et lui fait en quelque sorte sentir ainsi dans quelle folie il s'est engagé.

Mais reprenons les faits depuis le début sans bien sûr dévoiler la totalité de l'intrigue et en se gardant de raconter l'issue vertigineuse du récit. Arnaud des Pallières a adapté un roman d'Heinrich von Kleist en le transposant dans les Cévennes du XVIe siècle. Un marchand, Michael Kohlhaas, en route vers une ville pour y vendre des chevaux, se trouve arrêté dans sa course par une barrière. C'est un seigneur local, un baron, qui, au mépris de toutes les règles, a pris la décision d'exiger un péage de quiconque veut passer sur ses terres. Michael Kohlhaas s'insurge mais se voit contraint de laisser en gage deux de ses chevaux jusqu'à ce qu'il revienne et s'acquitte de la somme due. Mais, à son retour, il découvre que ses chevaux ont été terriblement maltraités et que le valet qu'il avait chargé de leurs soins a disparu. On le retrouvera plus tard, blessé, mordu par des chiens qu'on a lâché sur lui. Michael Kohlhaas demande justice, mais il n'obtient rien. Il finit même par envoyer sa femme intercéder pour lui auprès d'une princesse. Mais la violence n'épargne rien ni personne et, en désespoir de cause, Michael Kohlhaas ne voit plus d'autre issue que de prendre les armes, que d'entraîner à sa suite les paysans de la région et que de se venger par la guerre.

Michael Kohlhaas qui lit la Bible, qui connaît l'Evangile, sait bien qu'il y est exigé le pardon des ennemis, mais son appétit de justice l'emporte sur toute autre considération. A quel prix? Au prix du sang! Est-il permis de se faire justice soi-même et, pour ce faire, d'entraîner avec soi des hommes qui le paieront de leur vie? Le théologien qui interpelle Michael Kohlhaas lors de la scène la plus importante du film lui pose ces questions. Au nom de la justice, Michael Kohlhaas n'a-t-il pas ouvert la porte à mille injustices plus graves encore que celle qu'il a lui-même subie?

Ce film puissant apparaîtra peut-être à certains un peu trop sage, un peu trop classique, dans sa réalisation. Il y a aussi, ici ou là, l'une ou l'autre scène quelque peu confuse, il faut l'admettre. Mais ces défauts mineurs sont largement compensés par la force de ce récit, par les plans superbes qui émaillent le film d'un bout à l'autre, et aussi et surtout par le jeu des acteurs, à commencer bien sûr par le danois Mads Mikkelsen, impressionnant dans le rôle titre. Mais les autres acteurs et actrices ne sont pas en reste: ainsi la fillette qui joue de le rôle de l'enfant de Michael Kohlhaas; elle apparaît à la fois comme une fille aimante et comme un reproche vivant pour un père qui a emprunté des chemins de désastre!
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le 16 février 2016
Ce film trahit l'oeuvre de Kleist qu'elle est supposée illustrer. On n'y retrouve rien de ce drame de l'injustice, source de mort par une interprétation trop stricte de la morale et de la justice; une interprétation que l'on retrouvait dans une autre oeuvre, plus connue, de Kleist, "Le Prince de Hombourg". Le film, dont j'aurais aimé pouvoir vanter l'image, si j'avais pu apercevoir quelque chose dans cette obscurité continue qui finit par agacer, a eu, paraît-il, un "César de la musique". Je me demande où on a entendu de la musique, alors que l'on ne perçoit que le souffle du vent tout au long du film. Excès d'esthétisme obscur, le réalisateur a cru "faire profond" en limitant les dialogues à quelques mots, souvent incompréhensibles d'ailleurs. Le spectateur qui n'a pas lu l'oeuvre de Kleist doit s'y perdre. Mads Mikkelsen a un beau visage, on regrette pour lui qu'il se soit fourvoyé dans ce film esthétisant, esthétisant peut-être par économie, comme l'explique d'ailleurs le réalisateur lui-même dans une postface du roman.
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le 24 avril 2014
Magnifique film , très déroutant et subjuguant à la fois , Mads Mikkelsen est sublime ! a voir rien que pour le plaisir et la beauté autant du paysage que surtout de l'acteur !! je suis bleuffée !
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le 24 novembre 2014
en première livraison j'ai reçu mon DVD avec des défauts de gravure, il m'e a été livrais gratuitement un second qui fonctionne très bien, je retire donc mon premier avis et conseille ce vendeur.
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le 27 octobre 2014
Fresque historique, très bonne restitution historique, avec de bons acteurs.
Assez mitigé, l'ambiance , le rythme ..... a revoir pour sans doute mieux apprécier
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