Ce dernier tome est vraiment à part dans la série: écrit à la première personne, des chapitres plus longs, une trame plus rectiligne, moins de personnages, il n'a pas grand rapport avec les six premiers. Michael Tolliver est vivant, oui, et il a vieilli, comme Armistead Maupin! Alors bien sûr, ce dernier tome donne l'impression de retrouver de vieilles connaissances, mais sans la vitalité qu'on leur connaissait. Finies les histoires entrecroisées, place à l'histoire unique de Michael, et les personnages qui gravitent autour. Par ailleurs, Maupin donne un peu trop d'importance aux expériences sexuelles de Michael, sans que cela apporte beaucoup à l'intrigue.
De plus, la 'présentation de l'éditeur' indique que l'histoire se base sur le dilemme de Michael (choisira-t-il sa mère ou Anna?). Or, ce 'choix' n'intervient qu'à 50 pages de la fin, et Michael n'hésite pas un seul instant!
En résumé, cela m'a fait plaisir de retrouver ces personnages, mais la trame trop légère me laisse un sentiment d'inachevé, que je n'avais pas à la fin du 6e tome! Dommage!