Ces trois volumes comblent l'attente d'un lecteur qui avait le choix jusqu'alors entre les oeuvres expérimentales assommantes de Butor ou Robbe-Grillet, et des romans de gare de Nothomb ou Beigbeder. L'exigence d'écriture, la drôlerie satirique, est plus haute que chez ces formalistes.Ses vraies recherches esthétiques ne s'accompagnent pas de mépris mercantile ou savant pour le lecteur de base. Comme tout vrai romancier, et comme certains vrais poètes, Houellebecq affronte le monde comme il est, et en fait des oeuvres solides, profondes, drôles et belles.