Michel Jonasz

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Biographie

Le blanc qui chante Toulouse... Michel Jonasz aurait pu être celui-là s'il n'avait pas vu le jour à Drancy le 21 janvier 1947 dans une famille juive d'immigrés hongrois. A l'âge de quinze ans, Michel Jonasz abandonne la voie scolaire. Parcours classique d'un adolescent passionné par l'art. Il se tourne d'abord vers la peinture et la comédie. Pourtant, c'est en tant que pianiste qu'il intègre le groupe Kenty et les Skylarks ! Il enchaîne avec le duo King Set, en compagnie de son ami guitariste Alain Goldstein. Premiers succès éphémères. Le groupe se dissout. Michel Jonasz part alors en ... Lire la suite

Le blanc qui chante Toulouse... Michel Jonasz aurait pu être celui-là s'il n'avait pas vu le jour à Drancy le 21 janvier 1947 dans une famille juive d'immigrés hongrois. A l'âge de quinze ans, Michel Jonasz abandonne la voie scolaire. Parcours classique d'un adolescent passionné par l'art. Il se tourne d'abord vers la peinture et la comédie. Pourtant, c'est en tant que pianiste qu'il intègre le groupe Kenty et les Skylarks ! Il enchaîne avec le duo King Set, en compagnie de son ami guitariste Alain Goldstein. Premiers succès éphémères. Le groupe se dissout. Michel Jonasz part alors en tournée avec Christophe. Il continue d'être pianiste-accompagnateur. 1969 : il enregistre «Adieu la terre», un 45 tours quatre titres sous le nom de Jonasz. Suivi de quelques autres dans la foulée post-68. Il fait également des tournées, en première partie des vedettes de l'époque dont Stone et Charden. Sacré décalage...

Dix-huit grèves de poubelles que je traîne dans le quartier...

«La rencontre» qu'il chante en 1970 : Michel Jonasz l'attend toujours avec le public. Dans les allées des podiums d'Europe 1 ou dans les coulisses de l'Olympia. En 1974, le crooner sort alors le grand jeu. Sa «Super nana» dynamite les radios ! Difficile de résister à cette obscure créature, quelque part entre le béton et le ciné-club : «Jamais vu plus belle qu'elle dans la cité / Les serveuses du milk-bar ou du Banana / Qu'on dépiaute dans le noir au cinéma. C'est des trucs pour la toux, des pastilles, des cachous / Bonbons d' machines à sous. Mais elle pas du tout.». Pourtant, le disque ne se vend pas par milliers. Trop novateur ? Cette forme de poésie décalée (signée Jean-Claude Vannier) n'a rien à voir avec les héros frenchies des années 70. Ce premier album éponyme contient également «Dîtes-moi», une chanson sous forme d'appel désespéré... Michel Jonasz en écrira d'autres.

Bonsoir vous voulez quoi ?

1975 : Un tour au bord de la mer ? Michel Jonasz fait escale. La chanson «Les vacances au bord de la mer» est enfin un succès populaire ! Entre le camping et la glace couleur menthe à l'eau, en v'la d'là nostalgie, en v'là ! Michel Jonasz a trouvé sa voie. Son timbre proche des voix américaines noires, sa voix empreinte de mélancolie. Direction : l'amour et ses désillusions. Cet univers si particulier séduit alors Eddy Mitchell qui emmène Jonasz en tournée. Car le petit gamin de Drancy est avant tout un homme de scène. Il suffit de l'avoir vu une fois dans sa salle de concert fétiche, le Casino de Paris. Il a une énergie unique. De ce fait, en 1977, il se retrouve en tête d'affiche au Théâtre de la Ville de Paris. En piste avec son album intitulé 3ème. Il enchaîne les succès ou plutôt des petites chansons inoubliables : «J'veux pas qu'tu t'en ailles», «Guigui», «La famille». Désormais, il est auteur-compositeur-interprète. Une phrase symbolique de la touche Jonasz : «Moi qui sais pas bien faire le thé / Qu'est ce que j'vais faire / C'est un détail / Mais...J'veux pas qu'tu t'en ailles». L'artiste termine cette décennie par un passage en vedette à l'Olympia.

Les années 80 commencent

Les années 80 commencent... Michel Jonasz l'annonce lui-même dans son nouvel album. Désormais, il poursuit sa vie d'artiste entre studios et spectacles. On retient particulièrement deux classiques dans l'album La nouvelle vie, sorti en 1981 : «Joueur de blues» et les énigmatiques «Fourmis rouges». A cette époque, Michel Jonasz entame également une carrière de comédien dans Qu'est-ce qui fait courir David ? Il continue d'ailleurs à faire des choix sporadiques, on l'a récemment aperçu dans La maison de Nina. Il y joue le peintre Marc Chagall. Un retour aux premières amours...

1985 : Michel Jonasz sort un de ses albums les plus vendus : Unis vers l'uni. La consécration. Il fait le Palais des Sports à guichets fermés. Il remporte trois Victoires de la musique. Et la fameuse «boite de jazz» et son énumération «scat» de jazzman hante les esprits ! Ce succès, Jonasz n'a pas le temps de le savourer. Il a déjà créé un concept original La fabuleuse histoire de Mister Swing ! Lui et son double chanteur sur scène. En 1987, le spectacle est enregistré lors d'une représentation. Cette odyssée entraîne le public de la Cigale de Paris et les pays francophones. Ces années-là, Michel Jonasz est plutôt prolifique. Pourtant, en 1992, le titre de l'album Où est la source ? s'avère annonciateur. La source, Michel semble encore la trouver. Le public moins avide d'y goûter.

Le bonheur tranquille

A partir de 1995, Michel Jonasz savoure donc un «bonheur tranquille» comme le dit l'une de ses chansons. Une sorte de carrière en demi-teintes. S'il continue à remplir les salles, il ne parvient pas à conquérir un nouveau public. Plus jeune. L'album Soul music airlines trouve plutôt ses aficionados. Nonchalamment. Sans faire de vagues. En 1997, Michel Jonasz fête également ses trente ans de carrière. Il participe notamment à la tournée Sol en Si avec ses camarades Zazie et Alain Souchon. Le chanteur garde un rythme de production régulier. 2000 : Pôle Ouest. 2002 : Où vont les rêves Hélas, ces deux nouveaux disques s'ils restent d'une indéniable qualité n'emportent plus l'adhésion. Le spleen de Mister Swing ne ferait-il plus l'unanimité ? Il semble être pris au piège de sa propre nostalgie. Les ventes d'albums se tassent. Conclusion : en 2005, Michel Jonasz surprend le métier en sortant un album sur son propre label. L'affaire des contrats rendus aux artistes par les majors fait polémique. La presse interroge Jonasz. Il dit avoir déjà prévu cette évolution artistique. Et la «Femme du parfumeur », sa nouvelle chanson enivre le public fidèle qui l'attendait. Le chanteur reprend donc la route...du Casino de Paris à l'Olympia.

Après six ans de silence discographique et une pièce rendant hommage à son grand-père déporté en 2009 (Abraham au Petit Journal Montparnasse), Michel Jonasz revient tel qu'en lui-même avec l'album Les Hommes Sont Toujours de Grands Enfants (février 2011), retour nostalgique sur son adolescence au début des années soixante.

Difficile de comparer Michel Jonasz à un autre...Il a su mixer les eaux du Mississipi et de la Seine. Les voilà, les sources dont il parlait. Qui a eu cette audace-là ? Michel Jonasz reste un philtre unique à base de mélancolie slave et de jazz. Un joueur de blues en somme. Copyright 2014 Music Story Paula Haddad

Le blanc qui chante Toulouse... Michel Jonasz aurait pu être celui-là s'il n'avait pas vu le jour à Drancy le 21 janvier 1947 dans une famille juive d'immigrés hongrois. A l'âge de quinze ans, Michel Jonasz abandonne la voie scolaire. Parcours classique d'un adolescent passionné par l'art. Il se tourne d'abord vers la peinture et la comédie. Pourtant, c'est en tant que pianiste qu'il intègre le groupe Kenty et les Skylarks ! Il enchaîne avec le duo King Set, en compagnie de son ami guitariste Alain Goldstein. Premiers succès éphémères. Le groupe se dissout. Michel Jonasz part alors en tournée avec Christophe. Il continue d'être pianiste-accompagnateur. 1969 : il enregistre «Adieu la terre», un 45 tours quatre titres sous le nom de Jonasz. Suivi de quelques autres dans la foulée post-68. Il fait également des tournées, en première partie des vedettes de l'époque dont Stone et Charden. Sacré décalage...

Dix-huit grèves de poubelles que je traîne dans le quartier...

«La rencontre» qu'il chante en 1970 : Michel Jonasz l'attend toujours avec le public. Dans les allées des podiums d'Europe 1 ou dans les coulisses de l'Olympia. En 1974, le crooner sort alors le grand jeu. Sa «Super nana» dynamite les radios ! Difficile de résister à cette obscure créature, quelque part entre le béton et le ciné-club : «Jamais vu plus belle qu'elle dans la cité / Les serveuses du milk-bar ou du Banana / Qu'on dépiaute dans le noir au cinéma. C'est des trucs pour la toux, des pastilles, des cachous / Bonbons d' machines à sous. Mais elle pas du tout.». Pourtant, le disque ne se vend pas par milliers. Trop novateur ? Cette forme de poésie décalée (signée Jean-Claude Vannier) n'a rien à voir avec les héros frenchies des années 70. Ce premier album éponyme contient également «Dîtes-moi», une chanson sous forme d'appel désespéré... Michel Jonasz en écrira d'autres.

Bonsoir vous voulez quoi ?

1975 : Un tour au bord de la mer ? Michel Jonasz fait escale. La chanson «Les vacances au bord de la mer» est enfin un succès populaire ! Entre le camping et la glace couleur menthe à l'eau, en v'la d'là nostalgie, en v'là ! Michel Jonasz a trouvé sa voie. Son timbre proche des voix américaines noires, sa voix empreinte de mélancolie. Direction : l'amour et ses désillusions. Cet univers si particulier séduit alors Eddy Mitchell qui emmène Jonasz en tournée. Car le petit gamin de Drancy est avant tout un homme de scène. Il suffit de l'avoir vu une fois dans sa salle de concert fétiche, le Casino de Paris. Il a une énergie unique. De ce fait, en 1977, il se retrouve en tête d'affiche au Théâtre de la Ville de Paris. En piste avec son album intitulé 3ème. Il enchaîne les succès ou plutôt des petites chansons inoubliables : «J'veux pas qu'tu t'en ailles», «Guigui», «La famille». Désormais, il est auteur-compositeur-interprète. Une phrase symbolique de la touche Jonasz : «Moi qui sais pas bien faire le thé / Qu'est ce que j'vais faire / C'est un détail / Mais...J'veux pas qu'tu t'en ailles». L'artiste termine cette décennie par un passage en vedette à l'Olympia.

Les années 80 commencent

Les années 80 commencent... Michel Jonasz l'annonce lui-même dans son nouvel album. Désormais, il poursuit sa vie d'artiste entre studios et spectacles. On retient particulièrement deux classiques dans l'album La nouvelle vie, sorti en 1981 : «Joueur de blues» et les énigmatiques «Fourmis rouges». A cette époque, Michel Jonasz entame également une carrière de comédien dans Qu'est-ce qui fait courir David ? Il continue d'ailleurs à faire des choix sporadiques, on l'a récemment aperçu dans La maison de Nina. Il y joue le peintre Marc Chagall. Un retour aux premières amours...

1985 : Michel Jonasz sort un de ses albums les plus vendus : Unis vers l'uni. La consécration. Il fait le Palais des Sports à guichets fermés. Il remporte trois Victoires de la musique. Et la fameuse «boite de jazz» et son énumération «scat» de jazzman hante les esprits ! Ce succès, Jonasz n'a pas le temps de le savourer. Il a déjà créé un concept original La fabuleuse histoire de Mister Swing ! Lui et son double chanteur sur scène. En 1987, le spectacle est enregistré lors d'une représentation. Cette odyssée entraîne le public de la Cigale de Paris et les pays francophones. Ces années-là, Michel Jonasz est plutôt prolifique. Pourtant, en 1992, le titre de l'album Où est la source ? s'avère annonciateur. La source, Michel semble encore la trouver. Le public moins avide d'y goûter.

Le bonheur tranquille

A partir de 1995, Michel Jonasz savoure donc un «bonheur tranquille» comme le dit l'une de ses chansons. Une sorte de carrière en demi-teintes. S'il continue à remplir les salles, il ne parvient pas à conquérir un nouveau public. Plus jeune. L'album Soul music airlines trouve plutôt ses aficionados. Nonchalamment. Sans faire de vagues. En 1997, Michel Jonasz fête également ses trente ans de carrière. Il participe notamment à la tournée Sol en Si avec ses camarades Zazie et Alain Souchon. Le chanteur garde un rythme de production régulier. 2000 : Pôle Ouest. 2002 : Où vont les rêves Hélas, ces deux nouveaux disques s'ils restent d'une indéniable qualité n'emportent plus l'adhésion. Le spleen de Mister Swing ne ferait-il plus l'unanimité ? Il semble être pris au piège de sa propre nostalgie. Les ventes d'albums se tassent. Conclusion : en 2005, Michel Jonasz surprend le métier en sortant un album sur son propre label. L'affaire des contrats rendus aux artistes par les majors fait polémique. La presse interroge Jonasz. Il dit avoir déjà prévu cette évolution artistique. Et la «Femme du parfumeur », sa nouvelle chanson enivre le public fidèle qui l'attendait. Le chanteur reprend donc la route...du Casino de Paris à l'Olympia.

Après six ans de silence discographique et une pièce rendant hommage à son grand-père déporté en 2009 (Abraham au Petit Journal Montparnasse), Michel Jonasz revient tel qu'en lui-même avec l'album Les Hommes Sont Toujours de Grands Enfants (février 2011), retour nostalgique sur son adolescence au début des années soixante.

Difficile de comparer Michel Jonasz à un autre...Il a su mixer les eaux du Mississipi et de la Seine. Les voilà, les sources dont il parlait. Qui a eu cette audace-là ? Michel Jonasz reste un philtre unique à base de mélancolie slave et de jazz. Un joueur de blues en somme. Copyright 2014 Music Story Paula Haddad

Le blanc qui chante Toulouse... Michel Jonasz aurait pu être celui-là s'il n'avait pas vu le jour à Drancy le 21 janvier 1947 dans une famille juive d'immigrés hongrois. A l'âge de quinze ans, Michel Jonasz abandonne la voie scolaire. Parcours classique d'un adolescent passionné par l'art. Il se tourne d'abord vers la peinture et la comédie. Pourtant, c'est en tant que pianiste qu'il intègre le groupe Kenty et les Skylarks ! Il enchaîne avec le duo King Set, en compagnie de son ami guitariste Alain Goldstein. Premiers succès éphémères. Le groupe se dissout. Michel Jonasz part alors en tournée avec Christophe. Il continue d'être pianiste-accompagnateur. 1969 : il enregistre «Adieu la terre», un 45 tours quatre titres sous le nom de Jonasz. Suivi de quelques autres dans la foulée post-68. Il fait également des tournées, en première partie des vedettes de l'époque dont Stone et Charden. Sacré décalage...

Dix-huit grèves de poubelles que je traîne dans le quartier...

«La rencontre» qu'il chante en 1970 : Michel Jonasz l'attend toujours avec le public. Dans les allées des podiums d'Europe 1 ou dans les coulisses de l'Olympia. En 1974, le crooner sort alors le grand jeu. Sa «Super nana» dynamite les radios ! Difficile de résister à cette obscure créature, quelque part entre le béton et le ciné-club : «Jamais vu plus belle qu'elle dans la cité / Les serveuses du milk-bar ou du Banana / Qu'on dépiaute dans le noir au cinéma. C'est des trucs pour la toux, des pastilles, des cachous / Bonbons d' machines à sous. Mais elle pas du tout.». Pourtant, le disque ne se vend pas par milliers. Trop novateur ? Cette forme de poésie décalée (signée Jean-Claude Vannier) n'a rien à voir avec les héros frenchies des années 70. Ce premier album éponyme contient également «Dîtes-moi», une chanson sous forme d'appel désespéré... Michel Jonasz en écrira d'autres.

Bonsoir vous voulez quoi ?

1975 : Un tour au bord de la mer ? Michel Jonasz fait escale. La chanson «Les vacances au bord de la mer» est enfin un succès populaire ! Entre le camping et la glace couleur menthe à l'eau, en v'la d'là nostalgie, en v'là ! Michel Jonasz a trouvé sa voie. Son timbre proche des voix américaines noires, sa voix empreinte de mélancolie. Direction : l'amour et ses désillusions. Cet univers si particulier séduit alors Eddy Mitchell qui emmène Jonasz en tournée. Car le petit gamin de Drancy est avant tout un homme de scène. Il suffit de l'avoir vu une fois dans sa salle de concert fétiche, le Casino de Paris. Il a une énergie unique. De ce fait, en 1977, il se retrouve en tête d'affiche au Théâtre de la Ville de Paris. En piste avec son album intitulé 3ème. Il enchaîne les succès ou plutôt des petites chansons inoubliables : «J'veux pas qu'tu t'en ailles», «Guigui», «La famille». Désormais, il est auteur-compositeur-interprète. Une phrase symbolique de la touche Jonasz : «Moi qui sais pas bien faire le thé / Qu'est ce que j'vais faire / C'est un détail / Mais...J'veux pas qu'tu t'en ailles». L'artiste termine cette décennie par un passage en vedette à l'Olympia.

Les années 80 commencent

Les années 80 commencent... Michel Jonasz l'annonce lui-même dans son nouvel album. Désormais, il poursuit sa vie d'artiste entre studios et spectacles. On retient particulièrement deux classiques dans l'album La nouvelle vie, sorti en 1981 : «Joueur de blues» et les énigmatiques «Fourmis rouges». A cette époque, Michel Jonasz entame également une carrière de comédien dans Qu'est-ce qui fait courir David ? Il continue d'ailleurs à faire des choix sporadiques, on l'a récemment aperçu dans La maison de Nina. Il y joue le peintre Marc Chagall. Un retour aux premières amours...

1985 : Michel Jonasz sort un de ses albums les plus vendus : Unis vers l'uni. La consécration. Il fait le Palais des Sports à guichets fermés. Il remporte trois Victoires de la musique. Et la fameuse «boite de jazz» et son énumération «scat» de jazzman hante les esprits ! Ce succès, Jonasz n'a pas le temps de le savourer. Il a déjà créé un concept original La fabuleuse histoire de Mister Swing ! Lui et son double chanteur sur scène. En 1987, le spectacle est enregistré lors d'une représentation. Cette odyssée entraîne le public de la Cigale de Paris et les pays francophones. Ces années-là, Michel Jonasz est plutôt prolifique. Pourtant, en 1992, le titre de l'album Où est la source ? s'avère annonciateur. La source, Michel semble encore la trouver. Le public moins avide d'y goûter.

Le bonheur tranquille

A partir de 1995, Michel Jonasz savoure donc un «bonheur tranquille» comme le dit l'une de ses chansons. Une sorte de carrière en demi-teintes. S'il continue à remplir les salles, il ne parvient pas à conquérir un nouveau public. Plus jeune. L'album Soul music airlines trouve plutôt ses aficionados. Nonchalamment. Sans faire de vagues. En 1997, Michel Jonasz fête également ses trente ans de carrière. Il participe notamment à la tournée Sol en Si avec ses camarades Zazie et Alain Souchon. Le chanteur garde un rythme de production régulier. 2000 : Pôle Ouest. 2002 : Où vont les rêves Hélas, ces deux nouveaux disques s'ils restent d'une indéniable qualité n'emportent plus l'adhésion. Le spleen de Mister Swing ne ferait-il plus l'unanimité ? Il semble être pris au piège de sa propre nostalgie. Les ventes d'albums se tassent. Conclusion : en 2005, Michel Jonasz surprend le métier en sortant un album sur son propre label. L'affaire des contrats rendus aux artistes par les majors fait polémique. La presse interroge Jonasz. Il dit avoir déjà prévu cette évolution artistique. Et la «Femme du parfumeur », sa nouvelle chanson enivre le public fidèle qui l'attendait. Le chanteur reprend donc la route...du Casino de Paris à l'Olympia.

Après six ans de silence discographique et une pièce rendant hommage à son grand-père déporté en 2009 (Abraham au Petit Journal Montparnasse), Michel Jonasz revient tel qu'en lui-même avec l'album Les Hommes Sont Toujours de Grands Enfants (février 2011), retour nostalgique sur son adolescence au début des années soixante.

Difficile de comparer Michel Jonasz à un autre...Il a su mixer les eaux du Mississipi et de la Seine. Les voilà, les sources dont il parlait. Qui a eu cette audace-là ? Michel Jonasz reste un philtre unique à base de mélancolie slave et de jazz. Un joueur de blues en somme. Copyright 2014 Music Story Paula Haddad


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