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Midnight Torsion
 
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Midnight Torsion

Eric Watson CD
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Détails sur le produit

  • CD (25 juin 2010)
  • Nombre de disques: 1
  • Label: Emouvance
  • ASIN : B003MS0Y9Y
  • Autres versions : Téléchargement MP3
  • Moyenne des commentaires client : 4.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (1 commentaire client)
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 185.834 en Musique (Voir les 100 premiers en Musique)
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Descriptions du produit

Description du produit

Né le 5 juillet 1955 à Wellesley (Massachusetts, Etats-Unis) Pianiste au lyrisme impétueux dont la virtuosité est nourrie de la fréquentation régulière du répertoire classique pour piano, Eric Watson, le plus français des jazzmen américains, cultive un univers éminemment personnel, qui s'impose par sa puissance inspirée et des couleurs sombres et tourmentées propres à leur créateur. Ancien élève du Oberlin Conservatory (Ohio), Eric Watson a, dès ses débuts, partagé sa carrière entre les Etats-Unis et la France où il s'est installé en 1978. Affi rmant d'emblée des conceptions fortes en matière d'écriture et d'improvisation, il se produit à son arrivée à Paris en solo et en trio et collabore avec des compagnies de danse, discipline artistique pour laquelle il aura l'occasion d'exercer ses talents de compositeur (Peking Ballet, commande du Radio City Music Hall de New York en 1984). Affi rmant une prédilection pour les petites formations, il engage plusieurs échanges avec des musiciens français (trio avec Cesarius Alvim et Daniel Humair) comme avec des solistes de son pays natal (disque en trio avec Ed Schuller et Paul Motian en 1982 ; duo avec John Lindberg qui devient trio avec John Carter). Sa fréquentation de musiciens marqués par le free jazz (tels Joëlle Léandre ou Steve Lacy) et l'infl uence qu'ont sur lui des pianistes tels que Paul Bley et Cecil Taylor n'empêchent pas de s'exercer son goût pour les formes et la structuration de l'improvisation auquel répond son attachement à Lennie Tristano, Bill Evans ou Mal Waldron. Jalonné d'enregistrements en solo, son oeuvre n'est pas sans faire entendre les échos de la musique classique qu'il continue de travailler abondamment en privé. Il cite ainsi Bach, Beethoven, Brahms, Scriabine, Debussy, Ravel, Berg, Webern, Boulez comme des références, mais c'est son interprétation des pièces de Charles Ives, compositeur comme lui d'un entre-deux-mondes, qui semble la plus déterminante dans son art pianistique. Tout en développant une oeuvre de compositeur (Martial Arts pour Martial Solal et l'ONJ en 1986 ; Bénévoles, commande de Radio France en 1998 ; Constellations créé à Marseille en 2001), Eric Watson donne toute la mesure de ses talents de soliste dans une série de formations qui témoignent autant de son attachement à la tradition du jazz (dont il a assimilé nombre de richesses) qu'à son engagement émotionnel dans l'improvisation : trio avec Jean-Paul Celea et Aaron Scott en 1988 ; duo avec la chanteuse Linda Sharrock en 1994 ; trio avec Mark Dresser et Ed Thigpen en 1998 (album « Silent Hearts ») qui devient « Full Metal Quartet » avec l'adjonction du saxophoniste Bennie Wallace. Après avoir assumé pendant trois ans les fonctions de directeur artistique du festival de jazz de La Villette à Paris, c'est à la tête d'un quartet constitué avec le saxophoniste allemand Christof Lauer qu'Eric Watson revient au devant de la scène, en compagnie de Christophe Marguet et Claude Tchamitchian en 2003. Vincent Bessières «Midnight torsion» (E. Watson, emouvance emv 1030), quelques échos. Il s'agit d'une musique écrite pour une mise en scène chorégraphique intitulée Lettres. Ce spectacle inspiré par le célèbre poème Le Corbeau d'Edgar Poe, utilise une musique de chambre de type classique : piano, violon et une contrebasse remplaçant l'habituel violoncelle, avec l'addition par moments d'une voix soprane. Eric Watson a enregistré cette partition en dehors du contexte chorégraphique et scénique, pour n'en garder que la pure substance musicale, empreinte de lyrisme et de mélancolie. Et quel choc ! La réussite est totale, chaque titre est comparable à un court-métrage fantastique et poétique, admirablement écrit, mis en scène et interprèté. A travers ces quatre merveilleux interprètes (avec une mention spéciale à Régis Huby, dans un registre extrêmement difficile), l'univers d'Edgar Poe prend forme. On sent à travers la musique les frôlements d'ailes du corbeau, les plumes qui s'envolent, la présence fantomatique de Léonore et l'angoissante folie du narrateur. Cette oeuvre unique, intense, cohérente et expressive, totalement habitée par l'univers de Poe et les influences de Bartok, Chostakovitch ou des dodécaphonistes viennois, côtoie la liberté improvisée du jazz, à travers notamment les subtiles vocalises d'Elise Caron ou le jeu de contrebasse constamment inspirée de Claude Tchamitchian.

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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 A ne pas écouter aux douze coups de minuit, 20 mai 2011
Par 
Dale Cooper (The Double "R") - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Midnight Torsion (CD)
Midnight torsion s'ouvre sur son morceau éponyme, une pièce en trio mémorable. Autour du leader Eric Watson (au piano), on retrouve le violoniste Régis Huby et le contrebassiste Claude Tchamitchian.

Aux confins de l'écrit et de l'improvisé, et surtout de l'énergie collective, furieuse et engagée, cette pièce constitue un grand moment hallucinatoire ; un préambule apte à vous mettre K.O. !
On est ensuite anesthésié, et hypnotisé par « Nevermore », qui marque l'apparition de la voix d'Élise Caron. Une voix qui va ponctuer l'album d'extraits du « Corbeau », un poème d'Edgar Allan Poe qui a servi de matrice au projet originel, intitulé Lettres, spectacle chorégraphique et musical commandé en 2007 par le ministère de la culture.
Eric Watson en a extrait la matière nécessaire pour transposer l'oeuvre sur le format d'un album exclusivement musical.

L'univers de l'écrivain est illustré à merveille ici, via cette musique de chambre étrange, angoissante même parfois (voir « The visitor » notamment), et qui marque insidieusement (et durablement) l'esprit.

A mi-chemin, la reprise (raccourcie) de « Midnight torsion (II) » amène « Midnight extorsion », une pièce tout aussi vive et obstinée. On est en suite saisi par un moment plein de douceur et de mystère, comme au début du disque. Provisoirement seulement, car « The whispered word » se transforme vite en dédale sonore et théâtral, marqué par les interventions poignantes d'Élise Caron.

Un projet véritablement original et fascinant à tous points de vue, mais qui n'est pas de tout repos !
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