Critique
Pour ce troisième album, Isabelle Boulay s’est donné les moyens d’asseoir sa notoriété grandissante. Réalisé par Benjamin Biolay,
Mieux Qu’ici Bas réunit le gratin des auteurs compositeurs à succès, de Jimmy Kapler (pseudo de Robert Goldman, frère de Jean-Jacques Goldman) à Zazie, Patrick Bruel, Richard Cocciante, en passant par Daniel Seff et Jean Fauque.
Isabelle Boulay possède une voix rocailleuse puissante et n’hésite pas à le démontrer au cours de l’album. Le premier extrait,
« Parle-moi » – mélodie entêtante, refrain efficace et accrocheur – est d’emblée un tube en France. Le disque se poursuit sur cette lancée avec
« Jeu tentant »,
« Mieux qu'ici bas », puis le fameux
« Un jour ou l'autre » ou encore
« Je m'en contenterai », un des titres-phares, signé Serge Lama.
Malheureusement ce disque possède aussi certains morceaux avec un air déjà-vu ou plutôt entendu,
« Je n'voudrais pas t'aimer »,
« Jamais assez loin… ». La chanteuse a misé sur la sécurité et, malgré la flopée de compositeurs qui y ont participé, le disque reste un trop classique, sans réelle innovation ou originalité.
Malgré tout, le talent d’interprète et le charisme d'Isabelle Boulay ont conquis les foules et cet album se vend à plus de 2 millions d'exemplaires. Grâce à
Mieux Qu’ici Bas, la chanteuse reçoit une Victoire de la musique comme « Artiste découverte de l'année » et une autre pour le « Meilleur album découverte ».
Jamila Wahid - Copyright 2013 Music Story