26.000 kilomètres autour du Pôle Nord, en bateau, à pied, en kayak, à pied, en bateau, à pied, à vélo, en bateau ... 808 jours. L'exploit surhumain est signé Mike Horn.
Ancien commando des forces armées de la République d'Afrique du Sud, Mike Horn s'est converti dans l'aventure extrême, dans cette quête incessante, toujours rappelée, de la recherche de soi.
Qui n'a lu
Latitude zéro : 40 000 Km pour partir à la rencontre du monde ignore ce qu'est la littérature d'action, d'aventure. Mike Horn, parti d'Afrique en voilier, pour son périple autour du monde, à la latitude de l'Equateur, avait pris quelques cours de voile sur le Lac Léman avant de traverser l'Atlantique, puis le Pacifique et l'Océan indien.
Ce film traduit son aventure -bien mieux détaillée et frémissante d'angoisse - transcrite dans
Conquérant de l'impossible. Quelle aventure !
Rares sont ceux qui peuvent imaginer la dose d'efforts physiques qu'il a fallu à Mike Horn pour relever ce défi, cette volonté totale d'aller jusqu'au bout de soi et au-delà, ne jamais s'arrêter, même quand le nez, les doigts, les joues commencent à geler.
J'ai un peu "barroudé" dans ma jeunesse, réalisant plusieurs traversées de France à vélo en solitaire avec des étapes de l'ordre de 200 km/jour, tente, sacoches etc. Justement, sous la tente, quel bonheur de pouvoir se reposer d'une longue journée traversée d'orages, d'éclairs, de camions qui vous frôlant vous menacent de vous écraser ou de vous précipiter dans le vide, vous projetant flotte et gravats au visage... Mais Mike Horn, la même sensation de repos, se fait dans une tente avec un écart de 5° de température par rapport à l'extérieur où il fait -40° ! Il doit en outre dormir toujours d'un seul oeil car les ours blancs ont faim, qui rôdent parfois autour de la tente ... quand celle-ci n'est pas posée sur de la glace flottant sur l'eau, et se rétrécissant...
Et le brave tracte à ski un traîneau pesant 130 kg, vent givré de face dès le lendemain pour plusieurs kilomètres dans la solitude extrême. Les rares rencontres avec les hommes sont d'une grande intensité, affirmant vraiment, l'amitié comme premier lien réel entre les hommes (et non pas la crainte rousseauiste primaire de la mort par l'autre, du fait de l'existence de l'autre).
Mike Horn nous offre une sublime leçon d'espérance. L'homme qui s'arrête de combattre est mort. Quelque soit son handicap et ses souffrances.
Magnifique.
NB : DVD en français. Mike Horn s'exprime remarquablement dans notre langue. Les bonus valent le détour.