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| 1. Agitation |
| 2. On green dolphin street |
| 3. Footprints |
| 4. Introduction |
| 5. 'round midnight |
| 6. No blues |
| 7. Masqualero |
| 8. Gingerbread boy |
| 9. The thème |
| 10. The thème |
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36 internautes sur 38 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
événement...,
Par
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Miles Davis Quintet - Live In Europe 1967 - The Bootleg Series Vol. 1 (Coffret 3 CD + 1 DVD) (CD)
Etant donné l'immense impact des différents ensembles de Miles, cela ferait presque trop "sérieux" d'évoquer celui de son second grand quintette... Mais quiconque s'intéresse à la Musique et à cette période particulièrement riche en événements sait de quoi il en retourne. Le coffret que voici, édité par Sony Columbia, rappelle l'altitude vertigineuse prise par nos cinq musiciens. Car cette quinte royale composée de Miles, Wayne Shorter, Herbie Hancock, Ron Carter et Tony Williams (respectivement à la trompette, au saxophone ténor, au piano, à la contrebasse et à la batterie) était en cette année de grâce 1967 (alors que Trane venait de nous quitter brutalement...) le point culminant du "jazz". Malgré les tourmentes politiques (guerre du Vietnam) et le racisme qui continuait à faire des dégâts, Miles et sa troupe dominaient la stratosphère musicale d'une façon insolente...Après deux albums studio enregistrés cette année-là (les magnifiques Sorcerer et Nefertiti), nos cinq lascars partent à la conquête du vieux continent. Cette tournée européenne (dont c'est ici le premier volume) témoigne admirablement du niveau de créativité de ce groupe exceptionnel. En l'espace d'une dizaine de jours (du 27 octobre au 08 novembre 1967), le quintette connut l'une de ses périodes les plus folles, une phase créatrice sans précédent. Faut dire que comme ultime témoignage, ils réussirent là une ascension époustouflante, et ce, par tous les versants du jazz (free, modal, hardbop, swing, freebop). Un truc de malade. Mais peut-on parler d'ascension? Ces gars-là étaient toujours au sommet. Quant à l'oxygène, seul produit dopant reconnu par les musiciens et amateurs de jazz, ici, il ne semble pas manquer à nos amis. Cette musique-là est tellement tendue, tellement élevée par la qualité des interventions et des improvisations que l'on se demande comment ces jeunes gens ont pu réaliser de tels exploits, de telles prouesses... comment ont-ils pu gravir de pareils itinéraires sans montrer la moindre difficulté... Et bien, c'est simple: Miles et ses quatre mousquetaires n'avaient pas besoin d'oxygène. Tout est là. Déjà le concert de Berlin (en septembre 1964) augurait du meilleur. L'arrivée de Wayne Shorter fut en effet déterminante, tout autant que celle de John Coltrane quelques années plus tôt. Les albums studio enregistrés dans la foulée, tels que E.S.P (Extra-Sensorial Perception, sorte de clin d'oeil au label free d'Albert Ayler et de Pharoah Sanders...) puis Miles Smiles, apparaissaient d'emblée comme des "monuments" et faisaient montre du talent, de la puissance créatrice de chacun de ses membres (en tant que compositeurs et improvisateurs). Mieux, on avait là des albums dont la fulgurance et l'effet météore allaient marquer des générations d'auditeurs et de musiciens. Forever! Dès la pièce d'ouverture du premier concert (Antwerpen, Belgique, 28 octobre 1967), "Agitation" annonce par des signes avant-coureurs (perturbations de l'humeur, euphorie contrôlée, cascades de notes ciselées, rythmes impairs à n'en plus finir) une présentation que les admirateurs de ce quintette ne seront pas surpris de retrouver. La richesse au niveau des idées est inouïe. En 5'27, c'est expédié, et les voilà déjà en orbite, dessinant les uns autour des autres, sous l'effet d'une gravitation inouïe, des thématiques inoubliables. Agitation, mais aussi Footprints, Round Midnight, No Blues (ce titre en dit long...), Gingerbread (disc 1 seulement), I Fall In Love Too Easily (disc 2), Masquarelo, On Green Dolphin Street (disc 2 seulement), Walkin' (disque 3)... L'on remarquera que les morceaux, hors mis "No Blues", dépassent à peine les neuf minutes, contrairement aux soirées au Plugged Nickel (22 et 23 décembre 1965) au cours desquelles les musiciens n'hésitaient pas à explorer plus longuement les harmonies de ces thèmes issus essentiellement du répertoire de Kind of Blue et Milestone. Mais, ici, l'on sent bien que le quintette veut en finir, passer à d'autres aventures... D'ailleurs, les compos originales du batteur (Agitation), du pianiste (Riots) ou encore du saxophoniste (Footprints, Masquarelo) témoignent de cette prochaine direction... Après le concert d'Antwerpen (28 octobre), c'est celui de Copenhague (Tivoli, disc 2), carrément inédit, et donné le 02 novembre. Le quintette reprend les mêmes thèmes, mais donne à chaque fois une nouvelle interprétation, toujours différente (introduction, exposition du thème, improvisation). Enfin, et c'est là à mon sens le sommet de ce premier volume, nous avons droit à l'intégralité du concert de la Salle Pleyel (Paris, le 06 novembre 1967). Des enregistrements pirates existaient déjà (édités par Jazz Door et un obscur label italien...). Petite anecdote: personnellement, je me souviens très bien de cette soirée durant laquelle Frank Bergerot, admirable chroniqueur de jazz, nous présentait un de ses ouvrages consacrés à Miles. Il nous fit alors écouter un extrait d'un de ces bootlegs. C'était celui de Paris... J'en tombais à la renverse. Aussitôt, je réussis à trouver le disque en question, mais la qualité de l'édition italienne laissait à désirer. Outre ses nombreuses coupures, les morceaux ne paraissaient pas toujours dans l'ordre... Ici, c'est enfin chose réparée. Non seulement, nous est restituée la qualité sonore de l'ORTF, l'ordre chronologique des morceaux, mais nous avons également droit à deux pièces totalement inédites (Agitation et Footprints, disc 2) qui ne figuraient dans aucun bootleg auparavant... Ce concert à la Salle Pleyel est à ce point monumental - plus d'une heure de musique. Nous avons là une version d'anthologie de Round Midnight, la célèbre composition de Thelonious Monk (avec un Herbie Hancock complètement inspiré, pour ne pas dire déjanté, et donnant grâce à l'émulation de Tony Williams, l'un des soli les plus époustouflants de l'histoire du jazz). Quant à Masquarelo, il met en valeur le génie du saxophoniste, qui après l'exposition du thème par Miles, prend une toute autre direction, improvisant sur une thématique qui évoquera du Ravel ou du Stravinsky. Admirez le jeu inédit de Tony sur la caisse claire (petits roulements de vagues sur la grève de la plage, à partir des 3'31, alternant souplesse et commentaires savoureux), c'est franchement hé-naur-me, et l'enchaînement du chorus avec Herbie est à tomber parterre... A noter que tout au long de ces séances, Ron Carter est d'une puissance et d'un soutien indéfectible. Je ne saurais mâcher mes mots: nous sommes vraiment en présence d'un concert historique. Mieux, un moment de libération à nul autre pareil. ______________________________________________________________________________ Ce coffret 4 CD sous forme digipack (3 CD + 1 DVD) est malheureusement de qualité très moyenne (design, fragilité du packaging...). On est loin de la qualité du coffret Plugged Nickel...). Cela dit le livret - une vingtaine de pages - est bien détaillé - photos et notes de pochette d'Ashley Kahn et Michael Cuscuna -, il rappelle les circonstances de la tournée européenne, le fait aussi qu'en cette fin d'année 67', le collectif de Miles délaissait peu à peu le matériel thématique (standards) pour privilégier les compositions du groupe. Pour le dvd, l'on a droit à deux concerts - celui de Karlsruhe (07 novembre 1967) et celui de Stockholm (31 octobre 1967)-. Qualité sonore et visuelle très correcte (noir et blanc). La suite peut être sur le Deblocnot'. Com' dédié à Fritz Langlois et au joker... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un sommet de la musique,
Par
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Miles Davis Quintet - Live In Europe 1967 - The Bootleg Series Vol. 1 (Coffret 3 CD + 1 DVD) (CD)
Les mots manquent pour décrire l'incroyable niveau musical atteint par ce Quintet, le second de Miles Davis.Tony Williams est au baguettes et à la baguette également car il est le véritable chef d'orchestre de cette formation. Il varie les formes, l'intensité, le rythme... Son druming est inouï ! Ron Carter est un peu le gardien du temple, mais il est tout de même plus entrprenant qu'à l'accoutumé et n'hésite pas à se promener au bord du gouffre que ses acolytes lui présentent. Son son est toujours aussi beau. Herbie Hancock démontre qu'il est un pianiste de tout premier ordre. La diversité de son language est étonnante. C'est assez incompréhensible qu'il se soit perdu plus tard... Wayne Shorter est un saxophoniste de premier ordre, un fils spirituel de John Coltrane mais qui a trouvé sa propre voie. Ses solos sont très inspirés et semblent se promener dans les méandres proposés par la partie rythmique susmentionnée. Miles Davis est égal à lui même, c'est à dire génial. Il "autorise" à présent sa rythmique à le pousser à ses limites et le résultat est étonnant. Ce qui est fascinant dans cette musique, ce sont toutes les nuances et les variations qu'elle offre, oscillant entre douceur et force, entre classicisme et liberté totale, variant le rythme et l'intensité... Il ne fait aucun doute que l'on est en présence d'un monument du Jazz, de la musique, monument que tout amateur se doit de posséder. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
12 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Magnifique musique, packaging désolant...,
Par Baron (Provence, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Miles Davis Quintet - Live In Europe 1967 - The Bootleg Series Vol. 1 (Coffret 3 CD + 1 DVD) (CD)
Je n'ajouterai rien aux précédents commentaires. J'expliquerai juste ma note de 4 étoiles et non 5 que méritent la musique et le son, par le fait que Sony ne s'est vraiment pas cassé la tête pour la présentation de ces trois cd+ 1 Dvd. Sony nous avait donné l'habitude de présentations (au pluriel parce qu'on en est à la troisième formule) extrêmement soignées pour les éditions des dix sessions complètes de Miles et Gil Evans jusqu'à On the corner, cette fois c'est un pauvre coffret pliant en carton pas bien solide et avec un livret qui se balade au milieu sans qu'il y ait un endroit pour l'abriter! On peut imaginer que Sony nous sortira une version luxe pour qu'on l'achète à nouveau. Et je crains d'être assez stupide pour le faire le cas échéant. Je suis un pauvre gogo!!!
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