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Mille Cercueils - Akamaishi apres le tsunami du 11 mars 2011 Broché – 7 mars 2013


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Extrait

Extrait de la préface

Mille Cercueils, un livre à vivre
par Jean-François Sabouret

Il est des livres qu'on lit, il en est d'autres qu'on vit. Vivre un livre ! L'ouvrage de Kôta Ishii appartient à cette seconde catégorie. C'est un livre expérience.
Sur toutes les télévisions comme sur le net, le monde entier a regardé, médusé, le déferlement de ce monstre noir implacable nommé tsunami et qui a fortement endommagé l'est du Tôhoku, une région du Japon grande comme la région Paca en France.
On a vu des digues forteresses submergées par la vague mortelle, des maisons flotter comme de fragiles barques de carton, des immeubles brûler, des hangars éventrés, des voitures et des bateaux percuter des bâtiments ou bien se loger sur les toits, des cimetières saccagés, des routes et des ponts arrachés. Déluge et apocalypse ? Le drame eut lieu le 11 mars 2011 à quatorze heures quarante-six, séisme de magnitude 9, le quatrième par ordre d'importance, dit-on, enregistré sur notre planète.
Bilan : 15 873 personnes décédées, 2744 portées disparues. On comptait, en novembre 2012,324858 réfugiés, dont 308440 dans des maisons préfabriquées et des logements provisoires, 16 247 chez un membre de leur famille et 171 vivant encore dans les centres de refuge. A cela viennent s'ajouter 2 303 personnes décédées des suites de la catastrophe (perte de repères, stress, manque de soin, solitude...) et 63 suicides dans les préfectures les plus sinistrées (Iwate, Miyagi et Fukushima).
Les médias, à cette occasion, ont largement repris et amplifié l'image d'Épinal de Japonais, héritiers des samouraïs, vaillants et disciplinés, muets dans la douleur, les rescapés accomplissant les gestes ancestraux de courage et de dignité que leur culture attendait d'eux.
Mais ces postures que l'on a montrées en boucle reflètent mal la réalité. Tous les théâtres du monde ont leurs coulisses. Et ce sont ces coulisses que nous donne à voir l'enquête de Kôta Ishii, on serait même tenté d'ajouter, à voir... et à entendre.
Oui, les Japonais ont souffert et souffrent encore d'avoir perdu si brusquement leurs proches ; oui, ils ont pleuré devant le corps sans vie d'un mari, d'une mère, d'un fils, d'un nourrisson, oui, ils se sont mis en colère contre la lenteur de l'administration centrale, oui, certains sont restés hébétés et absents devant ce coup terrible de la nature et des éléments, tellement abandonnés et seuls qu'ils ont choisi de ne plus rester dans le monde des vivants, puisque, de toute façon, les personnes auxquelles ils tenaient n'y étaient plus. À quoi bon ?

Aussi clairement qu'un bon anthropologue, Kôta Ishii nous fait comprendre que la mort est d'abord une affaire de vivants et que les défunts suscitent des craintes dont on ne peut s'exonérer sans accomplir les gestes attendus pour apaiser l'âme des trépassés.
Un défunt, dans la petite ville de Kamaishi où se situe l'enquête, c'est d'abord un corps qu'il faut retrouver absolument (sinon il reste un disparu que l'on ne saura quand cesser d'attendre), identifier et, surtout, qu'il faut incinérer selon le rituel pour pouvoir conserver ses cendres que l'on rapportera à la maison durant quarante-neuf jours avant de les déposer dans un cimetière auprès d'un temple. L'inhumation, majoritaire en Occident, fait peur aux Japonais. «Non ! Pas d'inhumation !» viennent supplier les familles qui ne veulent pas de ce malheur supplémentaire. C'est que le défunt fait partie du paysage quotidien des vivants : on lui parle, on lui demande pardon ou bien la faveur de protéger la famille, on lui raconte sa journée, on plante des bâtons d'encens, on met des offrandes devant ses cendres et sa photo dans l'autel bouddhique qui trône dans les maisons et les appartements. L'inhumation serait ressentie comme un manque de respect, un affront que l'on fait subir aux personnes disparues. Pas question de les abandonner, elles pourraient en prendre ombrage et leur rôle d'intercesseur deviendrait inopérant entre le monde des morts et celui des vivants.
Cette affaire singulière et personnelle d'une petite ville rurale japonaise face à la mort est pourtant un livre paisible, «universel» en ce qu'il concerne chacun de nous et pose tant de questions qui nous sont communes. Et même si certains redisent, comme Hamlet, que le lieu des morts est bien «the undiscovered country from whose boum no traveller return», d'autres croient qu'une autre vie se poursuit par-delà la frontière que l'on ne franchit qu'une seule fois.

Revue de presse

Kôta Ishii s'engage alors «à retracer le processus qui les mènerait à s'approprier ces paysages dévastés, jonchés de cadavres, et à témoigner de la façon dont ils allaient se relever de cette épreuve». Il y parvient avec une infinie justesse de ton, s'effaçant derrière ces héros du quotidien (militaires, fonctionnaires, dentistes, maître shinto...), capturant des mots, des gestes, des poses de ces hommes et femmes embarqués dans une épreuve terrible. Sans effets ni artifices. Kôta Ishii montre bien que «la mort est d'abord une affaire de vivant», comme le souligne Jean-François Sabouret en préface. (Arnaud Vaulerin - Libération du 7 mars 2013)


Détails sur le produit

  • Broché: 230 pages
  • Editeur : Seuil (7 mars 2013)
  • Collection : H.C. ESSAIS
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2021108341
  • ISBN-13: 978-2021108347
  • Dimensions du produit: 22 x 2 x 14,5 cm
  • Moyenne des commentaires client : 4.5 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (2 commentaires client)
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Format: Broché
Je viens de terminer ce livre, terribles témoignages, il faut quelques fois poser le livre tellement c'est émouvant.

Un éclairage sur la réalité de l'après tsunami, l'attention apportée aux morts, retrouver leur identité, leur offrir coûte que coûte un "passage dans l'au-delà" dans la tradition japonaise.

Un extrait :

"Ainsi apparaît un témoin du drame, Atsushi Chiba, cet homme si chaleureux qui farde le visage d'une défunte à la demande de sa fille et lui laisse la trousse de maquillage ensuite pour qu'elle puisse se refaire une beauté de l'autre côté du miroir "Voilà Madame, c'est terminé, dit-il en s'adressant à la morte. J'espère que ça vous plaît. Je mettrai la trousse dans le cercueil, comme ça, s'il y a quelques retouche à faire, vous pourrez vous en charger vous-même dans l'au-delà."

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Format: Broché Achat vérifié
Les auteurs évitent tous les écueils que je redoutais en achetant ce livre (sensationnalisme, complaisance dans le malheur, descriptions d'horreurs, ...). C'est au contraire un livre tout en retenue, qui permet de comprendre ce qui se joue, sur le terrain, au delà à des chiffres (3000 morts, 20 000 morts ...) qui finissent par vider de son sens ce type d’événement. Ici au contraire, on est au plus près de personnes que les auteurs font exister avec une grande densité. Ils nous permettent aussi d'approcher la culture japonaise (puisqu'il s'agit du Tsunami) dans toute sa complexité.
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