Présentation de l'éditeur
Prenez Jean Valjean et Gavroche. Mêlez les deux, joignant à lhéroïsme de lun la verve fantaisiste de lautre, vous obtenez Glapieu. Lauteur des Misérables lui a donné le premier rôle dans lune des pièces les plus inspirées de son Théâtre en liberté. Cette pièce fut longtemps inédite, et cest dommage, car ce Glapieu est extraordinaire et méritait dêtre connu plus tôt. Qui est-ce ? Un voleur vertueux qui veut changer de métier pour vivre dans lhonnêteté : « La première bonne action que je trouve à faire, je me jette dessus, je la fais. Ça mettra le bon Dieu dans son tort ». Tandis que Paris fête Carnaval, se déguise et samuse, on vient saisir les meubles dune famille endettée ; Rousseline, un homme daffaires odieux, tient les malheureux entre ses griffes. Glapieu jure de les sauver. Tâche ardue, quand on est soi-même aux abois, traqué par la police, et quon grelotte sous la neige, le ventre vide ! Glapieu observe, écoute, devine, agit. Il marche sur les toits, nage dans la Seine, attaque un coffre-fort
Admirable autant que modeste, il traverse en équilibriste les quatre actes du drame, simmisce dans chaque décor, et éclaire chaque situation au feu pétillant de ses apartés.
--Ce texte fait référence à l'édition
Broché
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Quatrième de couverture
Du théâtre de Victor Hugo, l'histoire littéraire n'a guère retenu que quatre événements : la préface de Cromwell, la bataille d'Hernani, le triomphe de Ruzy Blas, l'échec des Burgraves. Et l'on s'arrête là, ignorant la richesse et l'originalité de luvre dramatique écrite pendant l'exil.
Mille francs de récompense, rédigé quatre ans après Les Misérables, reprend le thème de la fatalité sociale développé dans ce roman. La dramaturgie carnavalesque est ici mise au service d'une dénonciation virulente des préjugés bourgeois et des carences de la justice humaine.
Avec cette pièce en prose, le théoricien du drame romantique se démarque astucieusement des contraintes du mélodrame pour nous donner un modèle de théâtre engagé, à la fois drôle et sérieux.