Le psychologue David Markham enquête sur une révolte dans le quartier semi-huppé de la marina de Chelsea, il se retrouve bien vite partie prenante en se mêlant par concupiscence aux éléments subjectifs.
Dans ce roman, des révolutionnaires exploitent les déceptions des classes moyennes: "les classes moyennes. Evidemment, elles sont le nouveau prolétariat, comme les ouvriers d'usine il y a cent ans."
Ce roman pousse la conscience de classe et engendre un scénario où la majorité dominante écraserait ces valeurs: ces gens des classes moyennes, tous les bobos ne sont que "des enfants oubliés trop longtemps dans une salle de jeu. Au bout d'un certain temps, nous commençons à casser nos jouets, même ceux que nous aimons le plus."
La révolution ne prend pas elle est perverse, mais la perversion s'invite en norme secrète, et ne souhaiterons-nous pas dans le plus fort de notre inconscient voir la révolution aboutir, c'est le vain espoir qui rend ce roman haletant, pendant un moment, comme David Markham, le lecteur, en fonction de ses sensibilités peut espérer, le dénouement, n'ayant alors guère d'importance.