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5.0 étoiles sur 5
mingus mingus mingus: à écouter d'urgence !, 10 mars 2005
Par Un client
le musique de Mingus est toujours aussi passionnante: des harmonies et des mélodies souvent complexes, mais agréables à
ecouter Mingus possedant le talent rare d'écrire une musique
subtile et exigeante qui reste cependant accessible, sans jamais etre abstraite (contrairement à certains compositeurs de jazz d'avant-gardes.) Un disque intérressant aussi pour les reprises
d'oeuvres anterieures (good bye park pie hat en particulier).
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Mingus puissance 5, 7 mai 2011
Cet album, réalisé lors de 2 séances les 20 janvier et 20 septembre 1963, offre l'opportunité à Charles Mingus de revisiter, voire transformer, certaines de ses compositions précédentes.
Cela commence fort bien avec la belle ligne de basse dans « II BS » et une puissante attaque des cuivres qui montent peu à peu en intensité. Le « IX love » est une véritable caresse des tympans, avec des sonorités inattendues mêlant jazz et musique de chambre, ceci n'étant pas sans rappeler certains albums West-Coast. Cette ambiance veloutée semble se poursuivre avec "Celia", mais peu à peu le tempo s'accélère. "Mood Indigo" (le seul titre qui ne soit pas une composition de Mingus) est empreint d'une grande délicatesse, avec un magnifique solo de Charles. Bel hommage à Ellington, qu'il admire. Changement radical avec un « Better Git.. » enflammé et déchainé, on croît le morceau fini et il devient prétexte à une jam-session effrénée. Puis place à la mélancolie avec l'émouvant « Theme for Lester » . «Hora Decabitus» démarre par des cuivres à l'unisson, rythme enfiévré soutenu par la basse de Mingus, montée de la tension, ce soutien rythmique, tel un trampoline, propulse les solistes pour de belles envolées. Un beau spiritual conclut l'album «Freedom».
À l'écoute de la plupart des morceaux on se dit « mais je connais déjà cela ». En effet six des sept compositions de Mingus sont des reprises, parfois avec un titre différent. Dans cet album, Mingus revisite, avec brio, certaines de ses compositions antérieures, plus ou moins anciennes, (seule « Celia » est une nouvelle composition sauf erreur de ma part).
"II B.S." est une reprise "Haitian Fight Song" sur
Plus Max Roach ou encore sur
The Clown en 1957 (également intitulé "Hog Callin' Blues" sur
Oh Yeah en 1962
"I X Love" revisite "Duke's Choice" et "Nouroog" sur
Modern Jazz Symposium of Music & Poetry de 1957
"Better Get Hit in Yo' Soul" est une nouvelle version de "Better Git It in Your Soul" sur
Mingus Ah Um (aussi la version sur l'excellent
Mingus At Antibes) de 1960
"Theme for Lester Young" reprend l'idée de "Goodbye Pork Pie Hat" sur
Mingus Ah Um 1959
"Hora Decubitus" provient de "E's Flat, Ah's Flat Too" sur
Blues & Roots de 1959.
"Freedom" débute le
Town Hall Concert de 1962
Chaque morceau comporte une touche n,ouvelle plus ou moins importante. L'hommage à Lester semble plus écrit, "Better git..." comporte une "after hour", etc...dans l'ensemble la contrebasse me semble plus présente, plus affirmée. Pareil et différent à la fois. Tous ces titres ne font pas double emploi.
Encore un très grand disque de Charles Mingus.
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