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Minuit en Sicile: Sur l'art, la gastronomie, l'histoire et... cosa nostra
 
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Minuit en Sicile: Sur l'art, la gastronomie, l'histoire et... cosa nostra [Format Kindle]

Peter Robb , Anne-Marie Bodart
4.5 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (2 commentaires client)

Prix éditeur - format imprimé : EUR 23,00
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Descriptions du produit

Extrait

Un marché

Je m'éveillai en sursaut environ une heure après minuit. Le bateau poursuivait sa course cahotante dans l'obscurité, mais je n'arrivais plus à respirer. Le toit de la cabine ne se trouvait qu'à quelques centimètres de mon visage et l'atmosphère humide, salée qui remplissait l'espace était dépourvue d'oxygène. Aucun bruit ne provenait des trois autres couchettes où d'autres passagers étaient étendus dans l'obscurité. Peut-être étaient-ils morts. Je transpirais, écrasé et paralysé, enterré vivant. Je tentai de respirer profondément, régulièrement, mais je ne réussis pas à retrouver mon calme. Je descendis précipitamment sans utiliser l'échelle, posant mon pied sur un visage que je ne vis pas.
Le couloir sombre ne se révéla guère plus confortable. L'atmosphère étouffante était saturée de ces odeurs typiques de bateaux, mélange épais d'huile de moteur, de peinture et de saumure putride. Je suivis une coursive jusqu'à un pont où j'attendis le lever du jour entre les embarcations de sauvetage, le souffle toujours court, oppressé par la brume marine visible et palpable, mais en vie. C'était comme si dans cette nuit calme et sans étoiles, tout l'oxygène de l'air avait été aspiré.
L'été n'avait pas encore commencé. Ce voyage vers le sud ravivait le souvenir d'autres nuits d'été suffocantes dans le Mezzogiorno. La touffeur écrasante de l'air immobile pesait sur nous comme une tente affalée. Au matin, de retour dans la cabine, je remarquai que le conduit de ventilation avait été obturé. La traversée avait, semble-t-il, été pénible pour tout le monde. Alors que nous approchions du quai de Palerme, une foule de passagers élégamment vêtus se pressaient tels des immigrants ou des réfugiés désespérés à l'endroit où la passerelle allait être posée. J'essayai d'imaginer à quoi avait pu ressembler, il y a trois mille ans, cet endroit que les Grecs et les Phéniciens appelaient Panormus, «le havre de tranquillité». Un fauteuil roulant transportant un demeuré dodelinant de la tête et salivant à profusion tenta de se frayer un passage dans la foule impatiente, dans l'espoir de débarquer en premier. Une escadrille de nonnettes se tenait prête pour l'envol.
Quand je débarquai, la file de taxis jaunes bien alignés sur le quai avait disparu. Je pris un, et même plusieurs cafés sur le bord de l'eau, puis je me mis lentement en marche en direction du centre-ville en passant devant une devanture où une demi-douzaine de Ferrari rouges, neuves, étaient exposées. Un peu plus loin des carabiniers avaient dressé un barrage. Se trouvaient là, outre les carabiniers, des soldats nombreux et affairés. Mon petit hôtel de la via Maqueda, qui faisait face au kiosque art déco, était à l'abandon. Les fenêtres du rez-de-chaussée étaient soit brisées, soit fermées par des volets, et la porte de bois à la peinture écaillée qui donnait sur la rue ouvrait aujourd'hui sur des ruines. Je fis demi-tour et trouvai une autre chambre au troisième étage d'un immeuble clapier dans le quartier du port. On y accédait en empruntant une cage métallique grinçante. La chambre, située au-dessus de la brûlerie de café d'un grossiste, exhalait l'odeur des grains en cours de torréfaction. En bas de la rue, des militaires en tenue de camouflage montaient la garde, jambes écartées, devant un immeuble qui à première vue ne semblait pas particulièrement intéressant. L'un deux, croisant mon regard en coin alors que je passais devant lui, fit ostensiblement sauter la sécurité de son fusil-mitrailleur. Au cours de l'été de 1992, sept mille hommes de troupe avaient débarqué en Sicile en provenance du «continent». Aujourd'hui, trois ans plus tard, les troupes étaient toujours là. Vue sous un certain angle, l'opération Vêpres Siciliennes n'était jamais qu'une occupation étrangère de plus, mais le choix du nom s'avérait malencontreux car il rappelait un soulèvement de la population locale contre l'occupation française des Angevins, qui en son temps avait causé en quelques jours des milliers de morts.

Présentation de l'éditeur

«Ce livre est tout simplement le meilleur écrit à ce jour sur l'Italie du Sud.» The Economist
Au sud de l'Italie, la Sicile - une île aux paysages arides, aux côtes magnifiques et aux trésors artistiques uniques - attire conquérants et voyageurs depuis des siècles. Au coeur de cette rare beauté, Cosa Nostra, la mafia sicilienne, sa violence et sa corruption, qui imprègnent chaque recoin de la vie insulaire.
Au départ du fracassant procès à la fin des années 1990 de l'ancien Premier ministre Giulio Andreotti, accusé de multiples collusions avec la mafia, Minuit en Sicile emporte le lecteur dans une enquête haletante baignée de toute l'exubérance et l'envoûtement de cette île merveilleuse.Un plongeon au coeur le plus sombre de la Sicile, qui emprunte les voies de l'art, du voyage, de l'histoire et de la gastronomie pour l'un des meilleurs livres écrits sur l'Italie contemporaine, aussi révélateur de la société sicilienne que la lecture du Guépard à l'époque. Sensuel, fascinant et glaçant. «Peu de livres racontent l'Italie de l'après-guerre de façon aussi remarquable.»
Times Literary Supplement

«Achetez ce livre et lisez-le sans attendre. Minuit en Sicile est aussi riche que son sujet.»
Slate

«L'évocation de la Sicile par Peter Robb est admirable. Sa lecture vaut à elle seule une visite de Palerme, cette ville fascinante, dangereuse et moribonde. Et vous pourrez la quitter avant la nuit.»
Sunday Times

«L'écriture de Robb combine brillamment politique, mafia, voyage et grande gastronomie. Son livre est magistral.»
The Independent

«Un chef-d'oeuvre d'élégance et d'investigation emplie de scepticisme. Une lecture éminemment plaisante.»
Evening Standard

Professeur d'université et journaliste né en Australie en 1946, Peter Robb a vécu de nombreuses années à Naples et dans le Sud de l'Italie. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont M, une biographie du Caravage.

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Par jean-marie lambert TOP 100 COMMENTATEURS
Format:Broché|Achat vérifié
L'australien Peter Robb est un excellent connaisseur du Mezzogiorno:il a vécu des années à Naples,et a fait de fréquents séjours en Sicile,qu'il a arpentée de Trapani à Enna,d'Agrigente à Palerme.Voici enfin traduit ce livre lucide,complet et original,qui dresse un tableau sans complaisance de la Sicile et de l'Italie des années 70 à 2000(avec,de plus,un beau chapitre sur Naples)
Une étude sans faille des textes ("la vraie histoire d'Italie",et autres rapports de procès)jointe à une connaissance personnelle de beaucoup de protagonistes,du petit peuple des rues aux notables,permettent à Robb de relier les fils entre Mafia,Falcone et Borsellino,Andreotti,Dalla Chiesa,Moro...et de fournir une synthèse méritoire et détaillée de ce que l'on trouve épars dans bien des ouvrages.
Et nous sommes témoins de scènes inoubliables,comme les tristes derniers mois de Renato Guttuso...Robb est à la fois admiratif et critique vis-à-vis d'icônes comme Sciascia et Guttuso:de l'un il montre les errements de la fin,de l'autre les compromissions avec la haute société romaine.
Ce livre passionné a,de plus,le goût de la complexe cuisine sicilienne,dont Robb est un grand connaisseur...
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Passionnant! 16 avril 2014
Par Benoit
Format:Format Kindle
Acheté sur à une recommendation d'un ami, j'ai été plongé dans un récit prenant. On est plongé dans la Sicile de l'après-guerre! On s'y croirait presque!
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