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4.0 étoiles sur 5
Les deux faces du miroir...!, 12 novembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Miroir (DVD)
Sorti en mai 1947, le film de Raymond Lamy emprunte largement à certaines des compositions livrées par l'acteur avant-guerre...et tente de faire revivre la plus célèbre de toutes ces figures mythiques, à savoir "Pépé le Moko".
SYNOPSIS : Le jour, Pierre Lussac est un homme honorable, riche et brillant financier qui est tout particulièrement respecté grâce à sa générosité et à son sens de l'éthique. Mais la nuit, il se révèle être l'impitoyable trafiquant dirigeant un tripot clandestin... Toutefois, un gang marseillais convoite le business de Lussac et n'hésite pas à le menacer chez lui pour qu'il passe la main. Un guerre sans merci va alors se livrer entre les deux bandes...
Le tournage est l'occasion pour Gabin de se confronter à deux jeunes acteurs dont on ignore encore qu'ils sont de "futurs grands" : Martine Carol et Daniel Gélin. Dans le reste de la distribution, on retrouvera Gabrielle Dorzia (La vérité sur Bébé Donge, Un singe en hiver et Monsieur). On recroisera également Henri Crémieux (Gas-oil, Le sang à la tête, Le président). On reconnaît aussi Fernand Sardou et la grande Sylvie qui fait une apparition en religieuse. Il faut aussi noter la présence, dans le rôle du chef de cabinet, d'un certain Maurice Dorléac, qui n'est autre que le père de Françoise Dorléac et de Catherine Deneuve.
Le Pierre Lussac de "Miroir" fait un peu penser au Janus de la mythologie Latine, ce Dieu au double visage, l'un tourné vers le passé, l'autre vers l'avenir. Lussac règne ainsi en maître absolu sur le "syndicat du crime" et son habileté lui aura permis d'échapper à la police depuis vingt ans. Mais dix ans se sont écoulé depuis le fameux polar de Duvivier. Il n'est donc pas question de copier précisément les modèles des années 30. En toute logique, le héros incarné ici par Gabin a "pris de la bouteille"... il s'est fait une place en or dans le monde des affaires et de la politique, s'est marié bourgeoisement et a même élevé un enfant devenu... avocat !
En ce sens, Lussac se révèle être le tout premier gangster en col blanc joué par l'acteur dans la deuxième partie de sa carrière. Ce type de rôle lui assurera un succès jamais démenti. C'est donc à une métamorphose historique que l'on assiste dans "Miroir"... et ne serait-ce que pour cette raison, le film figure en bonne place dans la filmographie de Jean Gabin.
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4.0 étoiles sur 5
Comme une parabole..., 17 mars 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Miroir (DVD)
"Miroir", Raymond Lamy, 1947, NB, bonne copie.
Parlons d'abord de Raymond Lamy (1903-1982), monteur reconnu ayant travaillé beaucoup pour Guitry et Bresson, mais n'ayant réalisé que deux films (et on peut le regretter), celui-ci, et en 1938 "Clodoche", joué par Jules Berry, Pierre Larquey et Florelle.
"Miroir" est un film à l'ambiance étouffante, comme si le passé de Lussac (Gabin) pesait de manière atmosphérique sur son présent. Bien réalisé, car complexe, riche en personnages et milieux divers, il nous détaille toutes les facettes d'un "self-made man", à la fois chevalier d'industrie, comme on disait avant la Guerre, l'époque où se déroule le film, bon père, mari affectueux, mais aussi patron de casino, entremetteur, manager, gangster et j'en passe. Totalement désabusé, sinon à l'égard de sa femme (la très belle Gisèle Préville) et de son fils adoptif (Daniel Gélin, superbe d'élégance et de retenue), Lussac est un de ces cyniques, qu'une course en avant entraine, toujours plus loin, sans raison autre que de rester en mouvement, pour ne pas penser à l'inutilité de tout, et qui vont jusqu'à l'abîme, comme on se suicide.
L'aspect le plus curieux du film est qu'il illustre à la perfection le "prétendu" changement intervenu dans la carrière de Gabin entre l'Avant et l'Après-guerre. Comme dans le film, le rebelle s'est fait gangster, le prolétaire s'est fait bourgeois, et l'anarchiste patron, les trois personnages que Gabin interprétera le plus, avec celui de poulet, même si le prolétaire perdure avec "Gas-oil", "Rue des Praires" ou "Des Gens sans importance".
Clin d'oeil prémonitoire et involontaire, bien amusant quand même...
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5.0 étoiles sur 5
grand film, 23 octobre 2011
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Pour les amateurs de ce genre de film on ne regrette pas son achat, c'est du grand gabin.
C'est vieux film ne perde pas de leur cachet
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