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Au travers de confidences émouvantes et cathartiques, chaque interlocuteur prend conscience des mécanismes qui rendent sa vie douloureuse, voire invivable, et découvre, par-delà la souffrance, les causes sociales de son malheur. Ces témoignages sont aussi pour le lecteur l'occasion de comprendre véritablement les contraintes sociales, les agressions de la vie professionnelle qui font obstacle à l'accomplissement des personnes et à leur légitime aspiration au bonheur. --Madeleine Sorel --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
L'ouvrage montre que les lieux, comme la cité ou l'école, sont d'abord difficiles à décrire et à penser car ils sont l'objet de représentations complexes et multiples fondées sur des discours différents, parfois inconciliables. Par ailleurs, il est possible de distinguer deux types de misère. La misère de condition qui est liée à l'insuffisance de ressources et à la pauvreté. Bien qu'elle soit encore plus répandue qu'on ne le croit, cette misère est en régression dans une perspective de long terme. La misère de position, qui est liée à la non-réalisation des anticipations et au sentiment d'échec des individus par rapport à leur milieu qui a ses propres valeurs et références.
Dans sa conclusion, l'ouvrage plaide en faveur d'un nouveau discours politique afin de permettre de faire face aux problèmes exposés et de répondre aux attentes des individus. Cette politique doit se donner les moyens d'échapper, d'une part, à l'arrogance technocratique qui prétend faire le bonheur des hommes malgré eux et, d'autre part, à la démission démagogique qui accepte telle quelle la sanction de la demande, qu'elle se manifeste à travers les enquêtes de marché, les scores de l'audimat ou les cotes de popularité. --Futuribles-- --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
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Commentaires client les plus utiles
29 internautes sur 29 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Ecouter et comprendre avant de juger,
Par Levochik (Moscou/Montpellier) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Misère du monde (Poche)
Contrairement à ce que pourrait laisser croire le titre, ce n'est pas un pavé pseudo-humanitaire larmoyant. C'est la parole, patiemment et humblement recueillie, de gens de milieux souvent populaires (bien que pas exclusivement). Des gens qu'on entend rarement dans les grands médias ou les essais pseudo-politiques à succès, où des "experts" s'arrogent trop souvent le droit d'exprimer en leur nom ce qu'ils sont supposés penser.Ici, l'intervieweur se fait aussi discret que possible et laisse vraiment l'interviewé s'exprimer, sans parler à sa place ou le diriger par ses questions. A ce titre, la visite d'agents contrôleurs du RMI donnée à titre de (mauvais) exemple en fin d'ouvrage est lumineuse. De plus, chaque entretien est précédé d'un introduction qui aide à se mettre dans la peau de l'interviewé. Un grand livre pour apprendre à écouter l'autre et éviter les jugements à l'emporte-pièce qu'on a bien trop souvent tendance à porter quand on reste braqué sur ses idées. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
31 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
DESESPERANCE,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Misère du monde (Poche)
A mon avis, la Misère du monde reste la meilleure introduction à l'oeuvre de Bourdieu.Celui-ci dans ce gros livre interroge des français de toutes classes sociales, de toutes opinions, l'interrogatoire est précédé par une analyse sociologique de Bourdieu. Le constat qu'il tire de la société est alarmant, peur de la précarité, replis sur soi, reflexe identitaire et xenophobe, et surtout une immense solitude, une impression d'une existence vide et inutile. Comme l'écrit Pierre Bourdieu, les dirigents doivent agir, sinon... Mais qui écoute, hèlas, Cassandre, celle qui dit toujours le vrai mais qui n'est crue de personne? Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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