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Miserere A Nove Voci
 
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Miserere A Nove Voci [CD]

A Sei Voci CD
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Détails sur le produit

  • Interprète: A Sei Voci
  • Compositeur: Gregorio Allegri, Dominique Ferran
  • CD (17 avril 2007)
  • Nombre de disques: 1
  • Format : CD
  • Label: Voix Baroques
  • ASIN : B000NQDE72
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MISERERE A NOVE VOCI

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8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Musicalement jouissif mais un enregistrement et un mixage des plus médiocres...;-(, 7 janvier 2009
Par 
Langlois (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Miserere A Nove Voci (CD)
Je viens d'acheter un exemplaire de cette magique interprétation du miserere dans laquelle les ornementations baroques et la pureté des voix aigues vous font frissonner jusqu'aux larmes. je dois neanmoins signaler nombre de bruits parasites qui rendent l'écoute très éprouvante pour peu que l'on pousse un tantinet le volume de son ampli, que l'on écoute au casque, ou que l'on passe ce miserere sur un matériel de bonne qualité (j'ai testé pour vous ces trois possibilités)... En effet, vous remarquerez qu'à la fin de chaque phrase chantée, qu'elle fut monodique ou polyphonique, on perçoit un bruit étrange qui pourrait ressembler à la mise en route d'un filtre du style dolby ou coupe-fréquences, que l'on retire au moment où les voix reprennent. c'est d'autant plus insupportable que c'est systématique et que l'on est tellement gêné que l'on écoute plus que cela...
A part cet impardonnable défaut, tout à fait d'accord avec les commentaires précédents.
je déconseille cet achat, allez plutôt l'écouter chez un proche, en sourdine...
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10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Très bien, mais..., 16 juin 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Miserere A Nove Voci (CD)
Très belle interprétation, belles voix, belle prononciation, mais pourquoi de si longue pauses entre les versets du Miserere (dans les deux versions)? Ces blancs, systématiques, donnent l'impression d'être interminables et brisent le merveilleux lyrisme du psaume et semblent difficilement justifiable dans un contexte liturgique (mais après tout, je n'étais pas dans la chapelle papale pour voir comment on chantait).

Et effectivement, on aurait préféré que le mixage mette plus en valeur les barytons.
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19 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La musique liturgique du dix-septième siècle magnifiée, 16 mai 2007
Par 
Julien Mosa "MosaJulien" (Saint-Jean Pied de Port, 64.) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Miserere A Nove Voci (CD)
Gregorio Allegri naquit à Rome en 1582 (à l'heure actuelle, les musicologues ne connaissent pas la date exacte de sa naissance). Il entreprit sa carrière de musicien en entrant à la maîtrise de l'église Saint-Louis des Français de Rome en 1591. La chapelle musicale de Saint-Louis des Français était alors dirigée par Giovanni-Bernadino Nanino (un ami très proche du grand compositeur Giovanni de Palestrina), qui part contrat, assurait l'éducation musicale de quatre jeunes garçons, qui étaient engagés tant que durait leur voix de soprano. La voix de Gregorio Allegri mua en 1596, date à laquelle il fut remercié ; il fut remplacé en l'église Saint-Louis des Français par son jeune frère Domenico Allegri ; ce dernier fut lui aussi remplacé en 1603 par un autre descendant de la famille Allegri, Bartolomeo (les musicologues perdent sa trace à partir de l'année 1609). Gregorio Allegri revint à l'église Saint-Louis des Français en 1601, où durant quatre années, il tint le rang de contralto. Peu après, il prit les ordres et quitta Rome pour aller diriger la chapelle musicale de la cathédrale de Fermo (dans la région des Marches). Gregorio Allegri revint à Rome en 1628, lorsqu'il fut engagé par les pères de l'église du Saint-Esprit pour y diriger la musique. Le 6 décembre 1629, Gregorio Allegri fut admis - grâce à un brillant concours réussi - à la chapelle pontificale, quelques jours après que le Pape Urbain VIII ait donné l'ordre d'engager Stefano Landi (compositeur romain lui aussi, auteur notamment de l'"histoire sacrée" "Il Sant'Alessio"), lui aussi contralto. Il est bon de signaler qu'à cette époque, faire partie du collège des chanteurs pontificaux était ce qu'un musicien pouvait espérer de mieux, à condition qu'il ait reçu au moins les ordres mineurs : à part le prestige lié à cette situation, le musicien pouvait fréquenter les meilleurs artistes de la ville, et son salaire était garanti à vie. Depuis 1586, le fonctionnement de la chapelle pontificale était réglé par ses "officiers", élus chaque année par les chanteurs : le maître de chapelle était responsable de la musique, le pointeur s'occupait de la discipline et le camerlingue traitait toutes les questions économiques ; le doyen des chanteurs pouvait, à l'occasion, remplacer le maître de chapelle. Gregorio Allegri ne fut jamais pointeur, mais il fut élu par ses collègues au poste de maître de chapelle pour l'année 1650. Gregorio Allegri mourut dans la nuit du 17 au 18 février 1652 ; voici un extrait de ce qu'écrivit le pointeur dans son livre à cette date : "Une fois la messe finie... on annonça la mort du sieur Gregorio Allegri... survenue à la neuvième heure de la nuit dernière. La perte d'un homme aussi valeureux fut ressentie par tout notre collège avec les plus grands regrets. Il avait appris la théorie musicale avec le sieur Giovanni Maria Nanino... et avait tellement avancé dans l'excellence du contrepoint et de la composition, qu'il avait presque égalé son professeur dans les arcanes de la musique, et les générations futures en trouveront les preuves dans les oeuvres qu'il a composées pour notre chapelle". La déférence dont jouissait Gregorio Allegri en tant que compositeur est mise en évidence par le fait que le père jésuite Athanasius Kircher ait choisi une de ses compositions pour l'un des exemples musicaux dans son traité "Musurgia Universalis", publié à Rome en 1650 (les autres compositeurs cités dans ce traité furent entre autres Giacomo Carissimi, Domenico Mazzochi ou Johann Jacob Froberger).

A part un volume de "concertini" publié en 1619, toute les compositions de Gregorio Allegri sont destinées à l'église. Après un livre de "motets" publié en 1619, Gregorio Allegri donna couramment des "motets" aux éditeurs de recueils collectifs jusqu'en 1639. Tous ses petits "motets", dont l'effectif peut varier de deux à cinq voix avec la basse continue, sont composés dans le style baroque que l'on appelle la "seconda prattica", par opposition à la "prima prattica", qui envahit assez vite toute l'Europe : dans l'enregistrement proposé ici, les trois "motets" "Cantate domino", "De ore prudentis" & "Repleti sunt omnes" sont extraits de deux volumes publiés à Strasbourg par la chanoine Donfried en 1622 et 1623. Ces deux volumes regroupent des centaines de "motets" des meilleurs compositeurs italiens de l'époque, de Lodovico Viadana à Claudio Monteverdi. Pour le service liturgique de la chapelle pontificale, où les instruments ne sont pas admis, pas même l'orgue, Gregorio Allegri composa plusieurs "messes" à cinq, six et huit voix, des "hymnes" pour les "vêpres", des "lamentations" pour les "offices de la semaine sainte" et sa fameuse "pièce religieuse" "Miserere", certainement son oeuvre la plus connue et la plus enregistrée aujourd'hui. Sa messe "Vidi turbam magnam" gravée ici aussi est à six voix ; elle est conservée dans la collection de la chapelle pontificale ("Fonds Cappella Sistina" de la bibliothèque vaticane). Cette "messe" est un exemple typique de la façon dont les musiciens du dix-septième siècle interprétaient le "stile antico" : les modes anciens disparaissaient en faisant place à des tonalités modernes ; le contrepoint se faisait alors plus discret et le compositeur jouait plus sur les effets purement sonores, avec des oppositions entre les voix aiguës et graves, des mouvements parallèles entre deux voix, des contrastes entre "tutti" et petits ensembles de deux ou trois voix, et ainsi de suite. Dans le cadre purement polyphonique, Gregorio Allegri inséra donc beaucoup d'éléments révélant de la "seconda prattica". La chapelle pontificale a continué de chanter ses "messes" jusqu'à la fin du dix-huitième siècle et les a sans doute réutilisées après 1815, date marquant la fin de la parenthèse napoléonienne à Rome. La "pièce religieuse" "Miserere" est restée longtemps la propriété exclusive de la Papauté pour le service de la Chapelle Sixtine. Son audition avait lieu une fois par an, au cours de la Semaine Sainte, dans des circonstances propres à frapper l'auditoire : elle était chantée à la fin de l'"office des ténèbres", dans une chapelle où l'on avait progressivement éteint les cierges, tandis que le Pape et les cardinaux s'agenouillaient. Le "Miserere" était alors interprété par les meilleurs chanteurs de la Chapelle (castrats, contraltos masculins, barytons et basses), qui étaient capables d'improviser des ornementations éblouissantes (les fameux "abellimenti"), sur le faux-bourdon du "Miserere". Or cette capacité qu'avaient au dix-scpetième siècle les chanteurs de la Chapelle Sixtine à improviser ces ornementations s'est progressivement perdue. A la fin du dix-huitième siècle, seules étaient chantées des ornementations dans un registre très aigu, apprises par coeur par les castrats. Les membres de l'ensemble A Sei Voci ont donc choisi d'exposer sur se compact-disc deux "moments" interprétatifs du "Miserere" : le "Miserere" tel qu'il devait être chanté au milieu du dix-septième siècle (cette version baroque comporte des ornementations qui donnent une idée de celles que les chanteurs de la Chapelle Sixtine savaient improviser à l'époque de Gregorio Allegri) ; le "Miserere" tel qu'on devait le chanter à la fin du dix-huitième siècle (la version la plus traditionnellement donnée en concert et enregistrée par ailleurs en compact-disc). C'est Jean Lionnet (grand spécialiste de la musique baroque romaine) qui a réalisé cette proposition d'ornementations, d'après diverses sources historiques. Cela apporte une éclairage neuf sur ce véritable chef-d'oeuvre (presqu'un "tube" de la musique liturgique du dix-septième siècle). Le "Miserere" fut mis en musique par Gregorio Allegri aux alentours des années 1630 pour les trois "offices des ténèbres" de la Semaine Sainte : le compositeur opta pour la première des "leçons" de chacun des trois jours ; la tradition voulait que l'on chante les deux autres "leçons" en grégorien. Pour l'anecdote, Wolfgang Amadeus Mozart entendit le "Miserere" de Gregorio Allegri en 1770 (à l'âge de quatorze ans), et la légende veut que le jeune compositeur transcrivit de mémoire ce chef-d'oeuvre. Personnellement, je propose à l'auditeur de poursuivre une étude bien plus approfondie de ce "Miserere" dans l'excellent texte de présentation accompagnant ce compact-disc (dû à Jean Lionnet) ; il pourra ainsi comprendre de façon optimale la génèse complète de cette oeuvre emblématique.

L'interprétation est pour ainsi dire elle aussi emblématique. Les solistes vocaux de l'ensemble A Sei Voci, placés sous l'égide de la basse Bernard Fabre-Garrus, sont rompus à ce genre de... Lire la suite ›
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