Ce livre est paradoxal. Il est d'abord divertissant : il se dévore parce qu'il y a de vraies questions et un suspens entretenu. Mais c'est aussi un récit nourrissant : on comprend mieux ce qu'une spiritualité adulte et responsable peut apporter à l'homme du XXIe siècle. C'est à la fois une histoire humaine étonnante, un témoignage spirituel émouvant et un recueil de fioretti urbaines qu'aucun journaliste ne pourra jamais réaliser faute d'habiter une cité pendant plus de douze ans. Pour couronner le tout, on rit presque à chaque chapitre. De la vraie littérature et de la vraie spiritualité ! On comprend que 'Moine des cités' en soit à 50 000 exemplaires vendus, couronné par plusieurs prix dont celui de la littérature religieuse 2009. La finale de l'émission de Mireille Dumas `Vie privée vie publique' le 12 janvier 2009 fut saisissante. Entre le récit d'Henry Quinson dont le tournant était lié à un sentiment d'être `frustré' par sa vie de `golden boy', et celui de Pierre Botton, qui avouait, lui, avoir découvert difficilement son aliénation à la 'réussite sociale' et confessait son `sentiment d'être creux' (geste à l'appui), on se croyait près d'assister à une conversion en direct ! `Moine des cités', c'est ça : un témoignage qui fait prendre conscience d'un vide et invite à revisiter le coeur de l'homme pour vivre une plénitude spirituelle.