Sous la forme d'une longue confession à un psychiatre, Mingus raconte, sans fard, la lutte perpétuelle qu'il a menée contre le "monde des Blancs", la terre entière et Dieu. Homme de l'excès, il a vécu plusieurs vies en une, dans laquelle les femmes ont toujours tenu un rôle considérable. Si une place mineure est accordée à la musique, les lignes qu'il lui consacre frappent par leur justesse et leur sens critique (notamment envers le free-jazz).
Nourrie de dialogues abondants, la narration, passant d'un "je" passionné à un "Charles" ou à un "Mingus" distanciés, souligne son caractère schizophrène. On flirte souvent avec le délire, et le détour par l'asile que fera Mingus n'étonnera personne.
Plein d'humour et d'outrances, son livre aurait pu reprendre le titre d'une de ses compositions : Tout ce que tu pourrais être aujourd'hui si la femme de Sigmund Freud était ta mère. --Hector Fricotin
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Mingus, moins qu'un chien, tellement homme...,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Moins qu'un chien (Broché)
Ce livre est intéressant pour nous à plus d'un titre, tout d'abord c'est le témoignage d'une époque, où la ségrégation sévissait.Ensuite avec à la fois l'authenticité, le mensonge, les broderies, les "crueries" de son langage à la fois poétique et brutal, Charles Mingus nous invite en voyeur, en compagnon et compagne de sa pensée, de ses appétits, de ses descentes au fond de ces gouffres que nous savons si bien créer par nos désirs, nos culpabilités, ces errances qui nous définissent.L'écriture est surprenante, parfois les dialogues retranscrits comme s'ils venaient d'être enregistrés où venant de la pièce d'à côté,nous provoquent en rompant le rythme précédemment établi, mais pris par l'ensemble, "le corps du texte" est sa musique; tragique et éclatant de rire, sentant la peau et chantant le coeur. A. Roubinowitz Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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