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Les secrets de famille finissent toujours par tomber, les uns après les autres. Avec leur poids de douleurs, de regrets, de remords. Voilà ce que semblerait dire Eliette Abécassis à travers ce petit livre consacré à la figure paternelle. Point de départ : la mort du père, qui laisse démuni, retire les saveurs de la vie, puis l'arrivée d'une lettre d'Italie qui apprend à la narratrice qu'elle a un frère, toujours soigneusement caché par son père. La rencontre de ce frère, poussant du côté de l'enquête, va permettre une autre lecture, une autre vision d'un père adulé, vénéré jusque-là. Eliette Abécassis a construit son récit en deux mouvements, le premier relatant la relation forte entre un père et sa fille, le second déroulant le chemin qui va permettre de découvrir une image moins auréolée bien sûr mais surtout conduire la narratrice à accomplir son deuil, quitte à passer par la déception… Revenir sur les traces d'un parent, s'appuyer sur la relation filiale constituait un sujet certes souvent rebattu mais ouvert à tous les possibles. On compatit avec la narratrice mais l'auteur ne parvient jamais à surprendre son lecteur, malheureusement ! --Céline Darner
--Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Présentation de l'éditeur
Parce que, un jour, elle reçoit la lettre dun inconnu qui lui dit être le fils de son père, quelle le croit sans hésiter, Hélèna, la narratrice, va réexplorer son passé. Dans un premier temps, elle qui navait pas versé de larmes à la mort de son père car « lui qui était mort était plus réel que moi » va camper pour son demi-frère, le portrait dune relation père-fille idyllique, hymne à la figure paternelle, à la flamme de la transmission, au miracle de la parole.
Lautre versant de cette relation duelle la mère nest même jamais évoquée- cest la peinture saisissante des désarrois dune femme déprimée qui a raté sa vie, à cause de son père. La vie par procuration, dune enfant, puis dune jeune fille, enfin dune femme qui, incapable dassumer son identité personnelle, va se comporter en otage dun père trop présent, trop puissant, trop idéalisé.
Court texte bouleversant dun bout à lautre : on ne quitte pas lécheveau quEliette Abécassis déroule avec talent. Sur un canevas apparemment simple mais dune grande subtilité, on suit presque en temps réel la prise de conscience de cette fille aimante, victime de son attachement à un père qui dune certaine façon la trahie. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Lautre versant de cette relation duelle la mère nest même jamais évoquée- cest la peinture saisissante des désarrois dune femme déprimée qui a raté sa vie, à cause de son père. La vie par procuration, dune enfant, puis dune jeune fille, enfin dune femme qui, incapable dassumer son identité personnelle, va se comporter en otage dun père trop présent, trop puissant, trop idéalisé.
Court texte bouleversant dun bout à lautre : on ne quitte pas lécheveau quEliette Abécassis déroule avec talent. Sur un canevas apparemment simple mais dune grande subtilité, on suit presque en temps réel la prise de conscience de cette fille aimante, victime de son attachement à un père qui dune certaine façon la trahie. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Quatrième de couverture
"Toutes les femmes ont un père : il faut bien comprendre ceci, qui n'est pas une évidence. Toutes les femmes ont un père cela veut dire que toutes les femmes sont condamnées au malheur."
--Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
L'auteur vu par l'éditeur
Eliette Abécassis est normalienne et agrégée de philosophie. Après "La Répudiée" (septembre 2000), "Le Trésor du temple" (mai 2001) et la réédition de "Qumran" (mai 2001), "Mon père" est son quatrième roman publié aux Editions Albin Michel.
--Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.