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5.0 étoiles sur 5
Film pleinement érotique car il trouble pleinement les sens., 14 novembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Monella [Import anglais] (DVD)
Pauvert définit comme érotique ce qui trouble les sens. Cela peut être le bruissement d'une robe comme la chose la plus transgressive. Tout le monde n'est pas troublé par la même chose. Seront troublés par ce film ceux qui aiment ces petits riens qui allument le regard : une robe d'été qui se soulève et laisse voir entre les cuisses d'une femme ce qu'un homme souhaite voir.
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5.0 étoiles sur 5
Les hauts seins et les bassins !, 21 mai 2011
En 97, Tinto Brass, l'ancien assistant d'Alberto Cavalcanti, Federico Fellini, Joris Ivens et Roberto Rossellini, le Fellini du 'nudie', réalisateur de 11 films traditionnels avant qu'il ne signe de la pointe de son 'épée' son premier film érotique avec 'Salon Kitty' en 76 (15 autres films érotiques suivront jusqu'en 2005), le metteur en scène de la seule superproduction érotique de l'histoire du cinéma ('Caligula'), proposa 'Monella' (à l'étranger 'Frivolous Lola) d'après le roman éponyme (Tinto Brass a toujours aimé s'appuyer sur des romans pour ses long-métrages érotiques, ce qui leur donne une sorte d'alibi culturel), produit par Giovanni Bertolucci (un cousin de Bernardo Bertolucci qui produisit notamment celui-ci, mais aussi Luchino Visconti et d'autres), images de Massimo di Venanzo (le fils de Gianni di Venanzo, l'un des plus célèbres directeurs de photographie du cinéma italien d'antan qui travailla avec les plus grands), musique originale de Pino Donaggio.
Grand amateur de 'lunes bien pleines' (« Il n'y a que cela dans la vie devant quoi on puisse véritablement rêver »), Tinto Brass (que l'on peut voir au début comme à la fin du film dans le rôle du chef d'orchestre -tout comme Alfred Hitchcock dont il a toujours eu la silhouette, Tinto Brass aimait bien se 'montrer' un peu dans ses films-) a choisi la jeune et ravissante Anna Ammirati pour interpréter Monella (c'est elle d'ailleurs qui chante 'Monella', un véritable 'tube' original totalement fifties/sixties qu'on entend dans le film dont la BO a un côté 'Italian Graffiti' marqué puisqu'elle inclue aussi bien 'In the mood', que 'Be-bop-a-lula', 'Mambo italiano' ou 'Let's twist again') et comme son fessier est quand même moins plantureux que celui des vedettes habituelles de Tinto Brass, celui-ci a eu l'excellente idée de demander à quelques autres comédiennes de lui venir en renfort en la matière, ce qui nous vaut notamment un 'come-back' de la plantureuse Serena 'tu mi turbi' Grandi (qui avait été l'héroïne du superbe 'Miranda' du même Tinto Brass en 85).
Anna Ammirati est donc Monella, une jeune vierge « belle comme le bon pain » qui est justement censée épouser le fils du boulanger de leur petit village. Et comme elle est un peu inquiète à l'idée de ce mariage et de ce qui va en découler, elle tâte en quelque sorte le 'terrain' autour d'elle pour se rassurer quant à ses charmes...
Comme toujours chez Tinto Brass, il y a des gros plans à la Sergio Leone (mais centré sur d'autres parties de l'anatomie de ses héroïnes), beaucoup de miroirs, d'accessoires 'parlants', de 'collines boisées' (si rares à l'heure actuelle), une petite séquence de 'pluie qui chante' et bien sûr et surtout beaucoup de joie de vivre : chez cet Italien qui ne renie ni la vie, ni le vit, l'acte d'amour est toujours avant tout festif et jouissif.
La pâte étant maintenant levée, il faut donc consommer ; je vous y encourage !
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