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5.0 étoiles sur 5
une bouleversante tranche d'humanité, 2 mars 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Monika;jeux d'ete (DVD)
Bergman avant Bergman? C'est bien possible.Tout dans ce film témoigne d'une maîtrise absolue, d'un classicisme sans académisme. On peut en extraire des centaines de photos de toute beauté, certaines d'un réalisme truculent, d'autres élégamment romantiques. Jamais rien de relâché. Oui, une certaine esthétique est ici à son zénith.
Reste l'histoire, très dure. On a du mal à ne pas prendre le parti de Harry, qui fait si vite et si courageusement l'apprentissage des responsabilités. Et peut-être Bergman aurait-il dû nous donner à voir, et pas seulemet à pressentir,, ce qu'il y a de fort et de légitime dans le désir de Monka, tellement asociale et en recherche d'une sorte de liberté naturelle.
On peut aussi s'agacer (ce n'est pas mon cas) de la façon très précise et parfois même un peu didactique dont Bergman souigne les moments significatifs et les caractères. Ce manque relatif de légèreté est la contrepartie d'une grande efficacité narrative.
De fait, les traits proprement bergmaniens apparaissent ici avec une netteté toute particulière: nudité bouleversante des visages (l'expression de la paternité sur celui de Lars Ekborg est inooublliable), exhibition discrte mas tenace d'un matériel symbolique singulier (des véhicules divers chargés de vieilles choses...). Les derniers plans posent la question de la valeur incommensurable de l'amour, fût-il éphémère. Le jeune Bergman, d'entrée, fixait à son cinéma, au cinéma, des exigences singulièrement fortes.
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5.0 étoiles sur 5
La liberté des corps et des moeurs, 15 février 2011
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Cette présentation combine deux films, l'un, Monika (Sommaren med Monika = l'Eté avec Monika), de plus grand intérêt, et l'autre, un complément en quelque sorte, Jeux d'Eté (Sommarlek), des débuts de Bergman. Parlons un peu de Jeux d'Eté (1951, tourné en 1950). Pourtant le 10e film du cinéaste, qui en tournait à l'époque deux par an, il ne fait qu'annoncer par moments les grandes réussites de son auteur, avec une héroïne dont le comportement avec l'homme fait penser aux futurs rôles d'Eva Dahlbeck, avec aussi un "coin aux fraises sauvages"... Mais le thème, la vie d'une jeune femme qui renonce à l'amour sous l'effet du deuil d'une personne aimée, n'a pas l'intérêt critique de certains autres films, même de ceux qui le suivent immédiatement, et la réalisation n'a pas encore la fluidité et la maîtrise des grands Bergman, les symboles, quand il y en a, manquent un peu de subtilité, l'action progresse de façon trop didactique, voire forcée. Je crois cependant que j'ai trop regardé le film en pensant aux autres, ce qui est difficilement évitable; mais pris en lui-même, il intéresse. Un été d'amour au bord de la mer, sur une île, est un point commun avec l'autre film; Bergman ne tournait d'ailleurs qu'en été et l'hiver était consacré au théâtre et à la préparation des films futurs.
L'important donc, c'est Monika, de deux ans seulement plus récent, mais un saut qualitatif est intervenu chez Bergman, qui n'est pas seulement, faut-il le rappeler, un illustrateur de thèmes, de questions, d'angoisses ou de thèses, mais aussi un formidable narrateur et directeur d'acteurs. Le début suggère le monde des convenances sociales et des respectabilités du début des années cinquante, monde dominé par les vieux. Et l'appétit de vivre de Monika la fait provoquer une relation amoureuse libérée des conformismes, comme une annonce de ce que sera la jeunesse d'après 1968. Le message n'élude pas le principe de réalité, que l'héroïne ne peut assumer complètement, et sa révolte cache une fêlure qui la rend peu capable d'assumer les conséquences de ses actes. La liberté sexuelle ne pouvait être, à cette époque, compatible avec la normalité du caractère. Mais la fin n'est nullement une retraite piteuse vers la morale et les conventions.
Harriet Andersson, vingt ans, incarne cette insolente liberté de conduite de fille du peuple, ce qu'elle était, alors que le physique de son amant, Lars Ekborg, suggère plus de sagesse et de sens des responsabilités. Un peu comme dans Mirèio, il y aura aussi un Ourriàs, mais dans un contexte bien différent. Quelques scènes de nudité ont fait considérer le film comme érotique (!) au moment de sa sortie, alors que l'amour entre les personnages est décrit de manière très pure et sans complaisances malsaines; c'est ce qui nous permet de vérifier que Sommaren med Monika était en avance sur son temps et ne pouvait guère être compris par la majorité.
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4.0 étoiles sur 5
partir de la ville bruyante et retrouver la sereine nature, 30 juillet 2007
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oui, bien que stokholm n'était pas si bruyante comme en ce temps meme, l'avanture aidant desux amants vont oublier rapidement les déboires de la société, pour quelque moment, celui de l'été. Le film n'est pas évidement lent pour une fois, et reflète dans les miroirs que le cinéaste à fait, du soleil reflètant de jolies images de photographies en contre-jour. Cela doit etre superbe en grand écran. En scénario, banale histoire de jeunes qui s'aime comme des gens sans importance et qui revenant de leur pérégrination rencontrer le monde plus dure et sois-disant adulte. Magnifique à voir. Stockhom pourrait vous créer la meme aventure, pourquoi-pas? (des fois j'oublie le c ou me h, excuses-moi, l'écris tard.)
hej! Nicolas hej=salut kul=rigolo,fun flick=fille facile
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