Après de nombreuses années d'absence des bacs, voici le retour de la formation suisse mythique, célébré par ce chef-d'oeuvre ; car si ce n'est pas le plus influent, il s'agit certainement de leur album le plus profond.
Les fans de la première heure -"Morbid tales", "To Mega Therion", "Into the Pandemonium"- seront certainement deroutés, tant ce disque s'est éloigné de ses prédécesseurs. On se rapproche beaucoup plus du doom que du thrash, le tempo est lent, les riffs de guitare sont limite simplistes, et la voix langoureuse de Tom Fischer n'arrange rien.
Mais l'ambiance est unique, teintée de désespoir et de mélancolie -ne pas écouter par temps gris.
Et le travail de production... Mon Dieu, c'est Peter Tägtgren, je comprends tout! Son grand mérite est de toujours trouver un son unique pour chaque groupe et chaque album, on peine à identifier les stéréotypes.
Les titres sont plus ou moins longs -un de plus de 14 minutes, tout de même!
Il s'agit plus ou moins d'un concept album autour du thème du monothéisme, avec un tryptique final.
A écouter avec des oreilles bien ouvertes et attentives, le plaisir est proportionnel au nombre d'écoutes.