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Monsieur Ni Ni : L'économie selon Jospin
 
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Monsieur Ni Ni : L'économie selon Jospin [Broché]

Christine Mital , Erik Izraelewicz

Prix conseillé : EUR 20,00
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Descriptions du produit

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"Ni nationalisation, ni privatisation" fut, lors des élections de 1988, une des formules choc de Mitterrand, soufflée par Lionel Jospin. Ce dernier, devenu depuis Premier ministre, arrive à présent à la fin de son mandat. Voilà sonnée l'heure du bilan pour "Monsieur ni-ni". A priori, la méthode Jospin pourrait convaincre : un chômage en baisse, plus de 1,7 million d'emplois créés, une cagnotte fiscale à partager, une entrée dans l'euro réussie… bref, le bilan semble "globalement positif". Mais l'enquête approfondie de Christine Mital et Erik Izraelewicz, rédacteurs en chef respectivement au Nouvel Observateur et aux Échos, nuance ce palmarès.
Partant du passé politique de Lionel Jospin, s'appuyant sur son livre L'Invention du possible, décortiquant les résultats, les auteurs en arrivent à la conclusion suivante : partagé entre étatisme – lorsque Lionel était encore le camarade "Michel" chez les trotskistes – et réalité libérale, "Monsieur ni-ni" n'assume ni ses discours ni ses actes. Soit, sa devise des trois D ("D'abord, je demande un diagnostic ; ensuite je discute. Enfin, je décide") confirme son statut de chien de berger, de chef de troupe. Qu'il sache s'entourer de personnalités brillantes comme Dominique Strauss-Kahn prouve son sens du pouvoir. Mais tout cela n'empêche ni les luttes intestines ni les erreurs d'appréciation de la nouvelle donne économique. Un pas à gauche, deux pas à droite… Selon les auteurs, Jospin mène la danse presque malgré lui, sans projet économique réel, presque à l'aveuglette. Il est toujours difficile pour des hommes politiques de confronter idéaux et réalité. Surtout idéaux de gauche et réalité capitaliste. Mais l'aveu de Jospin en septembre 1999 ("Je ne crois pas que l'État puisse administrer désormais l'économie") sonne comme un renoncement.

Ce livre, au style clair et aux informations abondantes, devrait permettre de mieux comprendre la complexité économique actuelle et la difficulté de gouverner de nos hommes politiques. Il pourrait aussi aider les futurs électeurs à décrypter bilans et programmes des candidats. Une chose est sûre, Jospin n'est pas le seul "Monsieur ni-ni" de la politique française. Mais il est le dernier en date à présenter son bilan… --Marine Segalen

Présentation de l'éditeur

Christine Mital et Erik Izraelewicz, deux grandes plumes de la presse économique, ont rencontré tous ceux qui connaissent bien Lionel Jospin et ont affronté ses convictions comme ses contradictions. Forts de ces témoignages inédits et de leurs analyses, ils livrent ici le premier véritable bilan économique et social du quinquennat Jospin. Ils démontrent comment ce dernier a fait du social-libéralisme sans le dire, comment il a mené la politique la plus bizarre et la plus originale, tout en étant officiellement le chef de gouvernement le plus à gauche du monde démocratique.

Un mot de l'éditeur

Le premier véritable bilan économique et social du quinquennat Jospin. Les coulisses d’une expérience unique en Europe.

Quatrième de couverture

En racontant l’histoire secrète des grandes crises du quinquennat de Jospin – les quatre jours de l’euro, la fermeture de Renault-Vilvoorde, la privatisation de France Telecom, la nuit des 35 heures, ou bien encore la litanie des Michelin-Elf-Danone –, Christine Mital et Erik Izraelewitch démontrent comment Lionel Jospin a fait du "social-libéralisme" sans le dire, loin du parler-vrai des Clinton, Blair ou Schröder. Aigle à deux têtes, il a mené la politique la plus bizarre et la plus originale, tout en étant officiellement le chef de gouvernement le plus à gauche du monde démocratique.
Les auteurs décortiquent la méthode Jospin. Depuis le fameux "Ni privatisations ni nationalisations", petite phrase soufflée en 1988 à Mitterrand par Jospin, ce ni-ni obsessionnel est un concept clé que l’on retrouve dans toutes les décisions, dans tous les discours. Une manière pour lui de définir sa politique par son contraire. Une seule obsession, l’équilibre. Mais avec son réformisme honteux, sa manie du juste milieu, il risque de perdre sur les deux tableaux. De décevoir les bobos sans séduire les prolos. De mécontenter ceux qui écoutent les mots et ceux qui regardent les faits. Bref, de tout perdre...
Pour ce livre, Christine Mital et Érik Izraelewitch ont rencontré tous ceux qui – de Dominique Strauss Kahn à François Hollande, de Denis Kessler à Nicole Notat – connaissent bien Lionel Jospin et ont affronté ses convictions comme ses contradictions. Des histoires, des anecdotes, des témoignages de l’intérieur et des faits inédits qui constituent, avec les pertinentes analyses des auteurs, le premier véritable bilan économique et social du quinquennat Jospin.
Écrit par deux des meilleurs journalistes économique, Monsieur Ni-Ni est un brillant essai polémique qui ouvre, sur un thème essentiel, la campagne présidentielle.

L'auteur vu par l'éditeur

Christine Mital est rédactrice en chef au "Nouvel Observateur". Érik Izraelewicz est rédacteur en chef-éditorialiste aux "Échos" et auteur de deux essais chez Grasset : Ce monde qui nous attend (1997) et Le Capitalisme zinzin (1999).
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