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| 1. Monster/Suicide/America |
| 2. Draft Resister |
| 3. Power Play |
| 4. Move Over |
| 5. Fag |
| 6. What Would You Do (If I Did That To You) |
| 7. From Here To There Eventually |
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Commentaires client les plus utiles
1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
CHRONIQUE DE HERVE PICART MAGAZINE BEST,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Monster (CD)
CHRONIQUE DE HERVE PICART MAGAZINE BEST JUILLET 1978 N° 120 Page 60/61 (extraits)5° Album 1969 33T Réf : CARRERE 68041 .....Monster marque un premier écart de Steppenwolf vis-à-vis de son moule hard rock primordial. Le groupe est mûr et il commence à vouloir raffiner : "Monster" n'est donc pas une banale collection de hard songs, mais un concept-album unifié autour d'un thème : l'Amérique est un monstre, il faut lutter contre lui. John Kay lui-même expliqua son intention : "il s'agit d'un concept album politico-social, où tout gravite autour d'un unique thème central, et l'album devient ainsi une seule pièce musicale. Il y a une dizaine de chansons différentes, mais elles s'écoulent les unes aux autres et sont connectées par des ponts musicaux..... Etrange mélange de lucidité et d'utopie que ce "Monster". A l'époque, les Américains furent surtout sensibles à la dénonciation, et "Monster" fit du bruit autour de lui. Il faut dire que le morceau en lui-même était sublime. Trois parties s'enchainant merveilleusement, avec tout un système de retour des mélodies. Un son très léché, Steppenwolf s'y montrait tout aussi capable d'onduler sur les légers arpèges que de vibrer sur des riffs lourds et accablants. Les solos de Byron y sont superbes, et la voix de Kay fantastique. Seul peut être Seger donne à présent un équivalent de l'art de Kay, cette façon de combiner le hurlement rauque à une extraordinaire souplesse mélodique, cette manière de donner à chaque cri de colère une résonance de bonté. Kay était vraiment à ce moment là le meilleur chanteur de son époque, sans contestation possible. Outre la belle suite "Monster", perle de l'album, le disque contenait quelques autres furieuses réussites. "Draft resister" est une chanson en l'honneur de ceux qui refusèrent la conscription militaire et l'enrôlement pour le Vietman : n'oubliez pas les draft resisters, chante Kay, car ce sont eux qui montrèrent les premiers où il ne fallait pas aller. Cette pièce, tout comme "Monster" est un joyau du hard rock. Un hard rock sans riffs vraiment nets, mais qui possède bien le swing ravageur qui fit le genre. Il s'agit là de la première mouture, du premier maillon de la chaîne évolutive qui conduira à Kiss, Aerosmith et BOC. Les arrangements de claviers et de marimba vous paraitront peut être curieux dans un contexte de hard rock, mais c'était aussi la caractéristique de Steppenwolf d'avoir un côté esthète et de raffiner, de ne pas s'enfermer dans une musique primaire parce que brutale. Des gens comme Goldy Mac John ou Larry Byron tissent derrière Kay une trame élaborée, élégante même. Le Wolf n'était pas une brute et savait doser ses effets, faire de sa violence quelque chose d'harmonieux. La première face se clôt par le fabuleux "Power Play" qui est une apologie du pouvoir éléctrique, un hymne à la puissance du Rock'n'roll. Là encore se juxtapose des éléments très hard qui enlèvent le morceau comme un cheval fougueux, et des ingredients plus sophistiqués comme des vagues d'orgue de la section centrale qui donnent une etrange impression de maelstrom. La seconde face est plus décousue. "Move over" est une exhortation à sortir de l'apathie : "Poussez vous !", au lieu de rester là comme de grosses outres placides, réveillez vous, exhorte Kay. Et il appelle au changement : "Yesterday's gone". Que ceux qui ne veulent pas vivre le présent sortent de son chemin. La trame de piano est typique du pré-hard rock et si vous la jouiez avec une guitare bien fuzzy vous obtiendriez du Kiss. Suit un instrument bizarre, qui part sur un blues, mais emprunte des schémas rythmiques désaxés, comme si quelque chose n'arrivait pas à se mettre en place. Or ce morceau s'appelle "Fag". Le Fag, c'est le surnom qu'on donne aux élèves noirs dans les écoles publiques américaines : vous avez compris pourquoi le morceau a un aspect bancal et non cohérent. Il est comme l'Amérique et sa peuplade bicolore. "What would you do" est la seule faiblesse de ce disque-monument, morceau qui n'est d'ailleurs pas chanté par John Kay. Mais le fameux "From here to there eventually" en chasse vite le souvenir pour finir en beauté avec le grand Steppenwolf. Guitares rampantes, voix prophétiques, tout y est et l'on s'étonne presque que ce morceau ait dix ans d'âge. Notamment lors du long passage instrumental où l'orgue lointain et nerveux, la guitare rêche, les choeurs et les déchirements de percussions composent un tableau musical saisissant de profondeur et de puissance. Quel groupe c'était vraiment.... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
The police force is watching the people,
Par bernie "webviator" (Arlington, Texas) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Monster (CD)
I seldom listen to this now. However, I keep it as a part of history. I even bought the CD. Listening to it can wrap you up in the time. I was never very radical, yet this album held and holds a truth. It took this popular music to remind people that if you do not watch the government, that it will be watching you. "The cities have turned into jungles Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 4 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5
A court d'idées.,
Par JEAN-CLAUDE "les années rock 60/70" (france) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Monster (CD)
Steppenwolf prend une nouvelle orientation en mettant les pattes dans la politique. La guerre du Vietnam, l'esclavage, l'autorité, l'iniquité de la justice, la politique corrompue, bref tout ce qui sert de trame au discours contestataire hippie, est déballé au grand jour dans ce quatrième album. Ce déballage en forme de règlement de compte avec le pouvoir en place, on est preneur ou on ne l'est pas ; personnellement, en dépit d'une bonne structure musicale, je ne trouve pas particulièrement expressives ces quasiment 10 minutes de Monster/Suicide/America. Aveuglé par ce cadre politique, Steppenwolf en oublie de peaufiner ses compositions, ce qui fait de cet album un produit absent de tout titre accrocheur, dépourvu de la moindre mélodie mémorable. Rarement album ne m'aura autant fait chier à écouter. C'est musicalement à court d'arguments et franchement médiocre (hormis Power Play, une vieille chanson, il me semble).
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