Revue de presse
Les parents de l'écrivain, chanteur et dessinateur, ont eu le malheur de passer là au mauvais moment. Bloqués, ils ont parcouru cinq cent trente mètres à pied avant de succomber...
Fabio Viscogliosi a cherché "les liens invisibles qui nouent les choses les unes aux autres". Dans un texte poignant et étonnant, il parle comme personne de la perte et de la mélancolie. Mais aussi de la pluie, de la musique de Kraftwerk ou d'un voyage en train avec Borges. (Alexandre Fillon - Lire, septembre 2011 )
Par petites touches successives, au fil de ses interrogations, de ses sensations, d'une mémoire qui, comme son coeur, "fait l'élastique", Fabio Viscogliosi avance vers cette montagne qui l'enserre de son aura tragique et mystérieuse...
Chemin faisant, Fabio Viscogliosi s'accompagne de Fitzgerald, Ginzburg, Kerouac, Vila-Matas ou encore Borges, qui lui lance, au seuil de cimetière de Genève, ce conseil : "Lorsqu'on a rendez-vous avec la vie, on ne la fait pas attendre." Un conseil suivi à la lettre par le romancier qui, au feu du sinistre, oppose une lumière salvatrice, incandescente de beauté et de mélancolie. (Christine Rousseau - Le Monde du 29 septembre 2011 )
Livre de deuil arraché à des années de mémoires enfouies et de mots impossibles ? Livre-tombeau, comme le suggère un des amis de l'auteur ? Ni l'un ni l'autre, mais une suite de récits subtilement enchâssés, d'images et de souvenirs en correspondance, tressés avec un sens précieux du croquis et de la miniature. (Michel Abescat - Télérama du 7 décembre 2011 )
Fabio Viscogliosi a cherché "les liens invisibles qui nouent les choses les unes aux autres". Dans un texte poignant et étonnant, il parle comme personne de la perte et de la mélancolie. Mais aussi de la pluie, de la musique de Kraftwerk ou d'un voyage en train avec Borges. (Alexandre Fillon - Lire, septembre 2011 )
Par petites touches successives, au fil de ses interrogations, de ses sensations, d'une mémoire qui, comme son coeur, "fait l'élastique", Fabio Viscogliosi avance vers cette montagne qui l'enserre de son aura tragique et mystérieuse...
Chemin faisant, Fabio Viscogliosi s'accompagne de Fitzgerald, Ginzburg, Kerouac, Vila-Matas ou encore Borges, qui lui lance, au seuil de cimetière de Genève, ce conseil : "Lorsqu'on a rendez-vous avec la vie, on ne la fait pas attendre." Un conseil suivi à la lettre par le romancier qui, au feu du sinistre, oppose une lumière salvatrice, incandescente de beauté et de mélancolie. (Christine Rousseau - Le Monde du 29 septembre 2011 )
Livre de deuil arraché à des années de mémoires enfouies et de mots impossibles ? Livre-tombeau, comme le suggère un des amis de l'auteur ? Ni l'un ni l'autre, mais une suite de récits subtilement enchâssés, d'images et de souvenirs en correspondance, tressés avec un sens précieux du croquis et de la miniature. (Michel Abescat - Télérama du 7 décembre 2011 )
Présentation de l'éditeur
Fabio Viscogliosi revient sur l’événement qu’il évoquait sans le nommer dans Je suis pour tout ce qui aide à traverser la nuit, la mort de ses parents dans « l’incendie du 24 mars 1999 sous le tunnel du mont Blanc » qui fit 39 victimes.
L’accident, l’enquête, les conclusions du juge d’instruction, les articles de presse, le procès et la façon dont une société entière s’empare de l’événement sont au coeur du récit, mais surtout la réalité intime et quotidienne à laquelle le narrateur doit faire face : vider la maison de ses parents, débroussailler le jardin à l’abandon, rendre visite à l’avocat, tenter d’ouvrir une malle récalcitrante, et se trouver confronté à de nombreux signes et coïncidences qui viennent réinterroger les circonstances de la mort de ses parents, à jamais un mystère.
Fabio Viscogliosi, dans ce récit mobile, tendu et tendre à la fois, sonde les variations de sa pensée ainsi que ses différentes humeurs pendant les années qui ont suivi, mais dit aussi son retour au monde et son désir de vivre. Pourquoi a-t-il la sensation d’être désormais poursuivi par le mont Blanc, véritable personnage qu’il érige en métaphore littéraire ? Qu’est-ce qu’appartenir à la communauté des orphelins et s’apparenter à David Copperfield ? Pourquoi, à l’heure où ses parents disparaissaient, il achetait l’album de Kraftwerk, Autobahn ? Et surtout quel sens faut-il voir dans le fait que son père et sa mère sont morts ensemble, « en amoureux », précisément à la frontière qui relie la France et l’Italie, pays de l’origine ?
Autant de questions avec lesquelles l’auteur chemine en compagnie de Borgès, Kerouac, Daumal, Fitzgerald ou Cary Grant, Annie Ernaux ou Wim Wenders, dont la présence et la façon d’interroger le monde font écho à la traversée puissante et bouleversante que nous livre Fabio Viscogliosi.
L’accident, l’enquête, les conclusions du juge d’instruction, les articles de presse, le procès et la façon dont une société entière s’empare de l’événement sont au coeur du récit, mais surtout la réalité intime et quotidienne à laquelle le narrateur doit faire face : vider la maison de ses parents, débroussailler le jardin à l’abandon, rendre visite à l’avocat, tenter d’ouvrir une malle récalcitrante, et se trouver confronté à de nombreux signes et coïncidences qui viennent réinterroger les circonstances de la mort de ses parents, à jamais un mystère.
Fabio Viscogliosi, dans ce récit mobile, tendu et tendre à la fois, sonde les variations de sa pensée ainsi que ses différentes humeurs pendant les années qui ont suivi, mais dit aussi son retour au monde et son désir de vivre. Pourquoi a-t-il la sensation d’être désormais poursuivi par le mont Blanc, véritable personnage qu’il érige en métaphore littéraire ? Qu’est-ce qu’appartenir à la communauté des orphelins et s’apparenter à David Copperfield ? Pourquoi, à l’heure où ses parents disparaissaient, il achetait l’album de Kraftwerk, Autobahn ? Et surtout quel sens faut-il voir dans le fait que son père et sa mère sont morts ensemble, « en amoureux », précisément à la frontière qui relie la France et l’Italie, pays de l’origine ?
Autant de questions avec lesquelles l’auteur chemine en compagnie de Borgès, Kerouac, Daumal, Fitzgerald ou Cary Grant, Annie Ernaux ou Wim Wenders, dont la présence et la façon d’interroger le monde font écho à la traversée puissante et bouleversante que nous livre Fabio Viscogliosi.
