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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
The Dark Side of The Moon Part 2,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Moon Palace (Poche)
Le célèbre disque de Pink Floyd déclinait en 9 thèmes tout ce qui pouvait conduire l'être humain à la folie.Moon Palace en est l'équivalent littéraire. Certains argueront que l'univers New Yorkais d'Auster n'a que peu à voir avec le groupe de Roger Waters. Je leur répondrais que dans la trilogie New Yorkaise , Auster écrivait que les oeuvres d'art n'ont de valeur que si elles correspondent entre elles ! Une phrase de Roger Waters pourrait résumer ce livre : "IM YOU AND WHAT I SEE IS ME ". Un Jeune homme hérite de son oncle de 1200 livres . Il va s'en servir pour aménager sa chambre, dormir, manger dessus et bien sûr les lire. Sans le sou , il va bientôt prendre la décision de transformer sa vie en oeuvre d'art et décide de ne plus interférer dans les événements de sa vie , de se laisser porter par son destin sans rien y toucher. Ce choix nihiliste le conduira dans la première partie au bord de la folie et de la marginalité (1ère partie). En quête de rédemption, il va trouver du travail chez un vieil acariâtre qui a simulé sa mort pour refaire sa vie (2ème partie). En rédigeant sa biographie il va retrouver la trace de son père qu'il croyait mort ( 3ème partie) . C'est le début d'un hallucinant voyage au bout de soi-même où Marcus Fogg va tour à tour rencontrer plusieurs figures paternelles qui vont tous lui transmettre un héritage financier et spirituel qu'il finira par dilapider . Comme d'habitude, il est difficile de raconter un roman d'Auster sans s'arracher les cheveux face à l'imbrication en poupées russes de récits dans le récit. Comme les gratte-ciel de New York qu'Auster affectionne, la structure du livre donne le vertige et , toujours avec ce style limpide qui le caractérise, il aborde et développe de manière fascinante ses thèmes de prédilection : la solitude existentielle de l'homme , les troubles de l'identité , les SDF , la folie liée à l'écriture, la quête du père , l'argent et l'imbrication des coïncidences et du destin . Moon Palace est remplie de grosses ficelles et de quelques clichés : l'ouest Americain , l'histoire rocambolesque de la grotte d'Effing , l'identité de Barber , le fait que Fogg passe à deux doigts de la folie et s'en remette sans grandes séquelles psychologiques . Mais le talent d'Auster est de savoir préserver le fil qui lie Fogg aux trois histoires du livre , de détourner des clichés de la littérature pour aborder des thèmes existentiels passionnants . Fogg assiste à sa mort mentale et à sa renaissance, devient lui-même en se confondant avec les destins exceptionnels qu'il va être amené à rencontrer. A l'issue dune fin bouleversante, on se dit que tout cela n'est qu'un roman et serait impossible dans la vie réelle. Et pourtant ... malgré les terribles aventures que Fogg traverse à Central Park , il m'est arrivé de vouloir partager ce destin incroyable , d'adhérer à cette vision de l'existence où chaque événement apparemment anodin nous conduit vers quelque chose de profond , de beau et de douloureux . Un grand livre d'un grand bonhomme. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
une quête identitaire,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Moon Palace (Poche)
"Moon Palace" est l'un des romans les plus célèbres de l'écrivain new-yorkais Paul Auster dans lequel il nous raconte les événements étranges qui ont marqué la vie de Marco Stanley Fogg, depuis son arrivée à New York en 1965 jusqu'à ce que, sept ans plus tard, il découvre l'identité de son père... à temps pour assister à son enterrement. Ses amours, ses rencontres, sa misère, ses errances se conjuguent en une quête identitaire et apparaissent comme les étapes d'un voyage initiatique aux confins de la solitude et de la renonciation. On retrouve dans ce roman certains des thèmes chers à l'auteur (rôle du hasard et des coïncidences, solitude, recherche identitaire) ainsi q'un style de narration très caractéristique de l'auteur, qui initie son héros en lui faisant rencontrer une multitude de personnages étranges et excentriques.Malheureusement et décidemment, je ne suis pas sensible au style austérien... Après un premier essai moyennement convainquant avec "Léviathan", ce "Moon Palace" ne m'a pas plus convaincu. Je reconnais la qualité du style et de l'écriture, et j'aime aussi assez les personnages austériens, toujours à la limite, tous un peu décalés, mais je n'arrive pas à me sentir impliquée dans l'histoire. Peut-être trop d'angoisse et de désespoir larvé dans ces récits, quelque chose qui se dérobe quand j'essaie de le capter et qui fait que je tourne les pages mécaniquement, juste afin de finir mon livre... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Au règne des coïncidences,
Par Jeff le frisé "Se ressourcer sous sa source" (Sion, Suisse) - Voir tous mes commentaires (TOP 1000 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Moon Palace (Poche)
« L'art de donner vie à ce qui n'existe pas, de persuader les autres d'accepter un monde qui n'est pas vraiment là ». Cet extrait de la page 324 s'applique bien au style romanesque de Paul Auster. « C'était tellement extravagant, et pourtant les excès mêmes de son histoire en étaient les éléments les plus convaincants » (p. 286). Ce deuxième extrait sonne juste également. Contrairement à d'autres romans du même auteur où on finit par se dire qu'autant de coïncidences rendent l'histoire totalement farfelue, « Moon Palace » parvient à restituer l'émotion intense que vivent ses principaux personnages, malgré l'accumulation des faits surréalistes qui leur arrivent.Ce roman raconte l'histoire de Marco Stanley Fogg. Une fois ses études terminées, il se laisse complètement aller et finit par végéter à Central Parc où il dort à même le sol. De cette expérience vers l'abandon total, il dira : « il me semblait que si je m'abandonnais au chaos de l'univers, l'univers me révélerait peut-être en dernier ressort une harmonie secrète, une forme, un plan, qui m'aideraient à pénétrer en moi-même». (p. 131) Sauvé in extremis par celle qui deviendra son amie, Fogg est engagé pour s'occuper d'un vieil homme qui lui confie son extraordinaire destin et lui demande de transmettre sa biographie à son fils qu'il n'a jamais rencontré. Dans le plus grand style paulausterien, ce fils inconnu se révélera être quelqu'un de très particulier pour Fogg lui-même. D'une grande richesse structurelle (parallèles surprenants entre les destins de deux personnages, métaphores sur la lune très variées), ce roman suscite de nombreuses réflexions thématiques (enfance sans père, avortement, emprise sur son propre destin) et explore la solitude au point de la rendre tangible et émouvante. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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