Critique
Dès les premières secondes, le son d’un arpège de guitare, touche la corde sensible. C’est l’imparable
« Jimmy » à la beauté simple et désarmante. Ces facétieux poètes, qui se sont surtout fait un nom sur scène, passent sans problème l'épreuve du studio. Avec un charme désuet, les Moriarty s’amusent et cela se ressent : banjo, grelots, guimbarde, machine à écrire, valises… en tendant l'oreille, on trouve tous les sons qui ont façonné leur son et, partant, fait leur succès.
On croise surtout des personnages issus de leur folklore improbable. Leur atout majeur reste la voie bouleversante de Rosemary, à la fois puissante et remplie d'émotions les plus subtiles, relayée par l’harmonica dans presque tous les titres. Dans
« Motel » elle use d'une gouaille country gutturale à souhait, puis le violon de
« Whiteman’s ballad » joue un traditionnel irlandais dans les règles de l’art, quand le jazz de
« Jaywalker » nous ouvre les portes d’un piano bar. Avec cette faculté scénique et sonique à planter un décor, Moriarty propose un dépaysement garanti. Un rêve éveillé, comme si l’on roulait avec Kerouac sur la Route 66.
Anne Yven - Copyright 2012 Music Story
Description du produit
Comme toutes les belles histoires, la musique de Moriarty est née d'une série de hasards et d'accidents. On s'en doute un peu en découvrant ces morceaux que l'on croirait échappés d'un cabaret folk déglingué...