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Lignes de vie et de mort, 10 mars 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mort en ligne (Broché)
Plusieurs raisons pour lesquelles j''aime beaucoup les enquêtes du commissaire Fabio Nardi. D''abord parce que celui-ci se débrouille toujours pour tomber au milieu de musiciens, beaucoup plus sinistres parfois que leur air innocent et pur ne le laisserait paraître. Dans Amadeus ex machina, Nardi débrouillait un crime intime dans un groupe de musique de chambre, ils avaient passé la flûtiste par-dessus bord, entre Frioul et Château d''If, ici c'est le milieu des baroqueux qui est épinglé, avec grande justesse : entre un concert des Folies françaises et une master-class avec Gustav Leonhardt, on a largement le temps d''expérimenter la texture des relations musicales de ce groupe particulier de musiciens.
Mais aussi, surtout, parce que ces livres se passent toujours à Marseille, dans des sites très aimés : le Vieux Port, le quartier du Panier, la cité radieuse du Corbusier, les rues populaires, chaleureuses, dangereuses, claires ou sombres, de Marseille.
Dans Mort en ligne, je pénètre de nouveau dans le château de la Magalone, marbres et jardins à la française, et là dans le bassin d''agrément' il y a un mort. Oui, juste là.
Mais c'est normal, aussi, avec le nombre de gens qui sollicitent le numéro de SOS Assassins, on se dit qu''à un moment ou à un autre, quelque chose va finir par arriver !
Bon, et puis rien que pour lire ce qu''Anne Roche imagine qu''il arrive à certain momument... Et cette fois, comme le précise l''auteure à la fin, « aucun flûtiste n''a été maltraité pendant la réalisation de ce roman ».
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