Quatrième de couverture
...Pierre le Grand décida, au début du XVIII siècle, de construire une capitale à la hauteur de ses ambitions. Son choix répondait à deux soucis. D'abord occuper les rives de la Baltique au détriment des Suédois. Ensuite, ouvrir son empire sur l'Europe. Le Tsar voulait moderniser son pays. Trop près de la frontière suédoise, Saint-Pétersbourg était exposée aux incursions ennemies. De plus la cité risquait d'être menacée par les inondations. Quarante mille soldats et ouvriers travaillèrent, jusqu'à épuisement ...
...Koutouzov obligea Napoléon à emprunter le même chemin qu'à l'aller. La retraite fut un cauchemar, la Grande Armée était harcelée de partout. Les troupes de Koutouzov exerçaient une pression permanente; les bandes armées de paysans prêtaient main-forte aux armées régulières; un hiver extrêmement rigoureux finit d'achever les divisions françaises. Sur les six cent mille hommes qui avalent envahi la Russie en juin, seulement soixante mille purent repasser la Bérézina...
...Du 23 au 26 février 1917, une révolution improvisée à Saint-Pétersbourg renversa le régime. On déposa le Tsar et on créa un gouvernement provisoire. Pour être certain de la réussite de cette révolution, il fallait sappuyer sur le bloc progressiste de la Douma. Kerenski, socialiste, devint Premier ministre. En pleine guerre, Saint-Pétersbourg changeait de nom et devenait Petrograd, moins germanique...