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12 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
ETUDE COMPARATIVE,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mourir D'Aimer [VHS] (Cassette vidéo)
L'affaire Gabrielle Russier remonte à l'année 1969. Professeur de lettres, cette enseignante de 37 ans défraie la chronique par sa liaison amoureuse avec un de ses élèves, Christian, alors âgé de 17 ans. Les intellectuels, artistes (« Mourir d'aimer" est une chanson de Aznavour), mouvements féministes montent aux créneaux. Russier est dans un premier temps condamnée à un an de prison avec sursis, et après que le parquet ait fait appel, elle se suicide chez elle, laissant deux enfants.Le réalisateur André Cayatte, habitué à traiter le thème de l'injustice dans ses films, s'empare du sujet, et tourne MOURIR D'AIMER en 1971, avec Annie Girardot, et scénarisé par Pierre Dumayet. Aujourd'hui, le film paraît daté, par ses tics de réalisation. Cayatte s'emploie moins à nous conter l'amour de ses deux personnages, qu'à décortiquer les rouages implacables d'une justice, de la psychiatrie, de la police, de la prison. Les parents de l'élève (Gérard dans le film) bien qu'activistes communistes convaincus, en plein mai 68, se révèlent des accusateurs intransigeants, utilisant tout le système de répression à leur disposition pour faire craquer Gabrielle. Le mode de narration est original. En voix-off, Gérard répond à des questions d'un policier, et commente ainsi ce que l'on voit à l'écran, éclaircissant certains points. Mais le réalisateur ne traite pas franchement de la passion de ces deux êtres, ne les montrent pas vraiment amoureux, dans des scènes intimes (et passe sous silence l'aspect sexuel de la relation), ce qui rend l'épilogue de son film moins saisissante, et un brin démonstrative. La différence d'âge entre les deux comédiens (Bruno Pradal qui interprète Gérard a 22 ans) gêne aussi la bonne lecture du film. On se souvient du film NOCE BLANCHE de Brisseau, sur une histoire similaire, interprétée par la jeune Vanessa Paradis, et l'immense Bruno Cremer. Il y avait là, une réelle opposition de physique. Le film est une charge féroce des institutions de l'époque, mais qui, en ne voulant traiter que d'un aspect des choses, passe sans doute à côté de son sujet. Grand succès à sa sortie, qui a servi la carrière de Annie Girardot. En 2009, la réalisatrice Josée Dayan filme la même histoire avec Muriel Robin. L'intrigue a été déplacée dans les années 80, et cette fois, le jeune comédien (Sandor Funtek, appelé Lucas) semble réellement avoir 16 ans. Visuellement parlant, leur relation parait davantage contre-nature. Notons que les deux acteurs jouent avec tact et talent leur partition respective. Dayan insiste davantage sur la solitude de Gabrielle (divorcée), rejetée par sa propre fille, à peine comprise par son amie, traitée de folle par son ex mari. Dans le film de Cayatte, les amants sont sans cesse entourés de la bande copains de Gérard, par un réseau de complices, qui à aucun moment ne se posent de question sur la légitimité d'une telle liaison. Dayan filme des premiers regards, les premiers troubles, la rencontre, le rapprochement des deux amants. La liaison physique n'est pas évacuée. Le contexte politique n'est plus de mise, les parents de Lucas ne sont pas communistes, mais enseignants eux-mêmes (bonne idée), et les confrontations se font davantage de femmes à femmes, de proviseurs à prof, de mère à enseignante. Belles scènes entre le père (dans un bar), puis la mère (à la piscine) de Lucas, et Gabrielle. J'aurais tendance à penser que Josée Dayan, s'est davantage approchée du sujet réelle de cette affaire (l'amour interdit, relation tabou, solitude), a fait preuve de plus de finesse, d'observation, quand Cayatte, fidèle a lui-même, sortait la grosse artillerie. Il est en tout cas intéressant de visionner ces deux métrages à deux jours d'intervalle (ce que j'ai pu faire), et d'étudier les différences d'approche et choix de mise en scène de deux réalisateurs. Dans les deux cas, le scénario respecte très fidèlement le déroulement de l'affaire d'origine. PS : 100 euros la VHS ! On s'étonne qu'il n'y ait pas d'édition DVD de ce classique. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
très émouvant,
Par Mégane (France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Mourir d'aimer (DVD)
il est très émouvant de revoir Annie Girardot dans ce film inspiré d'une histoire vraie ... J'attendais depuis longtemps qu'il sorte en DVD !
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Bien,
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mourir d'aimer (DVD)
Je suis très contente d'avoir pu trouver cet ancien film relatant une histoire vraie jouée magnifiquement par Annie Girardot. Merci pour l'envoi rapide de cet article ; je suis très satisfaite.
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