Présentation de l'éditeur
Aujourd'hui, l'allongement de la durée de la vie a trop souvent pour corollaire l'acharnement thérapeutique. Certaines personnes qui, en toute lucidité, demandent à disparaître, se voient opposer un refus proche de l'abus de pouvoir. Catherine Leguay, militante de l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, a recueilli les histoires de ceux qui souffrent de l'interdiction légale de l'euthanasie. Parmi ces témoignages, ceux des proches et des patients de Bernard Senet. Médecin généraliste, il relate les moments passés auprès des malades qu'il a suivis pendant des mois. Le philosophe André Comte-Sponville apporte également sa contribution en développant une réflexion sur la mort, ce prolongement naturel de l'existence désormais nié par notre société. Ces trois humanistes, éclairant le douloureux mais nécessaire débat sur l'euthanasie, permettent d'en comprendre les enjeux humains, médicaux et légaux.
--Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Quatrième de couverture
La cinquantaine passée, père de quatre enfants, médecin et adhérent de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité, Bernard Senet évoque un tabou : la possibilité pour un médecin d'accéder à la volonté réitérée et affirmée d'un patient en l'aidant à mourir. "Pousser un piston de seringue n'est jamais un acte agréable. C'est même un geste qu'on a tendance à vouloir rapidement oublier. Pour ma part, en vingt-deux ans de pratique, j'ai accompli ce geste une quarantaine de fois. Toujours à la demande du patient, et après des mois, voire des années, de cheminement avec lui."
La société a évolué, nous vivons de plus en plus vieux, et souvent de mieux en mieux. Le revers, cependant, dune médecine de pointe, est la dépersonnalisation des malades face au corps médical, leur difficulté à faire entendre leur voix. En donnant la parole au docteur Senet, aux malades, au directeur de lAssociation pour le droit de mourir dans la dignité et à un philosophe, Catherine Leguay permet à chacun de comprendre les enjeux et les motivations à loeuvre dans leuthanasie.
Chaque année, plusieurs milliers de personnes âgées choisissent de se suicider, souvent par des moyens terriblement douloureux, pour mettre un terme aux dégradations et humiliations de leur fin de vie. À lopposé, dautres malades, seuls ou mal protégés, sont victimes deuthanasies clandestines sur la seule décision du corps médical. Pourtant, en France, l'euthanasie est un crime. Linscription de l'euthanasie dans de strictes règles légales serait une sécurité pour tous : les malades, les familles, les infirmières et les médecins.
Rappelant les paroles des grandes figures de lHistoire Montaigne, Platon, Bacon et dautres , rapportant et écoutant celles des hommes daujourdhui juristes, gérontologues, pédiatres, membres du Comité déthique , André Comte-Sponville analyse les relations que nous entretenons avec la mort et démonte lhypocrisie des discours et des dispositions sur leuthanasie. Clairement exposés, ses arguments obligent chacun dentre nous à repenser ses choix. Enfin, la présidente de lAssociation pour le droit de mourir dans la dignité énumère les dispositions légales prises en Europe et aux États-Unis face au problème de leuthanasie.
En mélangeant ainsi des points de vue et des paroles aussi différents que complémentaires, Mourir dans la dignité illumine le difficile débat sur leuthanasie.
La société a évolué, nous vivons de plus en plus vieux, et souvent de mieux en mieux. Le revers, cependant, dune médecine de pointe, est la dépersonnalisation des malades face au corps médical, leur difficulté à faire entendre leur voix. En donnant la parole au docteur Senet, aux malades, au directeur de lAssociation pour le droit de mourir dans la dignité et à un philosophe, Catherine Leguay permet à chacun de comprendre les enjeux et les motivations à loeuvre dans leuthanasie.
Chaque année, plusieurs milliers de personnes âgées choisissent de se suicider, souvent par des moyens terriblement douloureux, pour mettre un terme aux dégradations et humiliations de leur fin de vie. À lopposé, dautres malades, seuls ou mal protégés, sont victimes deuthanasies clandestines sur la seule décision du corps médical. Pourtant, en France, l'euthanasie est un crime. Linscription de l'euthanasie dans de strictes règles légales serait une sécurité pour tous : les malades, les familles, les infirmières et les médecins.
Rappelant les paroles des grandes figures de lHistoire Montaigne, Platon, Bacon et dautres , rapportant et écoutant celles des hommes daujourdhui juristes, gérontologues, pédiatres, membres du Comité déthique , André Comte-Sponville analyse les relations que nous entretenons avec la mort et démonte lhypocrisie des discours et des dispositions sur leuthanasie. Clairement exposés, ses arguments obligent chacun dentre nous à repenser ses choix. Enfin, la présidente de lAssociation pour le droit de mourir dans la dignité énumère les dispositions légales prises en Europe et aux États-Unis face au problème de leuthanasie.
En mélangeant ainsi des points de vue et des paroles aussi différents que complémentaires, Mourir dans la dignité illumine le difficile débat sur leuthanasie.