L'English Chamber Orchestra, rompu à jouer Mozart, associé à Radu Lupu et Murray Perahia, autre spécialiste de Wolfgang, ont apporté un complément indispensable à l'intégrale des concertos pour clavier chez le même éditeur. L'orchestre bizarrement ne sonnera pas aussi chambriste que cela - l'orchestration du K365 est celle renforcée aux vents avec timbales supplémentaires - et joue souvent à part égale des solistes : un coup l'un, un coup l'autre, à toi, à moi, comme les deux pianistes qui, si on les écoute attentivement, donnent l'impression de se partager le travail, oserais-je dire de vouloir se voler la vedette ? En tout cas, la prise de son favorise cette dualité, tant la gauche paraît bien séparée de la droite dans le but de bien nous dire qui joue quoi (au fait : qui fait le piano I et qui le piano II ?...) Mais la « sauce » prend tout de même. Comparez cette version avec celle de Zacharias/Hinrichs chez EMI pour comprendre la différence entre le Bon et l'Excellent.