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Commentaires client les plus utiles
18 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Flûte enchanteresse,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mozart : Die Zauberflöte (La flûte enchantée) (CD)
Les admirables versions de Gardiner et de Ostman se caractérisent par un allègement du tissu orchestral, une clarté polyphonique indéniable, un naturel confondant rendant à la Flûte sa beauté originelle. Jacobs donne à la musique de Mozart une densité inédite. L'orchestre, somptueux, déploie des sonorités extraordinaires. Le rythme, souverain, emporte l'auditeur dans un monde fascinant. L'idée géniale est de réhabiliter le livret dont les dialogues, ingénieusement mis en scène, font partie intégrante de la grandeur intellectuelle et symbolique de l'ouvrage.Ce disque est une pure merveille, dans tous les sens du terme. Jacobs réussit, à partir d'un opéra archi - rabâché, de susciter l'enthousiasme. Ne vous étonnez-pas si trois disques sont nécessaires: ce n'est pas parce que les tempi sont plus lents (au contraire: Jacobs respecte scrupuleusement les volontés mozartiennes, les andantes sont de vrais andantes et les allegros de vrais allegros) mais parce que les dialogues reprennent leur véritable place. A propos des tempi, Jacobs donne d'intéressantes explications dans la brochure et le DVD d'accompagnement: dès les années 1810 - 1815, les chanteurs se plaignaient déjà d'un ralentissement de la musique. La "tradition" ne fera que l'amplifier au cours du 19 ème siècle. Jacobs essaie de faire table rase de cette tradition et d'établir une version proche des intentions initiales. Vivement l'Enlèvement au Sérail ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Quel drôle d'homme!,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Mozart : Die Zauberflöte (La flûte enchantée) (CD)
Ce Jacobs est quand même incroyable! Harnoncourt avait en son temps dépoussiéré Mozart, et malgré sa voix d'hôtesse de l'air sa version de la flûte faisait partie des plus belles, mais voici qu'arrive René avec ses innovations (clavier forte, bruitages de supermarché, récitatifs de 6 minutes interminables, reine de la nuit un peu faiblarde comparée à Gruberova, Sarastro lointain mais si serein) et malgré les premières impressions très mitigées voire décevantes on y revient puis revient encore et toujours comme pour son Don Giovanni qui ne nous quitte plus. Il faut reconnaître que ses musiciens sont des cadors!! Le finale de l'opéra est très émouvant de grâce et transparence (fugue des prêtres, flûte de Tamino) et les bruitages accompagnent bien l'action sans être comme parfois dans l'oeuvre un peu poussifs. Encore une pierre à l'édifice de Jacobs, après tous les opéras revisités. Vivement l'Enlèvement!!
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Tradition n' est pas vérité: qu'on se le dise !,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mozart : Die Zauberflöte (La flûte enchantée) (CD)
N' en déplaise à tous ceux qui critiquent mal cet enregistrement, René Jacobs, dont je n' ai pas toujours approuvé les choix, mais qui a toujours su aiguiser ma curiosité, réussit là, par d' autres chemins, la même révolution interprétative sur une oeuvre rebattue de Mozart, que lorsqu' il s' était penché sur "Cosi fan tutte", son 1er enregistrement d' un opéra mozartien chez Harmonia Mundi.Avant toute chose, je tiens à dire que je regrette la TOTALE MAUFAISE FOI des personnes citées ci-dessus: toutes les critiques qu' elles font, René Jacobs y répond dans un DVD "Les derniers secrets de la Flûte enchantée", lumineux, intelligent et on ne peut plus instructif ! Je conseillerais d' ailleurs tous ceux qui achèteront cette flûte vraiment "magique", de le regarder, pour mieux apprécier l' écoute qui suivra. J' aurai juste une remarque à faire aux détracteurs de cet enregistrement: Un opéra, surtout quand son chef, de l' intelligence de René Jacobs, se coltine à une tradition interprétative héritée du XIXème et combat les tenan(cier)ts de celle-ci (plus incultes -les diplomates diront: historiquement non informés...- que méchants), cela se suit avec le livret, avec le texte sous les yeux ! Que dis-je ! Quand on en a la possibilité, avec la PARTITION sous les yeux; car cela permet de se rendre compte de toutes les libertés interprétatives que les "grands" chefs du passé se sont permis, et que René Jacobs veut remettre à leur place. Je l' avoue: quand j' ai entendu l' air de Pamina, j' ai sursauté: quelle rapidité ! Mais lisez la partition, ou, plutôt, écoutez l' explication, sur celle-ci, de René Jacobs: un 6/8 Andante (allant, en marchant), ça n' est pas une indication lente comme adagio ou largo... Il reconnaît lui même une limite de son travail: entendre cet air chanté lentement peut être "beau"; mais "beauté" n' est pas "vérité". D' ailleurs, un musicien ayant joué l' oeuvre sous la direction de Mozart, se plaignait, quelques dizaines d' années plus tard, du ralentissement général des tempi, et, en particulier de celui de cet air. Souvenons-nous, dans "Don Giovanni", de l' air de Don Ottavio "Il mio tesoro", qui subit à peu près le même sort. Cette oeuvre est un "Singspiel"; il ne saurait donc être amputé de sa moitié; sauf à considérer qu'on est français et que les dialogues parlés en allemand sont rébarbatifs à notre oreille... Idem avec l' "Enlèvement", "Fidelio" etc Certes, on a connu des timbres plus "glorieux", dans d' autres enregistrements (les "femmes", ici, l' emportant, à mon humble avis, sur les hommes); mais on n' a encore jamais approché le mystère de cette oeuvre de cette façon. N' est-ce pas le propre d' un grand "interprète" (Carlos Kleiber, par exemple, dans un autre répertoire) que de nous faire découvrir une oeuvre rebattue, comme s' il s' agissait de la première fois ? Cela n' empêche personne d' aller "écouter ailleurs", et, MÊME !!!, la version Klemperer, sans dialogues du tout, mais avec Janowitz, Popp, Gedda... Mais cette "Flûte"-là occupe désormais le haut de la pile ! Vivement les autre Mozart et, je l' espère, un jour, "Il matrimonio segreto", "Fidelio" et "Falstaff", rêvé par Jacobs lui-même ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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