6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Hors des modes, 25 février 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mozart : Symphonies n° 40 et n° 41 "Jupiter" - Une petite musique de nuit (CD)
L'oeuvre la plus populaire du compositeur salzbourgeois (même si on peut préférer l'entendre dans sa version « da camera » plutôt qu'orchestrale) ainsi que les deux ultimes symphonies : voilà un programme séduisant à défaut d'être original...
Pour les mélomanes qui ne connaîtraient pas le chef qui les dirige ici, rappelons que Karl Böhm fut un spécialiste du répertoire austro-allemand et en particulier de Mozart dont il aborda les opéras, les sérénades, les concertos, la musique sacrée, et les symphonies qu'il enregistra intégralement dans les années 1960.
Des baguettes aussi éminentes que Bruno Walter, Ferenc Fricsay ou George Szell ont révélé que d'autres approches sont possibles : dramatiques, chaleureuses ou incisives.
Mais la conception du Kapellmeister autrichien demeure une référence. Ce qui ne veut pas dire un modèle absolu, mais plutôt l'impeccable incarnation d'un style. Et l'on a parfois dit que ce style était froid et sévère alors qu'il illustre l'exigence d'une impérieuse précision rythmique et d'un équilibre réfléchi entre les groupes instrumentaux.
Avec une phalange aussi virtuose que la Philharmonie de Berlin, cette exigence se réalise dans un discours musical d'une suprême intelligibilité, qui clarifie les contrepoints et les polyphonies les plus denses. Le finale de la « sol mineur » est un parfait exemple de cette orthodoxie, sans tentation de sentimentaliser ou de romantiser l'effusion des affects qui s'expriment dans cette page.
Ce classicisme, puisqu'il faut bien l'appeler ainsi, n'est en aucun cas synonyme ici de raideur, de lenteur, ni même d'austérité : voyez comme l'Allegro vivace de la "Jupiter" se révèle preste et fluide malgré un tempo fermement tenu, et comment les fugatos du Finale triomphent dans un tourbillon d'enthousiasme maîtrisé !
Dans les enregistrements que Böhm réalisera ultérieurement avec la Philharmonie de Vienne en 1977, ce classicisme endossera une vêture plus souple et soyeuse, propre à la nature sonore de cet orchestre, mais l'exigence du maestro restera intacte.
Je conserve néanmoins une préférence pour les sessions qu'il réalisa antérieurement en 1955 au Concertgebouw d'Amsterdam pour les micros de Philips, en raison des timbres inimitablement individualisés des pupitres néerlandais qui rendaient l'écoute captivante.
Mais les gravures berlinoises que nous entendons ici constituent une évidence granitique qui socle la discographie depuis bientôt un demi siècle !
D'autant que les prises de son réalisées en la Jesus Christus Kirche demeurent exemplaires de finesse et de relief.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
petite musique, 6 octobre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mozart : Symphonies n° 40 et n° 41 "Jupiter" - Une petite musique de nuit (CD)
les thèmes archi connus de Mozart. mais c'est toujours un plaisir de les ré-écouter. Donc n'hésitez pas vu que le prix est avantageux.
ça permet de découvrir ou re-découvrir le classique par l'un des plus grand compositeur. A savourer
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non