Ce disque est le résultat d'un croisement étrange qui avait donné un magnifique résultat avec Bach et l'Afrique (
Lambarena). On pouvait croire à cette alchimie mystérieuse entre le Docteur Schweitzer et la terre africaine. Il est plus délicat, avec Mozart, de s'adonner au rapprochement musical. Ce n'est pas la faute d'Hughes de Courson, le réalisateur talentueux, ni des musiciens, qu'ils soient de l'orchestre symphonique de Bulgarie ou des phalanges traditionnelles égyptiennes. Chacun dans leur catégorie mènent leur partie avec adresse et dextérité. Mais là, les pièces se juxtaposent les unes les autres sans que l'on trouve cette symbiose particulière que l'on avait dans le cas Bach. Rattacher Mozart aux musiciens traditionnels égyptiens parce qu'il était franc-maçon et attiré par les rites pharaoniques semble bien tiré par les cordes du rababa. C'est bien dommage car l'exercice est virtuose, les musiciens enthousiastes, la démarche intéressante, mais je n'ai pas accroché.