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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Quatre messes de Mozart délicatement colorées par le sfumato enchanteur des petits choristes anglais,
Par Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (COMMENTATEUR N° 1)
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Mozart 5 masses K. 317, K. 337, K 257, K. 139, K. 167 (CD)
C'est une gageure paradoxalement ambitieuse de ramener l'exaltante "Krönungsmesse" à sa stricte dimension liturgique, et de retrouver l'humilité du sentiment religieux drapé derrière l'apparat de cette oeuvre qui fut jouée au couronnement de Leopold II en 1791.A la tête du prestigieux King's College Choir dont il avait pris la direction musicale un an auparavant en 1982, l'approche de Stephen Cleobury euphémise la déclamation, estompe la carnation vocale des petits chanteurs anglais, laisse subtilement murmurer l'English Chamber Orchestra et offre cet écrin ouaté aux quatre solistes, dont la merveilleuse Margaret Marshall. La "Missa Solemnis" K 337 est enveloppée dans les mêmes nimbes qui évoquent une analogie picturale avec ces tableaux de la Renaissance où le sfumato embue les lointains. Cette interprétation melliflue regorge de subtils moments de poésie, tel le « Agnus Dei » impalpablement festonné par l'orgue de David Briggs. La prise de son des K 257 et 139, réalisée quatre ans plus tard en juillet 1987, valorise une matière plus charnue sans pour autant opacifier ces délicates volutes. La "Messe de l'Orphelinat", première des seize qu'écrivit Mozart, reste ma préférée : la tonalité d'ut mineur, la sombre couleur des trombones, l'affliction du « Crucifixus », du « Qui tollis peccata mundi », ou du « Agnus Dei » sont particulièrement émouvants. Le programme de ce double-album est complété par la fastueuse "Trinitatis-Messe" pour orchestre et choeurs (sans solistes), captée en décembre 1974 à la Sofiensaal de Vienne. L'ample rumeur du Wiener Staatsopernchor en vaste effectif y resplendit une superbe majesté, dont les puissants encorbellements sont finement soulignés par la baguette de Karl Münchinger et la Philharmonie du lieu. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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